CLAUDE CHABROL, L’ARTISAN
Ce qui anime ce portrait, c’est l’envers du décor ; ne pas chercher à faire une rétrospective de la si longue carrière de ce cinéaste mais évoquer sa personnalité. Une personnalité, si dense, qu’elle en est palpable dans sa façon de filmer les lieux, les êtres, les situations, une personnalité qui donne aux films de Chabrol une saveur bien particulière et reconnaissable.
Cette personnalité est comme un fil conducteur dans la carrière de Chabrol ; ses films changent et évoluent avec elle. Ce documentaire s’attache donc à cerner ce personnage en se concentrant sur son premier film (Le Beau Serge) et son dernier film (La fleur du mal) sorti en 2003.
Le premier film, parce qu’il est à la fois le fondateur de l’oeuvre et la preuve de ses apprentissages. Le dernier, parce qu’il nous signifie qu’il est encore vivant, en évolution constante et en cohérence avec son passé, même s’il préfère regarder devant lui.
S’attarder sur Chabrol, c’est parcourir un genre cinématographique, découvrir une manière de travailler, c’est poser un regard sur un cinéma et un cinéaste particuliers.
/ générique
Un documentaire de Patrick Le Gall
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Gérald Cailleaud
Image Didier Colin, René Lartigaud, Claude Pavelek
Son Witod Kubeck, Jacques Barbier, Isabelle Rougeot
Musique Mathieu Chabrol
Avec la participation de France 3 et MK2
©KUIV Productions – 2002
YÖNDEN RETROUVE
En 1992, Marie-Jaoul de Poncheville, a tourné un film en Mongolie, Molom conte de Mongolie, un conte traditionnel mongol qui racontait l’histoire d’un enfant et d’un chamane incarné par Tsededoi disparu aujourd’hui.
Neuf ans plus tard, elle revient voir l’enfant qui jouait dans son film et faire un portrait de lui à 17 ans. Toutes ces années, ils sont restés en contact grâce au docteur Alain Cantero.
Alain Cantero soigne régulièrement les nomades dans cette région et a monté en 2001 une caravane de soin qui est allée de Karkhorum au lac Khövsgöl. Yönden habite dans la région du Khangaï du Sud, près de Kharkhorum. Le jeune homme est aujourd’hui en charge de sa famille.
Le film montre Yönden dans sa vie familiale, et dans ses responsabilités en tant que chef d’expédition de la caravane dont nous filmons le trajet. Nous filmons la vie d’un jeune mongol dont le sens des responsabilités est formidable et la joie de vivre immense.
Molom avait grandement contribué à la connaissance de ce magnifique pays qu’est la Mongolie. Nous espérons que Yönden, contribuera également, mais d’une manière plus actuelle, à connaître ce pays à travers le portrait d’un jeune homme remarquable.
Sélection à Cannes Junior, et au Festival de Locarno
/ presse
:: Les mots y sont rares et choisis avec soin, murmurés par Charlotte Rampling. Les images (de l’immensité de la steppe mongole, des visages, des gestes d’Alain Cantero, l’autre grand personnage de ce film) se suffisent à elles-mêmes. Des extraits de Molom se mêlent au documentaire. Yönden crève l’écran, hier, comme aujourd’hui… Télérama
:: Poème introspectif sublimé par la voix chaude de Charlotte Rampling et quête initiatique, Yönden, est bien plus qu’un documentaire, c’est un heureux miracle qui donne envie de dire à l’auteure ces mots qu’elle adresse à Yönden : Puisses-tu très longtemps ne pas te fatiguer d’être en ce monde !
Libération
:: Le charme de ce film est de savoir se laisser aller à cette lenteur nomade, qui est tout simplement le rythme de la nature, et de capter avec patience, les évènements de la vie. Télé Ciné Obs
/ générique
Un film de Marie Jaoul de Poncheville
Scénario et adaptation de Marie Jaoul de Poncheville en collaboration avec Charles Castella et Pierre Joffroy
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Catherine Quesemand
Images Jacques Besse
Son Pierre André, Olivier Do Huu
Avec la participation de ARTE France
© Kuiv Productions 2002
ROMAN KARMEN
“De tous les arts, le cinéma est pour nous le plus important” disait Lénine.
Roman Karmen, ambassadeur non officiel de la cause soviétique, s’est conformé toute sa vie à cette maxime.
Qui est Roman Karmen : officier, propagandiste, cinéaste ? Au service du régime soviétique, il est correspondant de guerre de presse filmée en Espagne en 1936, envoyé spécial en Chine en 1938 pendant la guerre sino-japonaise, mobilisé dans l’Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale, responsable de la délégation soviétique à Nuremberg.
Il passe du ciné-journalisme à la mise en scène et vice versa, n’hésitant pas à reconstituer des événements majeurs non filmés tels que la bataille de Stalingrad. À partir des années 50, il se fait l’ambassadeur itinérant des révolutions socialistes… Il est un personnage complexe, multiple, qui ne regarde que ce qu’il veut montrer, partant du principe qu’il n’existe pas de vérité au cinéma.
En relatant le parcours hors du commun de Karmen, ce documentaire s’intéresse à la fonction de l’image ou, plus exactement, à la manipulation de celle-ci. Une image comporte toujours une signature, ne serait-ce qu’à travers le point de vue choisi ; il faut la façonner, la construire avant de l’enregistrer. Roman Karmen, qui le sait, place le spectateur au cœur même des combats, aussi bien dans ses “fictions” ou films journalistiques tournés après coup que dans ses documentaires de guerre.
Karmen n’est pas à l’abri de clichés, nourris de ses idéaux politiques. Fidèle défenseur du socialisme, il est de tous les combats, avec sa caméra pour arme : il encense les héros soviétiques du travail à l’usine, filme les grands symboles du socialisme comme l’alphabétisation à Cuba, dresse le portrait de Mao, encore inconnu, en train de lire Staline, et ignore délibérément la terreur qui gagne son pays en livrant des images de voiliers et de bien-être en pleine période de goulag…
/ presse
:: Ce film est d’abord un condensé fulgurant des enfers du XXe siècle. Monstrueuse et désespérante litanie d’atrocités, perpétrées au nom des nations et des luttes idéologiques. La saga de Karmen, telle que rapportée par Patrick Barberis tient presque du phénomène d’illusion. Tant ce documentaire, remarquable à plus d’un titre, massacre précisément et preuves à l’appui la notion de vérité objective.
Le Monde
:: Ce documentaire, qui embrasse une grande partie de l’histoire tourmentée du siècle dernier, abonde d’images, toutes tournées par Karmen. Il est servi en outre par un commentaire habile. Libération
:: L’évènementiel est d’une richesse inouïe, mais le plus intéressant réside sans doute dans l’interrogation toujours sous-jacente sur l’image, sa construction et sa part de subjectivité.
Télé Loisirs
/ générique
Un documentaire de Patrick Barbéris et Dominique Chapuis
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Françoise Bernard, Paul Morris
Musique originale Jean Pierre Drouet
Avec la participation de Arte France
© Kuiv Productions 2002
DU SOLEIL POUR TOUJOURS
A sa sortie de prison, un homme (mon frère) retourne chez lui sur la Costa Del Sol, en pleine saison estivale. Portrait d’un homme au seuil d’une nouvelle vie, dans une ville marquée par son passé festif.
J’ai retrouvé une photo, c’est la seule que je connaisse où je suis avec mes trois frères. À droite il y a José, il porte la même chemise que moi, celui qui se marre c’est l’aîné, Charles mon frère espagnol. Il est l’enfant du premier mariage de ma mère.
Quand elle est partie refaire sa vie en France, Charles est resté en Espagne, auprès de sa grand-mère et de sa tante. On se voyait l’été pendant les vacances quand notre mère nous emmenait voir sa famille à Torremolinos sur la Costa Del Sol.
C’est là que Charles a grandi et vécu. Après des années passées sans le voir, je reviens à Torremolinos pour lui parler et tourner ce film.
Vincent Martinez
/ générique
Un documentaire de Vincent Martinez
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Image Vincent Martinez , Arnaud Beigel
Montage Arnaud Beigel, Richard Bois
Musique Laurent Coq, Benjamin Rafaëlli
Avec la participation de Vincent Sacripanti
© Kuiv Productions 2002
ÉCHELON, LE POUVOIR SECRET
VOUS ÊTES SOUS SURVEILLANCE…
Aujoud’hui, il existe une grande puissance qui espionne le monde. Aujoud’hui, vos communications téléphoniques, vos e-mails, vos fax, vos télex, peuvent être interceptés par d’immenses oreilles qui écoutent la planète entière. Aujoud’hui, une grande puissance arrive à lire via satellite le titre du journal que vous lisez à la terrasse d’un café, et bientôt elle lira les articles eux-mêmes. Aujoud’hui, il existe une puissance capable de filtrer les conversations téléphoniques d’un pays entier, de les trier, de les recouper grâce à des ordinateurs capables de recherches intelligentes et thématiques, indexées par mots clefs. Cette grande puissance, c’est l’Amérique.
Les Etats-Unis ont développé au cours de la guerre froide, avec la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, un immense système d’écoute nommé projet F415 dit Échelon. Aujourd’hui la guerre froide est finie, mais ces grandes oreilles placées aux quatre coins du monde servent encore…
… De l’Anti-terrorisme à la surveillance de ses propres citoyens, de l’espionnage militaire à l’espionnage économique de toutes les plus grosses entreprises mondiales, le système Échelon, développé par la National Security Agency (NSA), sert beaucoup plus qu’on ne veut bien le croire ou le dire, et ses nouvelles activités en grande partie illégales constituent un atout majeur pour la puissance commerciale, militaire et technologique des Etats-Unis.
L’Europe, de son côté, développe aussi des bases d’espionnages, mais beaucoup moins puissantes et non coordonnées.
– Que va faire l’Europe pour se protéger ?
– Va-t-elle se lancer dans cette guerre d’espion ?
– Va-t-elle essayer de réglementer ?
– La confidentialité de nos vies privées est-elle menacée ?
Enjeu majeur du début du 3ème millénaire,
la guerre de l’information n’en est qu’à ses débuts…
Ce film a été sélectionné à de nombreux festivals
et plusieurs fois primé, notamment au Chicago International Documentary Film Festival où il a reçu le Prix du Meilleur Documentaire.
/ presse
:: Dans cette enquête fascinante, bâtie à la manière
d’une fiction et accessible aux non techniciens,
le réalisateur, telle une fourmi infatigable,
décortique les raisons d’être, les abus et dangers
du système Échelon et souligne le poids de
la domination informationnelle, clé de tous
les pouvoirs. Télé Star
:: Réalisée comme une véritable fiction, cette
enquête très fouillée est édifiante. Avec des
témoignages percutants. Télé Loisirs
:: Un documentaire incroyable qui mérite
sans hésitation d’être vu. France Soir
:: Un climat oppressant, une tension constante
et des révélations qui font froid dans le dos.
Télé 7 jours
/ générique
Un film écrit et réalisé par David Korn-Brzoza
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Cécile Coolen
Documentaliste Frédérique Biasetti
Effets spéciaux Jacques Jeangérard et Arbanet
Avec la participation de France 2
© Kuiv Productions 2002
L’ENNEMI INTIME
Il faut plonger dans la réalité affreuse d’une sale guerre pour comprendre comment un jeune engagé de dix-neuf ans peut écraser la tête d’un arabe à coups de pierre, comment un gamin de vingt ans arrive à tourner la magnéto, abattre à bout portant un blessé, violer une jeune fille.
Comprendre pourquoi les autres, complices dans le silence, s’accoutument. Comprendre encore comment un ancien maquisard, résistant dès son plus jeune âge peut quinze ans plus tard, devenu officier, désigner des otages en vue de leur exécution. Comprendre enfin pourquoi tant d’anciens de la France libre, militaires en Algérie ont accepté des méthodes qu’ils avaient combattues, les armes à la main.
Loin des théories générales, des analyses globales, c’est en explorant les itinéraires individuels quePatrick Rotman tente de trouver une réponse. Pendant des mois, il a recueilli des témoignages d’hommes qui avaient été confrontés à la violence extrême (torture, exécutions, mutilations par le FLN, viols, bombardements..)
Ces témoignages, concrets, brutaux, parfois insupportables, tissent la face sombre d’une guerre affreuse. Ils forment un récit où une trentaine de destins s’entremêlent avec l’histoire de la guerre d’Algérie.
Des débuts en 1954 aux derniers brasiers de 1962, les grandes étapes sont racontées par des acteurs directs dans un va et vient permanent entre les situations personnelles et les évènements : la pacification, les sévices du FLN, les émeutes du Constantinois en 1955, les embuscades, les représailles, la bataille d’Alger, les DOP, les commandos de chasse, la liquidation des harkis…
Le fil conducteur qui court tout au long est la description de la spirale de la violence, le mécanisme de l’engrenage qui conduit au basculement des individus.
L’ennemi intime est un film sur le passage à l’acte. Dans quelle situation extrême, l’homme devient un animal, libère des instincts primitifs ? La description du contexte précis de la guerre d’Algérie (isolement, peur, mise en conditions, exactions du FLN) est évidemment primordiale pour comprendre comment un français ordinaire devient un bourreau banal.
L’ennemi intime est un film sur la part d’ombre qui est en chacun de nous. Les témoignages mettent en évidence la banalité du mal que l’on retrouve hélas dans toutes les guerres de ce type. Ce sont des hommes ordinaires qui ont tué, pillé, torturé. Ils n’étaient pas nés bourreaux. Aujourd’hui encore, ils s’étonnent de cette bête qui gît en eux.
L’ennemi intime, c’est celui qui est en nous.
/ presse
:: Des mots sur l’indicible. Poignant. Le Monde
:: Une confession collective qui fouille au plus profond
des entrailles humaines. Et l’on a soudain le sentiment
de tout découvrir, bouleversé. Télé Obs Cinéma
:: Guerre d’Algérie, une terrible leçon d’histoire.
Un documentaire exceptionnel. Journal du Dimanche
:: L’ennemi intime, risque de laisser une forte empreinte
à la fois dans l’histoire du documentaire historique et
dans celle du débat sur la guerre d’Algérie. La force
stupéfiante de ses témoignages, la qualité, la rareté
des images proposées et le soin apporté à sa
construction, en fait un évènement. Pélerin Magazine
:: Patrick Rotman signe là un film indispensable, dont
les images abrasives devraient longtemps nous hanter.
Télé 7 Jours
:: Cette série documentaire est aussi troublante et
insoutenable que nécessaire. La Croix
/ générique
Un film écrit et réalisé par Patrick Rotman
Une production Michel Rotman
Montage et musique Richard Bois
Documentation Marie Hélène Barbéris
© Kuiv Productions – France 3 – 2002
épisode 1 : Pacification
épisode 2 : Engrenages
épisode 3 : Etats d’armes
CINÉBUS
Magazine d’initiation et de décryptage, Cinébus s’adresse en priorité à un public jeune, qui consomme beaucoup de cinéma sans avoir pour autant de vrais repères artistiques et historiques.
C’est dans un esprit de plaisir et de partage que le magazine fait entendre plusieurs voix: une séquence thématique toute en images renvoyant à l’un des grands films de la semaine ouvre le magazine et se prolonge le plus souvent par une conversation intime entre Ariel Wizman et l’invité principal.
Les sujets filmés servent à établir des rendez-vous réguliers autour de rubriques récurrentes (making-of, histoires de cinéma, portraits).
Nomination aux 7 d’Or
/ presse
:: On l’attendait, l’émission de cinéma un peu
différente, riche, insolente. On l’a grâce à
France 5, à Anne Andreu et à Ariel Wizman.
Alléchant ! Rien que le générique est un must !
Télérama
/ générique
Présenté par Ariel Wizman
Avec la participation de Mouloud et Francis
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Rédacteurs en chef Anne Andreux, Frédéric Bénudis
Rédacteur en chef Adjoint Thomas Luntz
Coordination éditoriale Emma Baus
Réalisation Tristant Carné, Denis Thybaud
Direction de production Mark Edwards
Avec la participation de France 5
© KUIV PRODUCTIONS – 2002
LES 3 VIES DE GERMAINE TILLION
Ce documentaire est construit autour de la parole de Germaine Tillion, de son récit, de ses anecdotes plus que sur la chronologie des événements tragiques et historiques qu’elle a traversé.
Avec une précision inouïe, elle nous raconte des passages de notre histoire, citant des lieux, des dates, des hommes et des rencontres avec le Général De Gaulle, Yacef Saadi, les tortionnaires nazis et bien d’autres encore.
C’est bien ses convictions, sa foi dans l’action, ses espérances, ses combats intérieurs et intimes qui sont mis en avant.
De nombreuses archives, films, photos, journaux de l’époque viennent enrichir le propos.
C’est d’une manière elliptique et non exhaustive que nous montrons les tragédies de cette seconde moitié du vingtième siècle.
Nous avons privilégié les instants de vie, les trois périodes vécues, de Germaine Tillion :
– l’ethnologue ;
– la résistante ;
– la combattante.
/ générique
Écrit et réalisé par Gilles Combet
Entretiens de Jean Lacouture
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Avec la voix de Catherine Desplaces
Montage Françoise Tubaut
Images Claude Pavelek
Avec la participation de France 5
© Kuiv Productions 2001
JOSÉ & COMPAGNIE
Pourquoi et comment José Bové est devenu, en deux ans, une figure internationale du combat contre la mondialisation et les OGM qui réunit aussi bien le paysan indien du Karnataka, le mouvement Citizende Ralph Nader aux Etats-Unis ou le maire de Porto Alegre au Brésil ?
Récit d’une aventure qui surgit par hasard sous les feux des projecteurs, en août 1999, sur l’esplanade d’un Mac Donald à Millau et qui aurait pu se poursuivre par une candidature à la présidentielle française de 2002.
A travers ce récit, on découvre ce que José Bovépense du modèle agricole productiviste et le rôle des OGM dans ce système, la question de la mondialisation et la manière d’en corriger les effets néfastes, la déshérence du discours politique face aux mouvements citoyens activistes.
On découvre aussi la manière dont il utilise les médias à chacun de ses « shows » internationaux.
Des images d’archives et des images tournées avec le Bové circus 2000-2001 témoignent de l’aura internationale du porte-parole de la Confédération Paysanne, reçu comme un héros partout où il se déplace.
Des réactions de personnages centraux dans le d ébat sur les OGM ou la mondialisation, comme un responsable de la firme Monsanto ou Jean-Marie Messier, apportent un contrepoint aux thèses défendues par José Bové.
/ générique
Un documentaire de Denis Pingaud
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Yvan Gaillard
Image Claude Pavelek, Laurent Redolfi
Son Francisco Heron de Alencar, Paulo Cesar
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 2001
MITTERRAND VU PAR…
Quoi de plus excitant que de faire le portrait d’un homme public à travers les personnages, publics ou intimes qui l’ont côtoyé, de près ou de loin, à des périodes aussi diverses et complexes que sa jeunesse, ses années d’apprentissage ou ses années de pouvoir ?
… Faire le portrait historique du chef d’État le plus « long » que se soit donné la République en France, en proposant la clé de toutes les énigmes politiques, psychologiques ou judiciaires qui scandent cette carrière multicolore. Appréhender les multiples facettes de cet homme aux intentions si mystérieuses par le biais de LA facette qui a correspondu à UNE période de sa vie, à ses relations avec UNE personne spécifique.
Ici comme ailleurs, témoignages, enquêtes et réquisitoires font et feront la trame de son procès historique et de celui de la société qu’il a si fortement contribué à dessiner – élans et grimaces.
Si savoureux qu’il soit au regard de l’amateur de caractères et de talents, le parcours qui mène le garde des Sceaux de 1956 aux abords de l’Observatoire, le chef des antigaullistes à une récupération satisfaite des institutions jusqu’alors combattues, le leader de la gauche à la réinvention du capitalisme français, le censeur du Coup d’État permanent aux pratiques du « bon plaisir » des années 90, le ministre libéral de la France d’outre-mer à la familiarité avec le bourreau des Tutsis, toutes ces voltes-face, voulues ou subies, nourrissent le réquisitoire du vertueux procureur et aussi les sarcasmes de moins probes censeurs.
De ces audiences, nous attendons que jaillisse un personnage dont on pourrait dire que les traits et les manières sont plus saisissables que le bilan politique, moral, diplomatique d’un demi-siècle d’action politique. Portrait en clair-obscur, plutôt que bilan ? Certes. Mais d’un témoignage à l’autre, un observateur très attentif pourra voir se dessiner les deux colonnes du passif et de l’actif de cette très longue vie publique.
/ générique
Un film de Patrick Rotman
Entretiens avec Jean Lacouture et Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman
Images Nicolas Dattilesi, Jacques Jeangérard
Montage Arnaud Beigel, Charlène Gravel
© Kuiv Productions 2001

