DANS LA FORCE DE L’ÂGE
A l’heure où l’on parle de l’échec de l’intégration et des jeunes issus de l’immigration, et où l’on commence à peine à regarder en face les conséquences du vieillissement de la population française, ce film aborde ces deux sujets en même temps.
Trois adolescents en échec scolaire, suivent une formation en BEP sanitaire et social de 3 semaines. Ils vont devoir prendre en charge les résidents âgés et dépendants. Cette expérience très difficile de la mort et de la dégradation va pourtant octroyer à ces élèves une reconnaissance.
Tous trois possèdent des personnalités contrastées et complémentaires : Walid, un loustic d’origine marocaine vivant dans une cité, Sophan, une jeune fille timide et ultra sensible d’origine cambodgienne, et Norah, survoltée au grand cœur suivie par une éducatrice.
Avec dynamisme, entre l’horreur suggérée de la décrépitude, le comique absurde et la tendresse, le film capte leur désarroi, leurs angoisses, et surtout leurs sentiments. Sentiments dont ils se défendent de toutes leurs forces, car les liens naissants avec les vieillards les dépassent.
L’originalité et la vitalité de ce documentaire viennent de la rencontre surprenante entre l’énergie de la jeunesse et la profondeur tragique de la vieillesse.
/ presse
:: Avec leur fougue, leur énergie à deux mille volts et leur pudeur d’adolescents, les trois étudiants se retrouvent vite dépassés par la réalité de la maison de retraite et par les liens qui se tissent, malgré eux, avec leurs vieux protégés. Parce qu’il rend compte de ces liens sans tenter de les mettre lourdement en mots, ce film recèle une émotion constante. Télérama
:: Un documentaire poignant. Sans sombrer dans les faux bons sentiments de l’hypocrite Arthur ni dans le misérabilisme, la réalisatrice attrape, çà et là, quelques plans déchirants. Elle
:: De jolies tranches de vie où l’on rit aussi devant les malices et la caractère bien trempé de certains résidents. Un documentaire émouvant, jamais larmoyant . Télé Ciné Obs
/ générique
Un film de Juliette Senik
Produit par Marie Hélène Ranc
Montage Scott Stevenson
Image Emmanuelle Collinot
Son Nicolas Klein
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 2004
Premier pric au Festival Ciné Vidéo Psy
BÉATRICE
Gilles Blanchard, metteur en scène, nous conduit pour son premier film sur une scène de théâtre bien particulière : une plate-forme pétrolière en Mer du Nord dont les gros bras défient le froid et les tempêtes : elle s’appelle Béatrice.
Béatrice , majestueuse et conquérante, s’élance en un assaut héroïque, armée de son réseau d’artères où pulse le sang noir de la mer du Nord : le pétrole. Cette structure d’acier se dresse hors de l’océan comme un défi au ciel et aux éléments terrestres. Sa fonction et la vibration quasi organique qu’elle active vampirise les souterrains de la planète et les hommes au fin fond d’eux mêmes.
Car Béatrice est la vraie héroïne du film. La machine a volé la vedette à ces hommes qui lui sacrifient une part de leur humanité (la moitié de leur vie) en se mettant à son service. Dans cette communauté de travailleurs, certains y trouvent leur compte, d’autres s’y perdent. Aucun d’entre eux n’y a une vie héroïque. Ces hommes isolés du monde, sous l’emprise de cette maîtresse d’acier, sont les anti-héros de cette histoire.
Pourtant leur aptitude a s’adapter à ces conditions particulières de travail est exceptionnelle. Cette aptitude au service d’un progrès est-elle légitime ?
Au travers de leurs témoignages, le film aborde les questions essentielles et universelles de la relation de l’homme à son travail, de l’homme à la machine, de l’homme aux autres…
/ générique
Un film de Gilles Blanchard
Produit par Marie Hélène Ranc
Image Gilles Blanchard
Montage Charlotte Tourrès
Avec la participation de France 3 Ouest
© KUIV PRODUCTIONS – France 3 Ouest 2004
ALLEZ RICHARD
Richard Virenque est une idole.
Même s’il a menti. S’il a triché. S’il s’est dopé, s’il a nié et s’il s’est enfermé dans son mensonge. Il a été raillé et moqué. Il a finalement avoué. Il a traversé le désert de l’exclusion et a disparu un temps du peloton. Il n’a jamais gagné le Tour de France et ne le gagnera jamais. Pourtant, Richard Virenque reste le chéri de ces dames et le héros de ces messieurs.
Pourquoi ? Pourquoi les gens ne voient-ils que lui quand ils regardent passer le peloton ? Pourquoi des millions de Français espèrent-ils devant leur poste de télé que le coureur au physique d’éternel adolescent s’arrache de la masse des coureurs et qu’il finisse par pointer son doigt victorieux vers le ciel ?
Qu’est-ce que nous apprend cette popularité sur nous-même ? Qu’a-t-on tant besoin d’admirer chez lui, et qu’on ne peut trouver chez les autres ?
Car Richard Virenque est à mille lieux du terne Indurain ou du mal-aimé Armstrong. Il n’est pas non plus un Hinault, intraitable patron du peloton respecté pour sa force et ses victoires. Il n’est pas non plus un Poulidor, éternel sous-chef d’une France rurale désormais lointaine, ni un Jalabert, cycliste trop solide peut-être pour devenir une icône.
Richard Virenque est lui, à la fois fragile et courageux. Il n’a pas de panache, il est le panache. Son palmarès est sans rapport avec sa popularité. Peu importe. Il est émouvant, naïf et épique.
/ presse
:: Un portrait attachant de ce champion qui occupe une place à part dans le cœur des Français. France Soir
:: Un parcours étonnant sur lequel le cycliste revient avec une touchante émotion, accompagné de son épouse, de ses parents, de journalistes, et même d’un ethnologue, qui explique la fascination exercée par les sportifs sur le public. L’Express
:: Un documentaire sur le champion empreint de tendresse. L’Equipe
:: Un portrait tout en franchise et émotion d’une grande figure du cyclisme français. Télé 7 Jours
:: Il est difficile de rester insensible à la belle histoire d’amour de ce champion avec le Tour de France et son public . Télé Poche
/ générique
Un film de Laurent Fléchaire
Produit par Marie Hélène Ranc
Montage Stéphanie Porte
Image François Bordes
Documentaliste Frédérique Biasetti
Avec la participation de France 2 et de la RTBF
© Kuiv Productions 2004
DÉSIRS ET SEXUALITES
Parler de désirs, de sexualités, aborder l’intimité sans tabou ni faux-semblant, et ne pas se heurter au silence ni tomber dans le piège du sensationnalisme. A travers la France de tous les milieux et de tous les âges, le réalisateur explore les mille et une façons de vivre sa sexualité.
Soutenu par un casting de comédiens, ce documentaire donne la parole à des hommes et à des femmes de tous âges et de toutes origines, y compris à ceux que l’on n’interroge jamais sur leur sexualité – handicapés, hommes d’Eglise, SDF, anciens détenus, malades – et qui pourtant parlent volontiers.
C’est ainsi que Carole, styliste, croise Mickaël, étudiant, Juliette, agricultrice à la retraite, ou Fabrice, maçon. Cynthia revendique sa virginité, Jean et Céline leur goût commun pour l’échangisme; l’abbé admet se masturber parfois ; Fred, acteur de films pornos, est en manque de fantasmes ; Ingrid, belle homosexuelle, est la première rivale des hommes…
Guidés par les impressions de l’auteur, nous passons d’une histoire à l’autre, sans fausse pudeur ni voyeurisme, conviés le temps d’un récit dans l’intimité sexuelle de personnages singuliers et qui, pourtant, nous ressemblent.
« Toutes les personnes qui apparaissent dans ce film sont des acteurs. J’ai choisi ce principe pour garantir l’anonymat et libérer ainsi la parole des hommes et des femmes qui m’ont confié un moment de leur vie. Leur texte provient d’entretiens que j’ai réalisés dans toute la France. Aucune phrase, et aucun mot n’a donc été inventé.
Ces témoignages ne sont pas représentatifs d’un groupe d’individus, et le film ne prétend pas présenter un panel de la société française. C’est une enquête qui a été menée avec un regard subjectif et qui ne livre que des destins uniques et singuliers. »
Nils Tavernier
/ presse
:: Les interprètes sont tellement convaincants qu’on
oublie qu’ils jouent un rôle. Tous les thèmes sont
abordés sans tabous, mais sans racolage non plus.
Le Figaro
:: Un flux de confidences, crues, agaçantes,
émouvantes, drôles, qui se répondent et
s’opposent, un régal ! Télérama
:: Le sexe, un sujet difficile à aborder à la télévision
sans tomber dans le voyeurisme, la vulgarité
ou le déballage intime. Nils Tavernier a relevé
le défi avec intelligence et poésie. Le tout donne
un ton personnel et surprenant . Le Point
:: Le voyage extraordinaire de Nils Tavernier à travers
la libido des français. Un travail remarquable,
le dispositif est à la fois d’une grande originalité
et d’une surprenante efficacité. Marianne
/ générique
Un film de Nils Tavernier
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Florence Ricard
Enquête Souad Ketani et Laurent Bertoni
Image Nils Tavernier
Musique Stéphane Vernant et Esther Gagné-Fradier
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 2004
SIMON LE JUSTE
Simon Kapita est inspecteur du travail dans le quartier même où il a grandi, comme avant lui son père, son grand père qui arrivait de Russie.
/ générique
Un film réalisé par Gérard Mordillat
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Scénario et dialogue de Dan Franck
Avec Luc Thuiller, Julie Jezequel, Firmine Richard, Yan Epstein, Camille Piccoli
et la participation exceptionnelle d’Annie Girardot
© Kuiv Productions 2003
LE RÊVE DE PIERRE
Crée par la volonté d’un homme au prix de la vie de cent mille autres, sacrifiés dans la boue de la Néva, Saint-Pétersbourg a été d’emblée le lieu d’une intense contradiction : une façade somptueuse, un ensemble architectural d’une splendeur inégalée, mais un arrière-monde de tragédie et de violence, un grouillement de fantasmes et de cauchemars. Le mythe est né ainsi de la nécessité de prendre parti, d’adorer ou de haïr. Il a grandi, durant trois siècles, nourri par l’imagination des écrivains et des artistes.
Raconter l’histoire de la fondation de Pétersbourg implique d’éclairer le parcours et la personnalité de Pierre 1er , ce géant de deux mètres doué d’une intelligence et d’une puissance exceptionnelle, démesuré dans ses qualités comme dans ses défauts. Assoiffé de culture, capable de fureurs meurtrières, amoureux du travail, il a focalisé toutes les contradictions et s’est laissé emporter vers tous les excès. Saint-Pétersbourg est un des reflets de sa grandeur et de sa folie. Son histoire est une grande aventure romanesque.
Au cour de ce film, il y a le désir de réaliser le rêve inaccompli de Pierre le Grand : voyager par les voies fluviales de Moscou à Saint-Pétersbourg . Parcourir ainsi au fil des fleuves et des lacs, entre Volga et Néva, les 650 km qui séparent les deux villes. Sur ce bateau, parmi les passagers anonymes, deux personnages vont exister, dialoguer, s’interroger.
Le premier personnage est un Russe d’une soixantaine d’années, Alexandre. C’est lui qui sera le maître du récit. En face de lui, une jeune femme de 25 ans, Emilie, qui se rend pour la première fois à Saint-Pétersbourg. Elle est française mais son grand-père est né dans cette ville, son arrière grand-père était un Amiral du Tzar et travaillait à l’Amirauté. Elle connaît par bribes l’histoire familiale et rêve depuis longtemps de découvrir cette ville.
Les images de Saint-Pétersbourg apparaîssent en résonance avec le récit et leurs dialogues. Tout devient fantomatique, brumeux et d’une beauté saisissante.
/ presse
:: Ce récit nous entraîne dans un voyage d’une beauté époustouflante, où les repères historiques ne sont là que pour mieux cerner l’âme de la cité mythique.
La Vie
:: Elisabeth Kapnist réussit un très beau documentaire, nourri de sa propre histoire familiale, où la réalité se marie délicatement à la fiction, et qui nous tient tout du long sous son charme. Télé Obs
:: Plus qu’un simple tableau pompeux de la ville,
voilà un poème ensorcelant. Télérama
:: Saint-Pétersbourg donne lieu à une belle rêverie historique dans ce documentaire d’Elisabeth Kapnist.
Le Monde
/ générique
Un film de Elisabeth Kapnist
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Adriana Komives
Image Isabelle Fermon , Élisabeth Kapnist
Son Thomas Perlmutter
Avec la participation de France 5 et de Kuiv Productions
© Kuiv Productions – 2003
LES MIROIRS DU TOUR
LE CENTENAIRE DU TOUR DE FRANCE
Si le Tour de France est aujourd’hui la troisième manifestation sportive la plus suivie au monde, c’est grâce notamment au rôle joué par le cinéma tout d’abord, puis par la télévision dans le développement de sa diffusion et par là même, de la connaissance du public pour un tel spectacle, un tel mythe. Car aujourd’hui, le Tour de France est bien un mythe. Ainsi, en inventant le premier reportage en direct sur le Tour, Géo Lefèvre, tout à la fois, directeur de course, commissaire, juge à l’arrivée et envoyé spécial inaugure les fiançailles du couple Média-Sport qui aujourd’hui fête ses noces d’or.
Aujourd’hui les chaînes de télévision du monde entier s’arrachent les droits de diffusion du Tour de Francequi engendre des taux d’audience impressionnants. Le couple sport-média, sport-télévision, est à son apogée.
– Comment expliquer la fabuleuse réussite de cette alliance ?
– Quels en sont les origines, les mécanismes et les éventuels dangers ?
Ce documentaire s’attache à décrypter les raisons d’un tel succès en analysant le rôle et les évolutions du rapport sport et média au 20ème siècle.
Le Tour de France illustre de façon idéale la dramaturgie sur laquelle la télévision a fondé, depuis ses débuts, ses succès d’audience ; chaque épreuve est un épisode, chaque coureur un personnage, la course est dominée par le suspense. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette manifestation sportive un véritable show de télévision. Et cela, aussi bien les chaînes que les organisateurs du Tour de France l’ont très vite compris.
Le Tour de France s’est d’abord fait connaître du public par les actualités diffusées au cinéma, puis avec l’apparition de la télévision et notamment de sa retransmission en direct, le Tour de France s’est très vite imposé comme une manifestation sportive incontournable. L’image (cinématographique), et ensuite l’instantanéité (directs à la télévision) prennent une place de plus en plus importante dans l’organisation du Tour.
Ce documentaire montre l’évolution des médias Cinéma, puis Télévision, de 1903 à nos jours, grâce auxquels s’est construite la renommée du Tour de France.
/ presse
:: Agençant aussi savamment que plaisamment une
somme incroyable d’images et de témoignages, ce film
séculaire paraît encyclopédique, comme un grand livre
d’histoire, passionnant et spectaculaire, comme ce
merveilleux feuilleton d’aventure qu’est le Tour.
Le Monde Télévision
:: Un très beau documentaire sur l’histoire du Tour de
France. Linéaire et ficelé de main de maître, le reportage
fait renaître, à partir d’images d’archives, les plus grands
moments de la Grande Boucle. Un régal pour les
aficionados du vélo. Même les néophytes tomberont
sous le charme. France Soir
:: Un récit passionnant ! Captivant. Un vrai régal.
Télé Loisirs
:: L’Histoire du Tour, à travers ses images d’archives
les plus illustres. Les Inrockuptibles
:: À ne manquer sous aucun pretexte. Pélerin Magazine
:: Cette série documentaire de Christophe Muel et Jean
Maurice Ooghe analyse finement les stratégies des
médias qui ont tout mis en oeuvre pour mythifier cette
grande course. La Croix
/ générique
ép. 1 : les forçats de la route
Un film de Christophe Muel, Jean-Maurice Ooghe
En collaboration avec Fabien Wille
Réalisation Christophe Muel
Produit par Marie Hélène Ranc et Michel Rotman
Montage et musique originale Richard Bois
ép. 2 : les géants de la route
Un film de Christophe Muel, Jean-Maurice Ooghe
En collaboration avec Fabien Wille
Réalisation Christophe Muel
Produit par Marie Hélène Ranc et Michel Rotman
Montage et musique originale Richard Bois
ép. 3 : les stars de la route
Un film de Christophe Muel, Jean-Maurice Ooghe
En collaboration avec Fabien Wille
Réalisation Jean-Maurice Ooghe
Produit par Marie Hélène Ranc et Michel Rotman
Montage Olivier Dijon
Musique originale Richard Bois
LES PRÉSIDENTIELLES 1965-1995
Les Français ont l’habitude de se passionner pour les élections présidentielles. Les plus de cinquante ans ont des souvenirs, conscients ou enfouis, de chacune des six élections présidentielles de la Ve République.
Ils ont envie de les raviver. Les plus jeunes ont recueilli, à l’école, auprès de leurs parents, des bribes de cette histoire. Ils ont envie de la connaître. A la veille d’une nouvelle présidentielle, il n’est pas très difficile de séduire un vaste public avec la passionnante histoire du scrutin roi de notre démocratie.
Le fil conducteur est aussi simple que captivant.
Les élections présidentielles, c’est la surprise à répétition. Chaque élection présidentielle est un scénario à rebondissements, avec, toujours, ses suspenses, une dramaturgie, l’apparition progressive d’un enjeu, la focalisation sur cette question, la détermination des électeurs décisifs à un moment décisif, une cristallisation, jusqu’au résultat final.
Chacune des six élections reproduit, avec ses particularités, une dramaturgie analogue :
– Quel enjeu, quel suspense ?
– Quelle séquence historique ?
– Quels candidats ?
– Quelle campagne ?
– Quelle France ?
– Quelles conséquences ?
/ presse
:: Présidentielles 1965-1995, offre une formidable
rétrospective des élections présidentielles de 1965
à 1995. Vivante, riche et souvent drôle, cette mise
en perspective historique se suit à la manière d’un
film, plein d’intrigue et de rebondissement.
Le Figaro
:: France 2 présente un document passionnant
qui retrace six élections présidentielles. Coups
tordus, coups de gueule, trahisons, personnages
récurrents et nombreuses surprises émaillent
chaque épisode. Le Monde Télévision
:: Un passionnant récit sur les six élections
de la cinquième république. VSD
/ générique
Ecrit par Jean-Noël Jeanneney, Olivier Duhamel et Virginie Linhart
Réalisé par Virginie Linhart
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Entretiens Olivier Duhamel, Jean-Nöel Janneney
Montage Laure-Alice Hervé
Image Christophe Michelet, Florian Bouchet
Avec la participation de France 2
© Kuiv Productions 2002
JAPON: LES ANNÉES ROUGES
Le 18 mars 2000, quatre membres de l’organisation terroriste NIHON SEKI GUN (l’Armée Rouge Japonaise) étaient rapatriés depuis le Liban pour être jugés au Japon, après 28 ans de clandestinité.
Chacun d’entre eux, à des degrés divers, a participé ou collaboré à des attentats en Israël, en Europe ou en Asie.
Quelques mois plus tard, Fusako Shigenobu, surnomée la reine rouge dans les camps palestiniens de la vallée de la Békaa libanaise était à son tour arrêtée, après avoir dirigé l’organisation terroriste japonaise pendant 30 ans.
– Qui sont-ils ?
– Qu’est-ce que le SEKI GUN, la plus mystérieuse organisation terroriste d’extrême gauche des années 70-80 ?
Pour le comprendre, il faut retourner plus de trente ans en arrière, reprendre l’écheveau d’une épopée complexe et sanglante, qui débuta par le GAKUSEI UNDO (le mouvement étudiant) de la fin des années 60.
Fusako Shigenobu a été condamnée en septembre 2005 à la prison à perpétuité après un procès qui aura duré prés de 4 ans.
Du même réalisateur :
[ Qui a tué Pierre Goldman? ]
[ S.K. – Serial Killer ]
/ presse
:: Rendant parfaitement compte de l’illusion lyrique propre à cette époque grâce aux archives visuelles et sonores, exploitant à merveille certains témoins, soulevant des lièvres pittoresques, Michaël Prazan ouvre des abîmes sous nos rétines. Télérama
:: Ce document exceptionnel de Michaël Prazan sur un moment d’histoire refoulé du Japon renvoie une image très forte et symbolique du mouvement contestataire dans le siècle, ses élans, sesdéchéances.
Famille Chrétienne
:: Un document passionnant sur une période méconnue de l’histoire nippone. Malgré la complexité des faits, il est d’une grande clarté. Téléloisirs
/ générique
Un film écrit et réalisé par Michaël Prazan
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Véronique Lagoarde-Segot
Avec la participation de Arte France
© Kuiv Productions 2002
MAÏA PLISSETSKAÏA, ASSOLUTA
Pendant cinquante ans le nom de Maïa Plissetskaïa, ballerina assoluta, fut indissociable de l’histoire du ballet soviétique et de l’une de ses scènes les plus prestigieuses, le Théâtre Bolchoï de Moscou.
Maïa Plissetskaïa a marqué l’art de la danse du XXe siècle. Après avoir dansé le grand répertoire, Maïa souhaita briser le carcan de l’académisme et travailler avec des chorégraphes contemporains. Elle entama une seconde carrière à l’âge où les ballerines quittent ordinairement la scène. Cette même recherche de nouveaux rôles l’amena à chorégraphier elle-même des pièces inspirées de grandes oeuvres de la littérature russe.
Maïa Plissetskaïa fut aussi actrice du cinéma soviétique, et sa beauté et son élégance inspirèrent peintres et photographes. Maïa fut une résistante de l’intérieur qui dut se battre pied à pied pour défendre son intégrité. Elle ne cessa d’être confrontée aux embûches innombrables inhérentes au gouvernement communiste qui la considérait comme une » fille d’un ennemi du peuple « .
Maïa Plissetskaïa vit aujourd’hui entre l’Allemagne et Munich. Loin de l’hagiographie, ce film propose une rencontre avec une artiste dont se réclament de nouvelles générations de danseuses, et une femme à la personnalité complexe en proie aux absurdités d’un système totalitaire.
– Prix de la mise en scène de l’Unesco
– Sélection au Festival Dance Screen de Monaco
/ presse
:: Dans ce film, le montage minutieux, la confrontation parfois splendidement décalée des images, font surgir en creux le portrait de Maïa Plissetskaïa. Le Monde Télévision
:: Elisabeth Kapnist compose ainsi avec finesse le puzzle d’une vie chahutée que Maïa Plissetskaïa semble rêver sous nos yeux. Un éclairage palpitant sur un des mythes de la danse. Télérama
:: Portrait, magnifique, de la fille d’un ennemi du peuple qui devint une star de la danse en Union soviétique . Télé Ciné Obs
:: Un film constitué de rencontres et d’archives exceptionnelles. Une belle heure où se mêlent émotion, beauté, nostalgie, regrets, amour. Une belle rencontre avec « la bombe incendiaire du Bolchoï » qui, de ses bras, sut faire des ailes. Famille Chrétienne
/ générique
Écrit par Elisabeth Kapnist et Christian Dumais-Lvowski
Réalisé par Elisabeth Kapnist
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Vladimir Berkhman
Image Anne Khripounoff, Élisabeth Kapnist
Son Nicolas Naegelen
Musique originale Anahit Simonian
Interprêtée par Felix Simonian et Sébastien Texier
Avec la participation de Arte France
© Kuiv Productions 2002

