LA FOI DU SIÈCLE
Le phénomène communiste a façonné l’histoire du siècle qui s’achève. Le communisme a été un système totalitaire, sanglant et injuste qui partout a échoué. Et pourtant…
Le communisme a été la Foi du Siècle. Il a suscité partout, à travers quatre générations pendant sept décennies, l’engagement fraternel et généreux de centaines de millions d’hommes.
La Foi du Siècle veut comprendre ce paradoxe. Pourquoi le mineur bolivien, le paysan vietnamien, l’ouvrier français, le coolie chinois se sont enrôlés sous les plis d’un drapeau qui a détourné les sentiments les plus purs en utopie meurtrière.
La Foi du Siècle explore, en quatre heures, le mystère d’une machine totalitaire qui a séduit une part de l’humanité.
La Foi du Siècle fait le choix de restituer à chaque époque, ce qui a entraîné les hommes à adhérer à cette religion terrestre.
Avec des images d’archives recherchées dans le monde entier, et le plus souvent inédites, avec des films de propagande, la Foi du Siècle veut comprendre de l’intérieur l’infernale et fascinante attirance du communisme.
Nomination au 7 d’Or.
/ presse
:: Cette rétrospective constitue un spectacle attachant.
Libération
:: Les deux auteurs dressent un bilan assez lucide
du communisme. Le Figaro
:: La superbe série documentaire. L’Humanité Hebdo
:: Un remarquable document d’une grande justesse.
Une leçon d’histoire à ne pas manquer, une série
remarquable, dont on saluera la clarté et la précision.
France Soir
:: La Foi du siècle est une véritable réussite.
Passionnant, un vrai régal. Le Parisien
:: Passionnant. La Croix
:: Une chronique du communisme passionnante.
La Vie Hebdo
/ générique
Réalisation Patrick Barbéris
Texte écrit par Patrick Rotman
Lu par Patrice Chéreau
Production exécutive Marie Hélène Ranc
Production déléguée Michel Rotman
Montage Françoise Bernard
Documentation Marie-Hélène Barbéris
Musique originale Marc Perrone
© La Sept Arte – Kuiv Productions – Arkeion – 1999
DE GAULLE LE RETOUR, 13 MAI 1958
Depuis le 9 avril, la France n’a plus de gouvernement. Celui de Félix Gaillard, renversé, expédie les affaires courantes. On a fait appel à Georges Bidault, puis à René Pléven. Aucun n’a recueilli l’investiture de l’Assemblée. Les ultras à Alger, qui ne cessent de comploter, se sont assurés l’appui des hommes politiques partisans de l’Algérie française.
Le 13 mai, une gerbe est déposée au monument aux morts d’Alger, en mémoire de la fusillade par le FLN de trois soldats français prisonniers depuis 1956. L’immense foule qui a assisté à la cérémonie part à l’assaut de l’immeuble du gouvernement général à Alger, aux cris de « Vive Massu ! Vive l’Algérie française ! ».
L’immeuble envahi, la mise à sac commence. Massu, constatant que le mouvement est impossible à maîtriser, sauf à tirer sur une foule désarmée, décide de le « coiffer ». Il se nomme président d’un comité de salut public.
A 20h45, il lit sur le balcon sa proclamation :« Moi, Général Massu, je viens de former un comité de salut public (…) pour qu’en France soit formé un gouvernement de salut public, présidé par le Général de Gaulle ». Le 29 mai, dans un message au Parlement le président de la République René Coty demande l’investiture du Général de Gaulle comme chef de gouvernement.Comment la « marmite algéroise » a-t-elle pu imposer par un coup de force militaire le retour au pouvoir du Général de Gaulle et précipiter la liquidation de la IVème République ?
C’est tout l’objet de ce documentaire, réalisé autour d’un témoignage exceptionnel : celui de Lucien Neuwirth, réserviste en uniforme, venu de la métropole, qui s’est associé avec Léon Delbecque, représentant de Jacques Soustelle, pour se déclarer organisateurs de la manifestation de l’après-midi du 13 mai à Alger. Ces gaullistes, en noyautant le comité de salut public issu de l’émeute, vont l’orienter en faveur du retour du Général de Gaulle au pouvoir.
/ générique
Écrit et réalisé par Patrick Rotman et Virginie Linhart
Produit par Michel Rotman
Montage Laure Mazet
Dans la collection Les Brûlures de l’Histoire
En coproduction avec France 3
© KUIV PRODUCTIONS – 2005
LE GEL DU PRINTEMPS DE PRAGUE
Pour la première fois, on voit les images du Printemps de Prague tel qu’il a éclos à partir de janvier 1968, date à laquelle Alexandre Dubcek est élu secrétaire général du parti communiste tchécoslovaque à l’unanimité.
Aussitôt un groupe de travail est chargé de la préparation d’un texte politique qui sera plus tard connu sous le nom de Programme d’action du Parti communiste tchécoslovaque.
Du mois de janvier à la fin mars 1968, Dubcek réagit comme tout nouveau chef de parti : il tente de consolider son pouvoir personnel
à sa manière, sans violence ni autoritarisme.
Il s’appuie sur toutes les forces de changement (presse, opinion publique, fraction du Parti) pour neutraliser le président de la République Novotny et ses partisans conservateurs, sans se rendre compte de l’ampleur du mouvement qui se développe hors de l’appareil et dont témoignent avec force les images d’archives.
Le film met en scène la particularité du Printemps de Prague : en dehors de l’élection de Dubcek, aucune date, aucun fait, ne marquent le début de l’immense débat que l’on observe partout.
/ générique
Un film de Patrick Rotman
Réalisé par Virginie Linhart et Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman
Collection « Les Brûlures de l’Histoire »
Avec les interventions de Bohumil Simon, secrétaire de la ville de Prague, ancien membre de l’équipe Dubcek, Milan Jungman, ex rédacteur en chef du journal Literarni Noviny, journal phare du « Printemps de Prague », Jiri Müller, ex dirigeant du mouvement étudiant dans les années 60.
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 1998
HISTOIRES DE GUERILLAS
Théma Arte « America Latina »
« Pauvres de nous, si petits, avec toute la révolution à faire. »
Zapata, Guevara, Marcos
L’Amérique latine est emblématique des luttes révolutionnaires, elle a fournie depuis le début du siècle les héros qui incarneront les révolutions les plus généreuses, les plus désespérées, les plus romantiques aussi, jusqu’au sous commandant Marcos dans le Chiapas d’aujourd’hui.
Ces mouvements de guérillas sont analysés à travers les grands visages révolutionnaires :
Celui de Zapata au Mexique, paysan, indien, nationaliste, il est l’image et bien sur le chef de son soutien populaire ;
Celui de Camillo Torrès en Colombie, le curé révolutionnaire qui fait naître un mouvement fondé sur la théologie de la libération ;
Che Guevara à Cuba et la théorie du Foco.
Enfin Marcos qui se relie à la révolution zapatiste à travers un combat d’indien, de paysans très inspirés de christianisme social : il est la synthèse et le symbole vivant des guérillas en Amérique latine.
/ presse
:: Une passionnante mise en lumière des mécanismes
de guérilla, à travers une remarquable série de
portraits et des images d’archives. Télé Poche
:: Histoire de Guerillas comporte de précieuses
actualités qui expliquent assez bien les situations
explosives d’un continent où la démocratie parvient
difficilement à s’installer. Roc
:: C’est un documentaire ambitieux qui ouvre le ban.
Le traitement rigoureux des archives, quelques
documents peu connus voire inédits retiennent
l’attention. Croissance
:: Une analyse pertinente des guérillas qui se
répondent et s’affinent. Télé Hebdo
:: Un documentaire ambitieux. La Vie
/ générique
Un film réalisé par Jérôme Kanapa
Écrit par Gérard Chailliand
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Chantal Quaglio
Avec la participation de La Sept Arte
© Kuiv Productions 1998
MAI 68
Mai 1968, c’est tout à la fois une révolte de la jeunesse, la plus grande grève de l’histoire, une crise politique sans précédent.
Dans ce documentaire nous avons choisi de raconter comment le pouvoir en place réagit durant les événements.
– Que s’est il passé au sommet de l’état pendant ces semaines cruciales ?
Surprise, incompréhension, erreur d’analyse, différents entre Matignon et l’Elysée, faille entre Georges Pompidou, Premier ministre
et le Général de Gaulle.
Ce récit nourri d’images d’archives s’appuie sur les témoignages des principaux acteurs de l’époque.
/ générique
Un film de Patrick Rotman
Réalisé par Virginie Linhart et Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage David Korn-Brzoza
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 1998
GÉNÉRATION
Génération est le feuilleton d’une génération qui a grandi sous la guerre froide puis la guerre d’Algérie et qui, débordant d’énergie, prête à exploser, fait son entrée dans les années soixante.
Cette série de quinze épisodes fait le portrait de celles et ceux qui se sont impliqués dans les luttes d’hier, alternant images d’archives et interviews.
LES ÉMISSIONS
L’engagement
Au début des années 60, les étudiants découvrent le militantisme et l’engagement politique lors de la lutte contre la guerre d’Algérie.
Les héritiers de Staline
Le mouvement communiste se fissure. Khrouchtchev dénonce les crimes de Staline. Au sein de l’Union des étudiants communistes, naît la contestation contre la direction du PCF, trop stalinienne. L’UEC insoumise attire tout ce que le Quartier latin compte de révolutionnaires en quête de révolution. Les uns après les autres, les “insurgés” se font exclure.
C’est la rupture entre le parti communiste et la jeunesse politisée.
Le quartier
Entre la Seine et le Luxembourg, sur les deux rives du boulevard Saint-Michel, le Quartier latin est un territoire, avec ses lieux et ses rites : les cinémas et les cafés, les facultés et les librairies. Au quartier, on étudie et on traîne, on se bagarre et on drague.
Les choses
Au milieu des années 60, le gaullisme est à son apogée, la France s’installe dans la société de consommation. C’est l’heure de Salut les copains. Georges Perec écrit Les Choses. Les étudiants contestataires refusent ce mode de vie.
La fête cubaine
Le triomphe de la révolution cubaine attire sous les tropiques les militants parisiens. Régis Debray et ses camarades suivent les traces de Che Guevara dans les maquis d’Amérique latine.
La prochine
1966 : Mao lance la révolution culturelle. Dans le ciel du communisme, le grand soleil qui colore l’Orient en rouge éclipse l’astre mort sibérien. Jean-Luc Godard tourne la Chinoise. Rue d’Ulm, les gardes rouges français investissent l’Ecole normale supérieur. D’autres s’établissent en usine afin de se mettre
“au service du peuple”.
Berkeley-Saïgon-Nanterre
En 1967-68, la jeunesse du monde entier se mobilise contre la guerre du Vietnam. Le 22 mars 1968, Cohn-Bendit et ses camarades occupent la toute nouvelle faculté de Nanterre pour protester contre la répression des manifestants.
La commune étudiante
3 mai 1968 : un meeting dans la cour de la Sorbonne en solitaire avec les étudiants de Nanterre, intervention de la police, protestation des badauds… Bouguereau, Cohn-Bendit, Krivine et Weber racontent ces dix jours qui ont ébranlé la France.
Paroles de mai
Mai et juin 1968 : les étudiants sont dans la rue, bientôt rejoints par les ouvriers. Témoins et acteurs du mouvement évoquent l’ambiance qui régnait, la parole reconquise et l’esprit de liberté.
La révolution introuvable
Mai n’était qu’une répétition générale, la prochaine fois sera la bonne, promettent les jeunes bolcheviks autour de Krivine. La révolution, c’est tout de suite, répliquent les maoïstes de la Gauche prolétarienne.
Mai… Après
Au début des années 70, les idées semées en Mai 68 fleurissent. C’est le triomphe de la contre-culture dont le journal Actuel est le porte-parole. Les ouvriers de Lip reprennent la fabrication à leur compte.
Le torchon brûle
26 août 1970 : un groupe de femme dépose une gerbe à l’Arc de Triomphe en l’honneur de “la femme inconnue du soldat inconnu”. Le mouvement féministe se développe et impose la libéralisation de l’avortement.
La tentation terroriste
Février 1978 : Pierre Overney, ouvrier maoïste, est abattu devant les portes des usines Renault. La nouvelle résistance populaire décide d’enlever un cadre de l’usine. Olivier Rolin, qui fut le chef de la NRP, raconte cette opération et pourquoi la NRP refusa de s’installer dans le terrorisme, à la différence de l’Allemagne et de l’Italie.
Larmes à gauche
Le coup d’Etat militaire au Chili, le départ des boat people, la tragédie du Cambodge éteignent les derniers feux de l’Utopie. Reste alors la lutte pour les droits de l’homme.
Vingt ans après
20 ans après, trois anciens militants des années 60 et Harlem Désir, militant des années 80, commentent les combats et les rêves d’alors.
/ presse
:: Une série qui se révèle forte en image et riche
en propos. Midi Libre
:: Une série réaliste et passionnelle qui fait le bilan
d’une génération emportée par les idéologies.
Le Film Français
:: Une plongée nostalgique, un superbe documentaire
de création à ne pas manquer.
La Nouvelle République
:: Cette véritable série informe intelligemment.
Télé Magazine
:: Une série particulièrement intéressante et très riche
en documents. Cette série démarre très fort et plonge
loin dans les racines historiques. Des images d’archives
et témoignages de personnalités alternent, distillant
l’émotion. Le Quotidien
:: Une saga qui nous faite revivre avec émotion
notre histoire. Télé K7
:: Atouts de cette série qui passionnera les quadragénaires
d’aujourd’hui : la réalisation, neutre, les témoignages
et le montage serré qui évite l’ennui. L’Est Républicain
:: Génération est une jolie série qui restitue avec à la fois
ironie et nostalgie notre histoire. Télérama
:: Génération ouvre cette semaine la série des
documentaires. Une manière d’album de famille à
feuilleter tendrement. Le Nouvel Observateur
/ générique
Série réalisée sous la direction de Daniel Edinger
Réalisation des 15 épisodes
Gérard Follin, Françoise Prebois, Irène Richard,
Michel Fresnel, Gilles Nadeau, Daniel Edinger,
Jean Lassave
Entretiens Hervé Hamon et Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman
Montage des 15 épisodes
Catherine Ripert, Mireille Abramovici, Anita Perez,
Valérie Mayoux, Bernard Sasia, Martine Bouquin
Musique originale François Tusques
© Kuiv Productions, La Cinq, INA
LA DERNIERE DIGUE
Dans une société qui vacille depuis vingt ans entre crise et chômage, l’inspection du travail devient le seul rempart contre la dégradation des conditions de travail dans l’entreprise, La dernière Digue.
1600 agents de contrôle surveillent en France le respect de la bible du droit social, le code du travail, qui régit les conditions de travail de plus de 16 millions de salariés, depuis le combat contre le travail clandestin jusqu’au contrôle des conditions d’hygiène et de sécurité en passant par le contrôle du temps de travail.
Le constat du manque de moyens dont dispose aujourd’hui l’Inspection du Travail, à une époque où la pression du marché est telle que l’économique prend le pas sur le social, nous amène à faire un bilan du monde du travail aujourd’hui, des enjeux qui gouvernent les rapports de force tant au niveau politique qu’au niveau de l’entreprise, et de l’étau dans lequel sont pris tant les salariés que les inspecteurs du travail.
/ presse
:: Un reportage passionnant de bout en bout.
Le Figaro
:: A ne manquer sous aucun prétexte. Le Point
:: Voilà un film sérieux, honnête, citoyen
pourrait-on dire. Télérama
:: Au départ, le sujet pourrait paraître peu excitant,
or il se révèle plein d’enseignements. Télé Obs
:: Ce sujet passionnant jouit d’une réalisation
magistrale. La Vie Télé Hebdo
:: Une enquête passionnante et instructive qui dresse
avec minutie et exhaustivité l’ampleur des difficultés
liées au métier d’inspecteur du travail. Télé Poche
:: Cette passionnante enquête nous donne à découvrir
les missions de l’Inspection du Travail. Télé Câble
/ générique
Écriture, réalisation et musique Richard Bois
Production déléguée Michel Rotman
Montage Nicolas Boisson
Image Emile Navarro
Avec la participation de France 2
©Kuiv Productions 1998
VOYAGE AU CENTRE DE LA TOUR
La Tour Eiffel est un espace de vie et de loisirs gigantesque…
… Mais c’est aussi un espace de travail, où 34 ouvriers, du peintre aux serruriers, en passant par les mécaniciens et les plombiers s’affairent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an.
Conduits par ces personnages atypiques, parfois un peu bourrus, souvent blagueurs, ouvriers spécialisés et alpinistes funambules,
nous découvrons tous les recoins de la Tour Eiffel.
Des sous-sols au quatrième étage, postés sur les voies des ascenseurs, enfermés dans les accumulateurs, accrochés au bord des passerelles, petites fourmis prises dans les fabuleuses dentelles de cette fascinante toile d’araignée…
/ presse
:: Un joli témoignage sur ces artisans de l’ombre.
Le Point
/ générique
Un film de Jocelyne Lemaire-Darnaud
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Annick Hurst
Images Jocelyne Lemaire-Darnaud
Musique originale Catherine Simonet
Avec la participation de Canal+
© Kuiv Productions- Canal+ 1998
CHASSEURS DE TEMPETES
Ouessant, à la pointe de la Bretagne, c’est le cap Horn de l’Europe. La zone des tempêtes, des courants fous. La confluence de l’Océan, l’Atlantique, et d’une mer, la Manche, dans laquelle il vient s’étrangler.
C’est aussi la route maritime la plus fréquentée du globe : chaque jour, 150 navires, 750 000 tonnes de pétrole circulent au large de l’île.
Nous avons voulu comprendre pourquoi, depuis vingt ans, depuis le naufrage de l’Amoco Cadix, aucune catastrophe écologique et humaine majeure ne s’est produite à nouveau. Car ce n’est pas le fruit du hasard. Pour une fois, on s’est organisé. Pour une fois, une politique a été décidée et reconduite. Pour une fois, des hommes d’appartenances diverses (civils, militaires, marins, terriens) ont uni leurs compétences.
Le pivot du système est un remorqueur, L’Abeille Flandre, un des plus puissant du monde, capable de tracter un pétrolier de 550 000 tonnes en charge. S’il avait été là, s’il avait été affrété comme il l’est aujourd’hui pour une mission de service public, l’Amoco n’aurait jamais souillé 200 kilomètres de côtes.
Par force 10 à 12, et au-delà, on découvre ici le métier de ces hommes qui s’obstinent à répéter qu’ils ne sont pas des héros. On découvre que, le 4 janvier 98, un pétrolier fou a failli se déchiqueter sur les roches d’Ouessant puis sur celles de Portsall. On assiste à une prise de remorque, au milieu des marins, sur la plage arrière du bateau.
Et la mer vraiment démontée.
/ presse
:: Ce reportage d’Hervé Hamon, écrit avec un talent
littéraire rare à la télé, rend hommage à ces marins
bourrus et pudiques, inconnus et courageux.
Télérama
:: Les images qu’il en a rapporté et qu’il nous livre
aujourd’hui sont somptueuses. Ses commentaires
sont tout à la fois littéraires et informatifs. Télé Obs
:: Un reportage exceptionnel qui nous fait vivre en
compagnie de ces dompteurs de courants fous
des tempêtes inimaginables. Effrayant et fascinant !
France Soir
:: Les images de son reportage sont spectaculaires
et magnifiques. Le Point
:: Excellent reportage. Les images sont fantastiques
et l’atmosphère qui règne à bord parfaitement
restituée. On ne lâche pas prise. Télé 7 Jours
/ générique
Écrit et réalisé par Hervé Hamon
Tournage de Hervé Hamon
Produit par Michel Rotman
Montage et musique originale Richard Bois
© Kuiv Productions 1998
L’ODYSSÉE DU COUREUR DE FOND
Demi-fond, fond ou marathon, la course à pied est aussi ancienne que l’humanité. À l’aide d’archives souvent inédites, J.C. Rosé montre ici comment les plus grands champions ont couru au rythme des convulsions du 20e siècle : guerres mondiales, socialisme, émergence de l’Océanie puis du tiers-monde…
Mille cinq cents à 3 000 mètres (le demi-fond), 5 à 10 kilomètres (le fond), 42 kilomètres (le marathon), telles sont les distances avalées par les coureurs de longues distances. Depuis l’Antiquité grecque, leur discipline est reine. Au-delà de l’exploit, ces grands arpenteurs de la Terre nous révèlent également l’idée que les hommes se font d’eux-mêmes et de la société dont ils sont issus.
Dans le film de Jean-Christophe Rosé, petite et grande histoire alternent, se répondent et s’éclairent à travers la vie des grands champions qui ont marqué l’univers de la course de fond : le Finlandais Paavo Nurmi, le Tchèque Emil Zatopek, l’Australien Ron Clarke et l’Éthiopien Abebe Bikila. C’est autour de ces quatre grands que s’articulent les quatre saisons du film : neige, pluies d’automne, printemps océanien, soleil.
Ce film est entièrement composé de documents d’archives souvent inédits. Il s’agit d’athlétisme et, plus précisément, de la course de fond et de son histoire au 20e siècle.
Au-delà de l’idée première d’une histoire des coureurs de fond dans le contexte de leur pays d’origine se dessine l’idée d’un grand voyage de la neige vers le soleil, conduit par les milliers de pas de ces grands arpenteurs à la surface de la Terre. Le coureur de fond y devient le révélateur de ces mouvements du nord vers le sud, de l’est vers l’ouest, de l’Atlantique vers le Pacifique et le tiers-monde, qui sont la marque de notre siècle planétaire. Deux jambes qui foulent la cendrée…
L’essence du bipède, c’est la course. Parce qu’elle est constitutive de l’homme, cette activité nous en dit long sur l’osmose d’un sol et d’une culture, sur un pays et son histoire. 17 records mondiaux, 9 titres olympiques aux JO de 1920, 1924 et 1928 : le Finlandais Paavo Nurmi est le premier dieu des stades.
Grand Prix du Festival du film d’histoire de Pessac
Prix du Meilleur montage au FICTS de Milan
/ presse
:: Remarquable ! À l’instart d’un grand couturier, le réalisateur habille chaque image et lui donne sens pour que l’ensemble se tienne impeccablement. Puis il lui donne corps et vie à la fois pour un commentaire d’une extrême précision, d’une grande beauté littéraire, mais aussi grâce à une bande-son qu’il travaille avec des bruiteurs et des illustrateurs sonores. Télérama
:: Un souffle épique porte ce film entièrement composé d’archives rares et passionnantes. Un montage virtuose de Cécile Coolen. Le Monde
:: Jean-Christophe Rosé signe encore une fois un documentaire intelligent et passionnant. On revoit avec délectation les foulées mythiques, on savoure le texte percutant et nourri, les images d’archives foisonnent, les musiques sont choisies avec beaucoup de soin. Un pur bonheur. Le Point
/ générique
Un documentaire de Jean-Christophe Rosé
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Cécile Coolen
Image Georges de Genevray
Son Philippe Sorlin
Avec la participation de La Sept Arte
© Kuiv Productions 1997

