LA RÉPUBLIQUE À PETITS PAS
Monsieur Champon est l’instituteur atypique d’une classe de CE1, composée d’enfants de 24 origines étrangères. Pour lui, l’élève ne peut progresser intellectuellement s’il n’a pas conscience de son identité et par voie de conséquence, de celle des autres.
Pour cela il organise des activités innovantes : initiation aux règles démocratiques du vote, visite du Conseil Régional, approche de l’art par les émotions et de la danse à laquelle leur destin social ne les prédisposait pas, etc.
C’est dans ces moments si particuliers où, la parole intime est rendue possible, entendue et reprise, que le groupe va, à son tour, prendre conscience de lui-même.
En prenant le temps d’observer progressivement la maturation de cette collectivité d’enfants, ce film accompagne leur développement, dans l’exploration d’eux-mêmes et le refus de la passivité qui émousse les sentiments et provoque l’apathie de l’esprit.
Il s’agit d’un film éminemment sensible, drôle et singulier, où l’on montre, sous l’angle de l’apprentissage du sentiment d’appartenance à une collectivité pluraliste, la naissance d’une démocratie d’enfants, participatifs et responsables, capables de projets et de choix.
Face à une société d’adultes, passée de l’espoir d’un bonheur collectif à la crainte d’un malheur individuel, ce film nous interroge non pas sur les failles du système scolaire, comme il est souvent question lorsque l’on parle de l’école, mais bien davantage, sur la possibilité d’envisager autrement, notre propre « cohésion » sociale.
/ presse
:: Ces enfants attachants sont filmés de manière brute, sans commentaire. Résultat: le documentaire vient démentir tous les bilans catastrophistes sur l’école ; oui, il existe encore des profs qui aiment leur métier et des enfants investis avec passion dans les activités scolaires. Une chronique optimiste, sensible et touchante.
Le Nouvel Observateur
:: Dénué de commentaire, ce film nous fait partager le quotidien des élèves et de leur maître, qui s’investit avec passion dans son métier. Le Monde
:: A travers toutes ces activités créatrices et participatives, l’instit prend le contre-pied des vieilles méthodes éducatives pour pousser les enfants à prendre conscience d’eux-mêmes au sein d’un groupe, à verbaliser leurs sentiments, à rattacher leurs parcours personnels à un « destin » collectif. Le film, très politique par les valeurs qu’il défend en creux, s’attache à cette ouverture au monde, proche de l’éclosion d’une fleur. Il y a encore des raisons de croire en l’école.
Les Inrockuptibles
/ générique
Un film écrit et réalisé par
Sophie Lechevalier et Thierry Neuville
Produit par Marie Hélène Ranc
Montage Françoise Bernard
Avec la participation de France 3
© Kuiv productions 2005
M’AIME PAS MAL !
Pendant une année, nous avons suivi trois familles, trois fratries, dans une maison qui accueille des enfants placés par l’aide sociale à l’enfance.
Les enfants arrivent à La Salamandre souvent après un long parcours en maison d’accueil. Ils sont vingt cinq sous la responsabilité d’éducateurs qui jouent un rôle maternant, loin des dimensions et de l’anonymat d’un internat. Les parents de ces enfants ne sont en aucun cas déchus de leur autorité parentale (fait rarissime) et la loi prévoit de préserver au maximum le lien parental, qui est très structurant.
Nous avons vécu auprès de ces enfants, nous les avons suivi dans leur famille le week-end, nous avons parlé avec les parents pour comprendre, ou plutôt essayer de comprendre…
Parallèlement, nous avons accompagné les travaux pédagogiques mis en place par les psychologues et les éducateurs de la Salamandre, dans le but de reconstruire ces enfants blessés par l’existence, de leur donner une autre image de la vie et d’eux-mêmes.
Après tout ce temps passé, aussi bien avec les enfants, les parents, et les équipes éducatives, aucune réponse n’est donnée à notre questionnement.
Aucune réponse rationnelle. Mais des réponses émotionnelles sur ces parents maltraitants ou défaillants qui sont sincères dans leur amour, à un moment donné. Sur ces enfants qui pourraient être n’importe lesquels, et les nôtres, pourquoi pas ? Toujours prêts à rebondir…
– Faut-il préserver le lien parental ?
– Il y a-t-il un moyen de reconstruire ces enfants blessées par la vie ?
– Pouvons-nous leurs donner une autre image de la vie et d’eux-mêmes ?
– Faut-il soigner les enfants ou les parents ?
/ générique
Un film de Richard Bois et Jean Charruyer
Produit par Marie Hélène Ranc
Enquête, image et entretiens Jean Charruyer
Scénario, montage et musique originale Richard Bois
Avec la participation de France 2
© Kuiv Productions 2005
FLICS DE FRANCE
« Quand je suis en uniforme, je n’ai aucune religion, je n’ai aucune appartenance ethnique, je n’ai aucune politique, je n’ai… pas de sexe. Donc pour moi la religion…la question ne se pose pas quand je suis en tenue. » (Siham)
« Quand on rentre chez nous, on a nos parents, on a aussi nos origines, nos coutumes. On vit tous les jours entre nos convictions de travailler pour la Loi, pour l’Etat, et les convictions de nos origines. Moi j’ai vécu dans un petit quartier, je voyais tout mes potes qui dealaient, qui devenaient délinquants, et moi j’étudiais pour devenir policier. Et parfois je les revois, on fait un tour de nos vies, et contrairement à ce que l’on pourrait penser ils sont très fiers de moi. » (Moustapha)
Siham, Moustapha, Kahouter, Karim, Sidi-Jaffar, la vingtaine, sont gardiens de la paix dans un quartier chaud parisien.
Musulmans pratiquants ou non, baignés dans la “bonne culture du pays” ou éloignés de leurs coutumes d’origine, ils semblent vivre sereinement leur identité mixée entre la France et le Maghreb.
Mais souvent, au cours des interventions quotidiennes d’un simple flic, on leur renvoie à la figure leur “traîtrise” vis-à-vis de leur milieu d’origine, et sous le regard des collègues, ils doivent choisir leur camp.
Quant aux femmes d’origine arabe, c’est quelquefois une revanche d’arrêter un délinquant qui vous a traitée de “chiennasse” et qui refuse d’être contrôlé par une femme.
Arrivé à maturité, Reda Terki, chef de Brigade Anti-Criminalité, semble jouer de toutes ses cartes au lieu de les subir.
Notre équipe a suivi pendant quelques semaines ces policiers pour comprendre leurs choix et partager leur quotidien.
/ presse
:: Un angle inédit à l’heure des sempiternels sujets distillés en boucle sur les flics et les voyous. Les mots et le travail de ces jeunes policiers de Paris, tous enfants d’immigrés, pourraient bien déplacer le regard de beaucoup, et faire la peau à certains clichés. Le Monde Télévision
:: Un documentaire qui apporte un autre éclairage sur le métier de policier.France Soir
:: Un reportage intelligent car il n’est ni idyllique ni désespérant. TV grandes chaînes
:: De beaux portraits, bien loin des sentiers battus.
Télé 2 semaines
:: Un document qui fait apparaître implicitement la question de l’immigration comme centraleaujourd’hui dans la société française. Avec toute une zone d’indétermination, humaine, sociale et politique, qui montre la fragilité d’une telle situation malgré la clarté et l’exemplarité du choix de ces tout jeunes policiers âgés d’une vingtaine d’années.Famille chrétienne
:: Un traitement original. France Soir
/ générique
Un documentaire de Juliette Senik
Sur une idée d’Hugues Nancy
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Scott Stevenson
Image Emmanuelle Collinot
Avec la participation de France 3 et de Planète
© KUIV Productions – 2005
TANT QU’IL Y AURA DES ÉLÈVES
En 1984, Hervé Hamon et Patrick Rotman réalisent la série « Tant qu’il y a aura des profs » et réagissent à la « massification » de l’école publique qui ne s’était pas accompagnée d’une transformation correspondante de l’institution scolaire. Ils évoquent pour la première fois « dépotoirs », l’orientation vers l’enseignement professionnel pratiquée et vécue comme une sanction, et la montée d’une violence dont les établissements cossus ignoraient ou ne voulaient pas en connaître l’existence.
Vingt ans plus tard, Hervé Hamon repart à la rencontre d’administrateurs, de pédagogues, d’inspecteurs généraux, de maîtres auxiliaires débutants et croit encore que les appréhensions formulées voilà vingt ans ont aujourd’hui trouvé leur aboutissement.
À la veille des années 80, l’adoption de la loi Haby ouvre les collèges à tous les jeunes, avec (théoriquement) un accès égal aux études longues. Le succès du slogan lancé par Chevènementd’amener 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac s’inscrit dans la même logique.
Faits inédits, 73% des profs (anciens comme débutants) se déclarent hostiles au collège unique et favorables à des filières différenciées, y compris à l’éjection dès la cinquième des élèves récalcitrants.
Depuis longtemps une sélection plus ou moins occulte fonctionne entre les sections « nobles » et les sections « fourre-tout », les lycées prestigieux et les lycées de seconde zone. Et ce sont bien les fils de profs et ceux des cadres supérieurs qui réussissent là où les autres échouent.
Le film porte une attention réelle à la parole et à l’expérience des élèves, à leur manière de percevoir le système éducatif. Ils témoignent de leurs sentiments et réflexions sur le comportement des profs à leurs égards en exprimant leurs désespoirs ou leurs espoirs.
Les séquences filmées aujourd’hui sont élaborées en résonance avec les images de 1984, offrant ainsi l’occasion rare d’une possible comparaison sur des questions qui alimentent toujours la polémique.
/ presse
:: Ce film fera sans doute grincer des dents. Il apportera de multiples pistes de réflexion pour alimenter le débat. Télérama
:: A travers cette longue enquête de terrain, ce passionnant documentaire d’Hervé Hamon décrit la réalité de l’Education nationale et son évolution au cours de ces vingt dernières années.
Télé 7 jours
:: Calmement, patiemment, l’auteur juxtapose passé et présent pour justifier son point de vue, sans tomber dans les travers de la globalisation ou de la recette. Magistral!.Télé Poche
:: Une passionnante enquête, qui débouche sur cet incroyable constat contrairement aux idées reçues, le niveau scolaire ne baisse pas ! Pèlerin
:: Le documentaire est révélateur de la réalité de l’Education nationale aujourd’hui. (…) L’évocation de quelques expériences pédagogiques rend l’enquête enrichissante et instructive. La vie
:: Un essai percutant et quelques propositions place l’élève au cœur du sujet. De quoi réfléchir !
Famille chrétienne
:: L’intérêt majeur de ce nouveau film réside dans cette profondeur, ce recul sur les événements. (…) Au final, le documentaire ne développe pas de vision catastrophique – on y voit des enseignants heureux, combatifs, engagés – mais raconte très bien l’« hypocrisie scolaire », cette tendance à ne pas affronter les tabous les mieux ancrés du système éducatif. Le Monde Radio-télévision
/ générique
Un film de Hervé Hamon,
d’après son ouvrage « Tant qu’il y aura des élèves »paru aux Editions du Seuil
Réalisé par Irène Richard
Produit par Michel Rotman
Montage Claire Painchault
Image Patrick Ghiringhelli
Avec la participation de France 2, LCP-AN,
Isabella Pisani
© KUIV Productions 2005
RÊVER C’EST POSSIBLE
« Pour ces enfants, la danse est un moyen d’échapper à la misère et à cette violence qu’ils rencontrent dans la rue. Elle peut leur apporter un peu d’espoir et de joie, parfois un avenir ».
Philip Boyd
Fondateur de l’association « Dance for All »
L’association et école de danse « Dance for All » de la ville du Cap délivre une action pédagogique et sociale auprès des enfants noirs les plus défavorisés, en plein cour des townships, ces bidonvilles urbains.
Son action est une initiative généreuse parmi d’autres qui tente, là-bas, d’infléchir le triste sort des enfants noirs. En leur offrant à travers la magie de la danse une échappatoire à la délinquance, l’analphabétisme, la drogue et le SIDA, elle représente pour eux l’espoir d’un avenir meilleur.
Malgré la fin de l’Apartheid au début des années 1990, L’Afrique du Sud panse encore les plaies de ce système ségrégationniste. L’éveil démocratique n’a pas effacé la discrimination économique et sociale envers la population noire dont les enfants sont les premières victimes.
L’association privilégie au sein même de ses murs le brassage culturel du pays tel qu’il existe vraiment et pose les bases du respect mutuel entre ethnies. A travers le langage universel de la danse et de son apprentissage, elle tente le formidable pari de faire vivre en harmonie différentes cultures.
/ générique
Un film de Nils Tavernier
Produit par Marie Hélène Ranc et Michel Rotman
Montage image Florence Ricard
Avec la participation de FRANCE 2
© KUIV Productions 2005
LES SURVIVANTS – MUSIQUES ET PAROLES
Bande originale du film de Patrick Rotman
« Les Survivants », composée par Richard Bois
Avec le soutien de la Sacem
Une production Ruwenzori
Distribution Fnac et sur internet www.richardbois.com
Produit par Marie Hélène Ranc
Richard Bois a regroupé, thématiquement, les interventions musicales avec des sons du film et des extraits d’interviews, ce qui semblait une évidence pour un film centré sur la parole.
« Les survivants, musiques et paroles » contient aussi des morceaux qui ne sont pas dans le film mais qui ont été composés à partir des mêmes thèmes, joués avec les mêmes musiciens, dans la même logique.
Richard Bois s’est consacré depuis dix ans à allier la réalisation de documentaires à la composition musicale originale pour les films sur lesquels il a travaillé :
– George Orwell, (montage et musique)
– Le Prix de l’Espoir, (montage et musique)
– Chasseurs de Tempêtes (montage et musique)
– La dernière Digue (réalisation et musique)
– Les Miroirs du Tour (montage et musique)
– Vaslav Nijinski (musique)
– Arthur Schnitzler (musique et montage son)
– L’Ennemi Intime (montage et musique)
– M’aime pas Mal (réalisation et musique)
En matière de composition de musique de films, Richard Bois est en perpétuelle recherche de formations et de genres musicaux nouveaux qui donnent tout leur sens à l’image, du piano solo au grand l’orchestre en passant par le quatuor à cordes et le travail sur la voix.
Très initié au travail musical sur des sujets historiques et politiques, il intègre ses choix en référence ou en rupture avec une période et un genre musical, parfois en associant à ses compositions originales des propositions de musiques existantes qui se répondent et soient complémentaires les unes des autres dans l’atmosphère musicale d’un film.
Cette nouvelle partition pour « Les Survivants », est la première bande originale de documentaire commercialisée en France. Le CD a été pressé en 20 000 copies.
Sur le sujet le plus dur qui soit, une musique qui a demandé six mois de préparation, pour une écriture oscillant entre musique contemporaine et jazz, dans un minimalisme nécessaire. Sur les vingt mille albums, quinze mille ont été vendus avec le livre éponyme de Patrick Rotman.
HISTOIRES DE GAUCHE
Aujourd’hui la social-démocratie est un modèle à la croisée des chemins, avec la chute des candidats socialistes tant aux élections présidentielles qu’aux élections législatives en France en 2002.
Il y a quatre ans, avec la victoire du S.P.D. en Allemagne, venant après le succès de la gauche plurielle en France et des travaillistes en Grande-Bretagne en 1997, les sociaux démocrates participaient à onze des quinze gouvernements
de l’union européenne.
En 2004, ils ne sont plus présents que dans quatre pays : la Grande-Bretagne, la Grèce, la Suède, l’Allemagne. Une déconfiture qui s’accompagne d’une poussée générale des mouvements populistes, voire de l’extrême droite.
Le film entend retracer en images d’archives et en témoignages l’histoire de cette social-démocratie en Europe depuis le congrès de Tours jusqu’à nos jours. Une histoire qui a connu son lot de faillites successives face aux grands évènements du 20ème siècle avant de se reconstruire jusqu’à apparaître comme le modèle dominant du paysage politique européen à la fin des années quatre vingt dix.
Proposé en deux épisodes de 52 minutes, le film traite sur le mode du thématique et du chronologique à la fois l’aventure intellectuelle et politique du socialisme démocratique au 20ème siècle et des questions auxquelles ce modèle est confronté à l’aube du 21ème siècle.
La grande question de fond qui se pose est la suivante :
Si la social démocratie a gagné intellectuellement après la fin du communisme, n’y a-t-elle pas perdu son identité et sa capacité à exister comme programme de réforme ?
/ presse
:: Sans jamais être ennuyeuse grâce aux multiples témoignages français et internationaux et, pour «donner écho à son idée », l’intervention de la fiction dans son document, Virginie Linhart brosse un tableau très pertinent de l’état de la gauche. Le figaro
:: Avec quelques mois de recul, le documentaire de Virginie Linhart raconte ces Histoires de gauche. On les regarde avec gourmandise et effarement, tant l’abîme va grandissant entre la gauche et ses gouvernants. Libération
:: On ne s’ennuie pas un seul instant. Les images d’archives sont nombreuses et de qualité. Le Monde Radio Télévision
:: Ponctué d’extraits des discours fondateurs et d’interviews de caciques socialistes, l’éclairage offert par ce documentaire est extrêmement utile, car il replace le débat de la droite-gauche, dans son contexte historique.bFrance Soir
:: Un documentaire passionnant sur l’histoire de la gauche en Europe, depuis les grandes batailles ouvrières de la révolution industrielle jusqu’à la cinglante défaite de Lionel Jospin. TéléCinéObs
:: Une analyse et des témoignages d’une remarquable clarté. Téléloisirs
:: Ce premier volet, rappel historique prenant, met en évidence les limites des politiques confrontés au poids de l’économie. Une réflexion passionnante et essentielle sur l’avenir idéologique de la gauche. Télépoche
:: Un passionnant document, presque un défi. Il pose les bonnes questions aux tenants de la gauche et foisonne d’archives. Remarquable, le dernier volet pousse encore plus loin le questionnement sur l’avenir de la gauche européenne. Télé 7 jours
:: Instructif et précis. Télé2semaines
/ générique
Un film écrit et réalisé par Virginie Linhart
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Laure-Alice Hervé
Image Christophe Michelet et Florian Bouchet
Son Jean-Pierre Fougères
Avec la participation de TV5 Monde
© ARTE France – KUIV Productions – 2004
PIERRE MENDÈS-FRANCE, LA MORALE DE L’HISTOIRE
Sur fond d’archives de l’époque, de témoignages plus récents et de commentaires livrés par
Jean Lacouture, le réalisateur Jean-Christophe Rosérevient sur le parcours de l’un des hommes politiques de gauche les plus emblématiques
du XXe siècle.
Des débuts de Pierre Mendès-France comme député de l’Eure en 1933 –élu à 25 ans, il est alors le plus jeune parlementaire français– à la victoire en 1981 de Mitterrand, dont il a soutenu la candidature,
tous les moments forts de sa carrière sont évoqués.
Un documentaire agrémenté de témoignages de divers intervenants :
– Son épouse Marie-Claire
– Son fils Michel Mendès-France
– François Mitterrand
– Françoise Giroud
– Pham Van Dong, premier ministre du Vietnam au moment de la signature des accords de Genève.
/ presse
:: Ce docu, trop bref (52 minutes), écrit par son biographe, Jean Lacouture, dit l’essentiel. Libération
:: Le commentaire, écrit et lu par Jean Lacouture, (…) exprime toute la sympathie et le respect de l’historien pour l’homme politique. Cela n’empêche pas le film de proposer une rétrospective sincère et précise du parcours et de l’action de Mendès France (…) Cette évocation chronologique, de forme plutôt classique, est richement illustrée d’entretiens (…) et de séquences passionnantes filmées à diverses période de la vie de Pierre Mendès France. Le monde radio dvd vidéo télévision
:: Un excellent documentaire. (…) A contempler ce documentaire, apparaît plus convaincant encore que tout ce qu’on pouvait imaginer. TéléCinéObs
:: Ce travail allie la pédagogie à l’émotion. (…) La forme du documentaire est simple mais subtile: on croit feuilleter un album, à la fois familial et national. Le commentaire est clair, lu par la voix claironnante de Jean Lacouture. Les archives apportent leur indispensable magie. Enfin les témoins, glorieux et variés aèrent ce film d’admiration, qui procède avec talent et probité. Télérama
:: Une leçon d’histoire et de morale en politique, didactique mais jamais ennuyeuse, ponctuée d’images fortes et truffée d’anecdotes et de réflexions éclairantes, souvent de la bouche même de Mendès France. Télé poche
:: Un vibrant hommage à l’une des figures emblématiques de la vie politique française du XXème siècle. Télé 7 jours
:: Le portait fouillé et réussi d’un homme politique hors du commun. Télé 2 semaines
/ générique
Un documentaire de Jean-Christophe Rosé
Produit par Michel Rotman
Commentaire écrit et dit par Jean Lacouture
Extraits de [Pierre Mendès-France]
de Jean Daniel, Jean Lacouture et Jean Christophe Rosé
Kuiv Productions/France 3, 1992
Montage Dominique Barbier
Avec la participation de ARTE France
© KUIV PRODUCTIONS – 2004
L’OBSERVATEUR A 40 ANS
Fondé en novembre 1964, le Nouvel Observateur a désormais 40 ans.
Quatre décennies de combats politiques, d’évolutions sociales, intellectuelles et culturelles, qui sont autant de couvertures de l’hebdomadaire.
– En 1965, soutien à François Mitterrand candidat de la gauche unie à la première élection présidentielle au suffrage universel.
– Dès 1967, à l’issue de la guerre des 6 jours, engagement en faveur de la création d’un État palestinien au côté d’Israël.
– En 1971, publication de l’appel des 343 femmes pour la dépénalisation de l’avortement.
– En 1980, appui à la candidature de Michel Rocard contre François Mitterrand, avant de se ranger derrière celui qui allait gagner la bataille de la présidentielle de 1981.
Une période charnière pour le Nouvel Observateur : après tant d’années dans l’opposition politique, il devient le « Journal du pouvoir », une évolution qui va lui coûter cher.
Aujourd’hui, numéro 1 de la presse hebdomadaire, le Nouvel Observateur est à la croisée des chemins.
Pour la première fois de leur histoire, les journalistes doivent confirmer par vote la nomination des directeurs de la rédaction. Une élection qui donne lieu à débats et pose la question de l’avenir du journal lorsque ses fondateurs se seront éclipsés.
/ générique
Un film écrit et réalisé par Virginie Linhart
Produit par Marie Hélène Ranc et Michel Rotman
Montage Adriana Komivès
Image Georges de Genevray, David Geoffrion,
François Bordes
Son Laurent Schwartz, Jean-François Gondek,
Robin Aramburu, Frédéric de Ravignan
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 2004
ÉTÉ 44
Entre le printemps et l’automne 1944, la France après quatre années d’occupation, est libérée. En quelques mois, le régime de Vichy s’effondre, les alliés débarquent en Normandie, puis en Provence, l’occupant est chassé du territoire national.
Paris, symbole des symboles s’insurge, la République est restaurée, le général De Gaullemalgré l’hostilité de Roosevelt s’impose à la tête de l’état, l’épuration sauvage fait des milliers de victimes, les collabos fuient en désordre dans les fourgons de la Wehrmacht, la France prend sa place dans le camp des vainqueurs.
Été 44 se propose de faire le récit de ces mois décisifs où des millions de français ont basculé d’un régime dictatorial sous et à la botte de l’occupant dans la liberté retrouvée.
Ce film s’attache à suivre les principaux protagonistes de cette empoignade gigantesque : De Gaulle, Pétain, Roosevelt, la Résistance, les alliés, les collaborateurs.
Il mêle donc les événements militaires et les batailles politiques, le comportement des français, les grands enjeux diplomatiques, la guerre civile franco-française sans jamais perdre de vue le contexte global de la guerre mondiale.
Été 44 a passionné plus de 7,2 millions de téléspectateurs lors de sa diffusion sur France 3.
– Prix « Le Monde » au SunnySide of the Doc
– Laurier d’Honneur du Club Audiovisuel de Paris
/ presse
:: Ce documentaire est un des moments dont peut se glorifier une chaîne de service public. Ce film magnifique, porté par un commentaire dit avec intelligence et émotion par Philippe Torreton est un sommet du genre et parvient constamment à dépasser le lyrisme pour décrypter la force des images. Magistral ! Télérama
:: Un documentaire indispensable qui (re)pose de précieux jalons et donne le goût au spectateur de revenir aux sources et de scruter plus en détails ces semaines de l’histoire où tout a basculé. L’Humanité
:: Fruit d’un an et demi de recherches, ce film relate avec force et sans fioriture une période qui l’a déjà beaucoup été, mais jamais avec un tel souci d’authenticité. Le Figaro
:: D’abord une extraordinaire fraîcheur des images, mais il y a d’avantage dans cet Été 44. Cela tient peut-être au commentaire, dit avec une sorte de violence contenue par l’acteur Philippe Torreton. C’est un ton à part, qui ne ressemble à rien de ce qu’on a vu et entendu jusqu’ici. Et un flot d’images inédites… On n’oubliera pas cet Été 44 et son extraordinaire mélange de tristesse et d’allégresse. Le Monde
/ générique
Ecrit et réalisé par Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman
Montage David Korn Brzoza et Arnaud Beigel
Avec la participation de France 3 et de TV5 Monde
© KUIV Productions – 2004





