PIERRE MENDÈS-FRANCE


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Quel nom, dans notre histoire contemporaine, éveille autant d’échos, pour avoir été si brièvement associé à l’exercice du pouvoir ?

De sa gloire, on dirait qu’elle est faite d’une puissante nostalgie, et que ce nom de MENDES, dans le langage courant, exprime ce qui aurait dû être plus encore que ce qu’il a été.

Voici un homme qui n’a exercé l’autorité de l’Etat que quelques semaines en 1938 sous l’égide de Léon Blum, puis de 1943 à 1945 dans la mouvance de Charles de Gaulle, et huit mois en 1954 et 1955 au sommet des responsabilités et a su néanmoins s’imposer comme le symbole d’une conception de la vie publique, démontrant que l’action politique n’est pas avilissante par nature, ni le pouvoir pervers par essence.

L’histoire de Pierre Mendès France, homme d’Etat français du XXe siècle, pose dans la plénitude les problèmes de la signification du “métier” politique, de la fin et des moyens et des rapports entre la morale et l’exercice d’un mandat public.

- A quoi tend l’homme politique ?

- A l’efficacité immédiate ou au témoignage pédagogique ?

- Si l’action est bien sa fin, faut-il admettre qu’elle implique la transaction, condition de sa durée ?

Il se trouve en tout cas qu’un certain gouvernement, confronté en 1954 aux urgences dramatiques de la guerre d’Indochine, de la paralysie tunisienne, de l’immobilisme européen, a donné au peuple français le sentiment que toute action n’est pas vaine, que tout consensus n’est pas inaccessible, que toute politique n’est pas sale.

 

Écrit et réalisé par Jean-Christophe Rosé, Jean Lacouture et Jean Daniel

Kuiv productions 1993

en Coproduction avec France 2

/ presse

:: Ce travail allie la pédagogie à l’émotion, la forme du documentaire est simple mais subtile, le commentaire clair, les archives apportent leur indispensable magie. Enfin, les témoins, glorieux et variés, aèrent ce film d’admiration, qui procède, avec talent, probité, à une panthéonisation critique.
Télérama

:: L’hommage de Jean Daniel et de Jean Lacouture est une opportune leçon de choses politique.
Le Monde Télévision

:: Pas d’anecdote, d’image indiscrète, de pittoresque    privé. Et, rarement comme la télévision nous les    donne, une proximité, une chaleur, presque une    amitié chuchotée : un portrait à la fois fervent et    précis. L’émotion ici naît de sa retenue même. On ne pouvait trouver ton plus juste pour faire revivre ce solitaire à l’action politique. Le Figaro

:: Un film passionnant ! L’Express

:: Une page d’histoire à ne pas manquer.
Famille Chrétienne