L’ODYSSÉE DU COUREUR DE FOND


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Demi-fond, fond ou marathon, la course à pied est aussi ancienne que l’humanité. À l’aide d’archives souvent inédites, J.C. Rosé montre ici comment les plus grands champions ont couru au rythme des convulsions du 20e siècle : guerres mondiales, socialisme, émergence de l’Océanie puis du tiers-monde…

Mille cinq cents à 3 000 mètres (le demi-fond), 5 à 10 kilomètres (le fond), 42 kilomètres (le marathon), telles sont les distances avalées par les coureurs de longues distances. Depuis l’Antiquité grecque, leur discipline est reine. Au-delà de l’exploit, ces grands arpenteurs de la Terre nous révèlent également l’idée que les hommes se font d’eux-mêmes et de la société dont ils sont issus.

Dans le film de Jean-Christophe Rosé, petite et grande histoire alternent, se répondent et s’éclairent à travers la vie des grands champions qui ont marqué l’univers de la course de fond : le Finlandais Paavo Nurmi, le Tchèque Emil Zatopek, l’Australien Ron Clarke et l’Éthiopien Abebe Bikila. C’est autour de ces quatre grands que s’articulent les quatre saisons du film : neige, pluies d’automne, printemps océanien, soleil.

Ce film est entièrement composé de documents d’archives souvent inédits. Il s’agit d’athlétisme et, plus précisément, de la course de fond et de son histoire au 20e siècle.

Au-delà de l’idée première d’une histoire des coureurs de fond dans le contexte de leur pays d’origine se dessine l’idée d’un grand voyage de la neige vers le soleil, conduit par les milliers de pas de ces grands arpenteurs à la surface de la Terre. Le coureur de fond y devient le révélateur de ces mouvements du nord vers le sud, de l’est vers l’ouest, de l’Atlantique vers le Pacifique et le tiers-monde, qui sont la marque de notre siècle planétaire. Deux jambes qui foulent la cendrée…

L’essence du bipède, c’est la course. Parce qu’elle est constitutive de l’homme, cette activité nous en dit long sur l’osmose d’un sol et d’une culture, sur un pays et son histoire. 17 records mondiaux, 9 titres olympiques aux JO de 1920, 1924 et 1928 : le Finlandais Paavo Nurmi est le premier dieu des stades.

 

Grand Prix du Festival du film d’histoire de Pessac

Prix du Meilleur montage au FICTS de Milan

/ presse

:: Remarquable ! À l’instart d’un grand couturier, le réalisateur habille chaque image et lui donne sens pour que l’ensemble se tienne impeccablement. Puis il lui donne corps et vie à la fois pour un commentaire d’une extrême précision, d’une grande beauté littéraire, mais aussi grâce à une bande-son qu’il travaille avec des bruiteurs et des illustrateurs sonores. Télérama

:: Un souffle épique porte ce film entièrement composé d’archives rares et passionnantes. Un montage virtuose de Cécile Coolen. Le Monde

:: Jean-Christophe Rosé signe encore une fois un documentaire intelligent et passionnant. On revoit avec délectation les foulées mythiques, on savoure le texte percutant et nourri, les images d’archives foisonnent, les musiques sont choisies avec beaucoup de soin. Un pur bonheur. Le Point

/ générique

Un documentaire de Jean-Christophe Rosé 

Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc

Montage Cécile Coolen 

Image Georges de Genevray

Son Philippe Sorlin 


Avec la participation de La Sept Arte

© Kuiv Productions 1997