LE DESTIN DE LASZLO RAJK


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LE SOMBRE DESTIN D’UN APPARATCHIK. 

En mai 1949, Laszlo Rajk, alors ministre des Affaires étrangères de la Hongrie communiste, est arrêté. Condamné à mort à l’issue d’un procès retentissant le 22 septembre 1949, il sera exécuté.

Près d’un demi-siècle plus tard, on ne connait pas encore l’exacte vérité. Une seule certitude : Rajk et ses co-accusés étaient totalement innocents des crimes qu’ils avouèrent devant le tribunal.

Ce documentaire a d’abord pour objet de reconstituer la mécanique du premier grand procès stalinien de l’après-guerre, d’en restituer le contexte, d’en dégager les causes, et surtout d’en expliciter la fonction.

Cependant, au-delà de la monstruosité glaciale d’une machine à éliminer – dont le fonctionnement interne échappe à toute logique -, l’affaire Rajk
est aussi une sombre tragédie, au sein de laquelle se brisent les volontés, où se dilue toute humanité.

En effet, c’est le meilleur ami de Rajk, Janos Kadar, compagnon de résistance, qui se rendra dans sa cellule pour lui extorquer des aveux.

Le destin de Rajk concentre tout le drame hongrois de l’après-guerre. Sa réhabilitation et ses funérailles à l’automne 1956 seront le prélude de l’insurrection hongroise.

Son fils, Laszlo, présent à cette cérémonie, s’imposera comme l’un des chefs de file de l’opposition démocratique.

 / presse

:: Un documentaire fort intéressant qui rappelle la    noirceur de la période stalinienne, où opposants
et militants communistes pouvaient connaître le    même sort, et qui démonte les rouages d’un
système aberrant. Le Parisien

:: L’histoire de Rajk vue à la manière d’un thriller,    mélangeant habilement les images d’époque et
les témoignages. Le Républicain Lorrain

:: Un récit hallucinant d’un des plus odieux procès
de Moscou. On demeure effaré devant la monstrueuse
machine à tuer l’âme et le corps que constitue le
communisme. Des archives impressionnantes du
plus haut intérêt. A ne pas manquer ! Le Figaro

  / générique

Un documentaire de Patrick Rotman et Jérôme Kanapa 

Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc

Montage Chantal Quaglio

Son Patrick Belz, Roger Torregrosa, Laslo Palinkas 

Avec la participation de La Sept/Arte

   © Kuiv Productions 1996