EINSATZGRUPPEN, LES COMMANDOS DE LA MORT


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1. Les fosses (1941-1942)
Juin 1941. L’Allemagne Nazie envahit l’URSS. Dans le sillage des armées allemandes qui progressent sans encombres jusqu’aux portes de la Russie, les commandos mobiles de tueries, les Einsatzgruppen, se partagent le territoire pour liquider les Juifs et les opposants politiques. En juillet, après les pogroms initiés par les nationalistes locaux, qui font plusieurs milliers de victimes, la décision du génocide est prise par Hitler. Les EZG organisent l’assassinat de masse des populations juives dans les territoires conquis, en ciblant désormais les femmes et les enfants. Les massacres se succèdent à un rythme effréné. Dans leur tâche, les EZG son assistés de supplétifs Baltes, ukrainiens, Belarusses, ou de prisonniers soviétiques qui, pour échapper à la mort, intègrent les unités de tueries. Après le « nettoyage » de la Biélorussie, de l’Ukraine du sud, et le terrible massacre de Kiev, ou 33 771 juifs sont assassinés en 2 jours dans le ravin de la grand-mère, le Babi Yar, Karl Jager, un officier nazi du EZG A, informe Berlin, au mois de décembre 1941, que les pays Baltes sont désormais « Judenfreï » ; libres de juifs.

 

2. Les bûchers (1942-1945)
L’année 1942 sera la plus meurtrière pour les Juifs de l’est. Méthodiquement, les communautés juives disparaissent les unes après les autres dans les territoires conquis. Alors que la destruction par gaz des Juifs d’Europe de l’ouest dans des camps de la mort est entérinée à Wansee le 20 juillet 42, la contre-attaque soviétique gagne du terrain après la bataille de Stalingrad. L’Allemagne nazie qui comprend qu’elle peut perdre la guerre, charge les Einsatzgruppen de superviser l’effacement des traces du génocide à l’est. C’est le début de l’opération 1005. Sur les sites des exécutions de masse, des esclaves juifs déterrent et brûlent les corps des victimes avant d’être eux-mêmes liquidés. Leur révolte a lieu partout jusqu’à la bataille de Berlin, qui sonne le glas du nazisme. Vient l’heure des comptes. Les procès soviétiques s’enchaînent à l’est pendant qu’à Nuremberg, on juge en 1947 quelques dirigeants des commandos de la mort nazis. Dans le contexte nouveau de la guerre froide, pour épargner à l’opinion allemande le sentiment d’iniquité, les condamnations à mort sont commuées en peines plus légères. Sur les 24 chefs des EZG jugés à Nuremberg, seuls 4 sont exécutés. La plupart des responsables de l’assassinat de près d’un million et demi de juifs retrouveront leur liberté dans les années 50.

 

 

/ générique 

Un film écrit et réalisé par Michaël Prazan

Produit par Michel Rotman

Documentation Kristine Sniedze

Avec la participation de France Télévision, Planète, RTBF, SRC Radio Canada, TSR, et TV5 monde et le soutien duCNC, de la Procirep-Angoa, et du programme Media

Avec le soutien de la région Ile de France et de la Fondation pour la mémoire de la shoah.

© Kuiv Productions 2009

 

/ presse

:: Jonathan Littell vient de trouver son alter ego dans le domaine du cinéma : il s’appelle Michaël Prazan, et vient de faire le plus grand documentaire qu’il y ait jamais eu sur l’extermination des juifs pendant la deuxième guerre mondiale, par les allemands, sur le front de l’Est. Transfuge, Mars 2009.

:: Un traitement audiovisuel qui concilie avec un rare bonheur souci analytique et exigences cinématographiques, à la manière de ces chefs d’œuvres dressés contre l’oubli que sont Shoah de Claude Lanzmann, ou S21, la machine de mort Khmère rouge, de Rithy Panh. Télérama , Avril 2009.

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