TANT QU’IL Y AURA DES ÉLÈVES


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En 1984, Hervé Hamon et Patrick Rotman réalisent la série « Tant qu’il y a aura des profs » et réagissent à la « massification » de l’école publique qui ne s’était pas accompagnée d’une transformation correspondante de l’institution scolaire. Ils évoquent pour la première fois « dépotoirs », l’orientation vers l’enseignement professionnel pratiquée et vécue comme une sanction, et la montée d’une violence dont les établissements cossus ignoraient ou ne voulaient pas en connaître l’existence.

Vingt ans plus tard, Hervé Hamon repart à la rencontre d’administrateurs, de pédagogues, d’inspecteurs généraux, de maîtres auxiliaires débutants et croit encore que les appréhensions formulées voilà vingt ans ont aujourd’hui trouvé leur aboutissement.

À la veille des années 80, l’adoption de la loi Haby ouvre les collèges à tous les jeunes, avec (théoriquement) un accès égal aux études longues. Le succès du slogan lancé par Chevènementd’amener 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac s’inscrit dans la même logique.

Faits inédits, 73% des profs (anciens comme débutants) se déclarent hostiles au collège unique et favorables à des filières différenciées, y compris à l’éjection dès la cinquième des élèves récalcitrants.

Depuis longtemps une sélection plus ou moins occulte fonctionne entre les sections « nobles » et les sections « fourre-tout », les lycées prestigieux et les lycées de seconde zone. Et ce sont bien les fils de profs et ceux des cadres supérieurs qui réussissent là où les autres échouent.

Le film porte une attention réelle à la parole et à l’expérience des élèves, à leur manière de percevoir le système éducatif. Ils témoignent de leurs sentiments et réflexions sur le comportement des profs à leurs égards en exprimant leurs désespoirs ou leurs espoirs.

Les séquences filmées aujourd’hui sont élaborées en résonance avec les images de 1984, offrant ainsi l’occasion rare d’une possible comparaison sur des questions qui alimentent toujours la polémique.

 

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/ presse

:: Ce film fera sans doute grincer des dents. Il apportera de multiples pistes de réflexion pour alimenter le débat.  Télérama

:: A travers cette longue enquête de terrain, ce passionnant documentaire d’Hervé Hamon décrit la réalité de l’Education nationale et son évolution au cours de ces vingt dernières années.
 Télé 7 jours

:: Calmement, patiemment, l’auteur juxtapose passé et présent pour justifier son point de vue, sans tomber dans les travers de la globalisation ou de la recette. Magistral!.Télé Poche 

:: Une passionnante enquête, qui débouche sur cet incroyable constat contrairement aux idées reçues, le niveau scolaire ne baisse pas ! Pèlerin

:: Le documentaire est révélateur de la réalité de l’Education nationale aujourd’hui. (…) L’évocation de quelques expériences pédagogiques rend l’enquête enrichissante et instructive. La vie

:: Un essai percutant et quelques propositions place l’élève au cœur du sujet. De quoi réfléchir !
Famille chrétienne

:: L’intérêt majeur de ce nouveau film réside dans cette profondeur, ce recul sur les événements. (…) Au final, le documentaire ne développe pas de vision catastrophique – on y voit des enseignants heureux, combatifs, engagés – mais raconte très bien l’« hypocrisie scolaire », cette tendance à ne pas affronter les tabous les mieux ancrés du système éducatif. Le Monde Radio-télévision

/ générique

Un film de Hervé Hamon,
d’après son ouvrage « Tant qu’il y aura des élèves »paru aux Editions du Seuil

Réalisé par Irène Richard

Produit par Michel Rotman

Montage Claire Painchault

Image Patrick Ghiringhelli


Avec la participation de France 2LCP-AN,

Isabella Pisani


© 
KUIV Productions 2005