LE RÊVE DE PIERRE


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Crée par la volonté d’un homme au prix de la vie de cent mille autres, sacrifiés dans la boue de la Néva, Saint-Pétersbourg a été d’emblée le lieu d’une intense contradiction : une façade somptueuse, un ensemble architectural d’une splendeur inégalée, mais un arrière-monde de tragédie et de violence, un grouillement de fantasmes et de cauchemars. Le mythe est né ainsi de la nécessité de prendre parti, d’adorer ou de haïr. Il a grandi, durant trois siècles, nourri par l’imagination des écrivains et des artistes.

Raconter l’histoire de la fondation de Pétersbourg implique d’éclairer le parcours et la personnalité de Pierre 1er , ce géant de deux mètres doué d’une intelligence et d’une puissance exceptionnelle, démesuré dans ses qualités comme dans ses défauts. Assoiffé de culture, capable de fureurs meurtrières, amoureux du travail, il a focalisé toutes les contradictions et s’est laissé emporter vers tous les excès. Saint-Pétersbourg est un des reflets de sa grandeur et de sa folie. Son histoire est une grande aventure romanesque.

Au cour de ce film, il y a le désir de réaliser le rêve inaccompli de Pierre le Grand : voyager par les voies fluviales de Moscou à Saint-Pétersbourg . Parcourir ainsi au fil des fleuves et des lacs, entre Volga et Néva, les 650 km qui séparent les deux villes. Sur ce bateau, parmi les passagers anonymes, deux personnages vont exister, dialoguer, s’interroger.

Le premier personnage est un Russe d’une soixantaine d’années, Alexandre. C’est lui qui sera le maître du récit. En face de lui, une jeune femme de 25 ans, Emilie, qui se rend pour la première fois à Saint-Pétersbourg. Elle est française mais son grand-père est né dans cette ville, son arrière grand-père était un Amiral du Tzar et travaillait à l’Amirauté. Elle connaît par bribes l’histoire familiale et rêve depuis longtemps de découvrir cette ville.

Les images de Saint-Pétersbourg apparaîssent en résonance avec le récit et leurs dialogues. Tout devient fantomatique, brumeux et d’une beauté saisissante.

/ presse

:: Ce récit nous entraîne dans un voyage d’une beauté    époustouflante, où les repères historiques ne sont là    que pour mieux cerner l’âme de la cité mythique.
La Vie 

:: Elisabeth Kapnist réussit un très beau documentaire,    nourri de sa propre histoire familiale, où la réalité se    marie délicatement à la fiction, et qui nous tient tout    du long sous son charme. Télé Obs 

:: Plus qu’un simple tableau pompeux de la ville,
voilà un poème ensorcelant. Télérama

:: Saint-Pétersbourg donne lieu à une belle rêverie    historique dans ce documentaire d’Elisabeth Kapnist.
Le Monde

 / générique

Un film de Elisabeth Kapnist

Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc

Montage Adriana Komives 

Image Isabelle Fermon Élisabeth Kapnist

Son Thomas Perlmutter 

Avec la participation de France 5 et de Kuiv Productions

   © Kuiv Productions – 2003