LE PRIX DE L’ESPOIR
Pierre Manin (Pierre Arditi) et Benjamin (Philippe Volter) sont chercheurs dans un hôpital parisien réputé. Un jour, une patiente qui présente les symptômes de la maladie très complexe sur laquelle ils travaillent depuis des années, vient passer un examen.
Ce jour là, la vie de Pierre bascule. D’abord fasciné par la pathologie de sa patiente, il s’attache de plus en plus à cette femme dont la vie dépend de son savoir. Ni maître des maux, ni maître de ses propres comportements, il s’investit à corps perdu dans la guérison de Christine (Evelyne Bouix).
Le chercheur est atteint du vertige d’Hippocrate, un mal tout à fait bénin mais tellement humain. Quand les sentiments de l’homme prennent le pas sur la rigueur et la neutralité du médecin.
Nomination aux 7 d’Or
/ générique
Un film de Josée Yanne
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Scénario, adaptation et dialogue de Hervé Hamon
et Chantal de Ruder
Montage et musique originale Richard Bois
Avec la participation de France 2
© Kuiv Productions 1997
VICHY ET LES JUIFS
LES DOSSIERS DE L’HISTOIRE
Avec les interventions de Serge Klarsfeld, de Jean-Pierre Azema et d’Henri Rousso.
1940 : la guerre éclair, la ruée des chars, un pays s’effondre.
Le 25 juin 1940, l’armistice divise la France en deux, livrée au Nord à l’occupation allemande. Paris, ville ouverte, voit sur la Tour Eiffel se dresser le drapeau du Reich.
Les Juifs de France seront la première cible, tant dans la zone occupée où est appliquée la politique raciale du Reich, que dans la zone libre où la Révolution nationale prônée par le maréchal Pétain permet l’instauration d’un antisémitisme d’État.
En France, à la veille de la guerre, on dénombre environ 300.000 Juifs, divisés en deux groupes bien distincts :
– 150.000 « Israélites » citoyens français
(bourgeois et professions libérales)
– 150.000 « Juifs » étrangers
(majoritairement en bas de l’échelle sociale)
Ces derniers seront les victimes privilégiées de Vichy.
/ presse
:: Exemplaire. Précis, clair et argumenté, ce documentaire
permet non seulement de comprendre les différentes
étapes qui ont conduit à la déportation de 75 000 juifs,
mais aussi de décrypter les rapports de force entre le
gouvernement de Pétain et les représentants de Hitler.
L’histoire n’est jamais simple, encore moins
manichéenne, P.Rotman le rappelle et le rappelle bien.
Télérama
:: Une accumulation d’images et de faits irrécusables qui
parlent d’eux-mêmes et que commentent sans passion
partisane l’avocat Serge Klarsfeld et l’historien
Jean-Pierre Azema. Télé Obs
:: S’appuyant sur de nombreuses archives (dont des
documents rares) et les analyses d’historiens, les
auteurs brossent avec précision l’engrenage de cet
antisémitisme d’état. Le Monde
/ générique
Un film écrit par Patrick Rotman
Réalisé par Virginie Linhart et Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage David Korn-Brzoza
Son Jean-Pierre Fougères
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 1997
GEORGE ORWELL
George Orwell, de son vrai nom Eric Blair, fut tour à tour jeune collégien, bourgeois brimé, petit fonctionnaire de police de sa gracieuse Majesté en Birmanie, travailleur saisonnier et vagabond en Angleterre, laveur de vaisselle en France…
Mais aussi engagé aux cotés des républicains pendant la guerre d’Espagne, et enfin écrivain de deux chefs d’oeuvre :« La ferme des animaux » et « 1984 ».
N’ayant jamais renié ses convictions socialistes, Orwell ne cessa de les confronter dans ses oeuvres aux pires déviations auxquelles elles pouvaient mener à gauche comme à droite.
Dans la vie comme dans la pensée et les écrits d’Orwell, cohabitent en permanence espoir et lucidité. « 1984 » sert de support et de leitmotiv tout au long du documentaire, où s’imbriquent en permanence les adaptations audiovisuelles du livre et leur parallèle avec la vie de George Orwell.
/ presse
:: Un portrait habilement illustré d’un écrivain tourmenté, d’une rare profondeur d’âme et d’une probité éthique certaine. Télé poche
:: Habile mélange d’images d’archives et d’extraits des trois versions cinématographiques de 1984, le documentaire retrace avec sincérité la courte et intense trajectoire de cet homme d’exception, au pessimisme et à l’humanisme incurables. Télérama
:: … D’où la finesse du propos de ce soir, à travers le montage de Christophe Muel et Richard Bois, tramant ce témoignage d’extraits de différentes versions filmées de 1984 et de bandes d’actualité.
Libération
/ générique
Un documentaire de Christophe Muel
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage et musique originale Richard Bois
Image Jean-Pierre Daudet, D. Smith
Son R. Anderson, Benoît Canu
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 1997
ONZE FOOTBALLEURS EN OR
L’objectif de ce documentaire est de retracer, à travers l’épopée d’une grande équipe de football, l’histoire de la Hongrie des années 50 et de l’insurrection de 1956.
En effet, entre 1950 et 1956, l’équipe Nationale de football de Hongrie, quasi imbattable, devint l’emblème de tout un peuple et rappela à l’occident l’identité d’une nation qui n’acceptait pas d’être ravalée au rang de démocratie populaire. Certes, cette équipe fut aussi la chose d’un régime.
Mais au-delà des rapports toujours intéressants et intéressés du sport et de la politique, combien plus complexes, ambigus et riches apparaissent les liens tissés entre un peuple et ses champions qui soudain en deviennent l’expression.
Cette double appartenance les rendent emblématiques de l’histoire de leur pays dans toute sa complexité.
/ presse
:: Comment dire en quelques mots la richesse de ce documentaire à l’écriture ciselée comme un diamant, comment expliquer le prodigieux travail de recherche, de choix et de montage des archives, comment souligner l’intérêt des différents témoignages, sinon en affirmant qu’on est là en présence d’un joyau ? Télérama
:: Ce documentaire est un formidable témoignage. Les mots de ces joueurs aujourd’hui âgés où se mêlent l’émotion des instants grandioses et tragiques restent des séquences d’une force rare.
L’Humanité
:: Le documentaire de Jean-Christophe Rosé montre bien – notamment avec les témoignages de cinq joueurs de l’époque – le lien d’amour qui s’est noué entre une population et une équipe qui s’est disloquée dans la tourmente de l’insurrection de novembre 1956. Le Monde Télévision
/ générique
Un documentaire de Jean-Christophe Rosé
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Cécile Coolen
Image Gabor Sandor
Avec la participation de France 3
©KUIV Productions – 1996
LE DESTIN DE LASZLO RAJK
LE SOMBRE DESTIN D’UN APPARATCHIK.
En mai 1949, Laszlo Rajk, alors ministre des Affaires étrangères de la Hongrie communiste, est arrêté. Condamné à mort à l’issue d’un procès retentissant le 22 septembre 1949, il sera exécuté.
Près d’un demi-siècle plus tard, on ne connait pas encore l’exacte vérité. Une seule certitude : Rajk et ses co-accusés étaient totalement innocents des crimes qu’ils avouèrent devant le tribunal.
Ce documentaire a d’abord pour objet de reconstituer la mécanique du premier grand procès stalinien de l’après-guerre, d’en restituer le contexte, d’en dégager les causes, et surtout d’en expliciter la fonction.
Cependant, au-delà de la monstruosité glaciale d’une machine à éliminer – dont le fonctionnement interne échappe à toute logique -, l’affaire Rajk
est aussi une sombre tragédie, au sein de laquelle se brisent les volontés, où se dilue toute humanité.
En effet, c’est le meilleur ami de Rajk, Janos Kadar, compagnon de résistance, qui se rendra dans sa cellule pour lui extorquer des aveux.
Le destin de Rajk concentre tout le drame hongrois de l’après-guerre. Sa réhabilitation et ses funérailles à l’automne 1956 seront le prélude de l’insurrection hongroise.
Son fils, Laszlo, présent à cette cérémonie, s’imposera comme l’un des chefs de file de l’opposition démocratique.
/ presse
:: Un documentaire fort intéressant qui rappelle la noirceur de la période stalinienne, où opposants
et militants communistes pouvaient connaître le même sort, et qui démonte les rouages d’un
système aberrant. Le Parisien
:: L’histoire de Rajk vue à la manière d’un thriller, mélangeant habilement les images d’époque et
les témoignages. Le Républicain Lorrain
:: Un récit hallucinant d’un des plus odieux procès
de Moscou. On demeure effaré devant la monstrueuse
machine à tuer l’âme et le corps que constitue le
communisme. Des archives impressionnantes du
plus haut intérêt. A ne pas manquer ! Le Figaro
/ générique
Un documentaire de Patrick Rotman et Jérôme Kanapa
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Chantal Quaglio
Son Patrick Belz, Roger Torregrosa, Laslo Palinkas
Avec la participation de La Sept/Arte
© Kuiv Productions 1996
LECLERC LE LIBÉRATEUR
Relevant l’écrasant défi de juin 1940, de Gaulle ne pouvait aboutir sans le concours d’hommes d’exception : au premier rang d’entres-eux surgit Philippe de Hauteclocque, qui choisit en juillet 1940 de s’appeler LECLERC.
Une telle vie défie la vraisemblance.
En 1940, officier imbu de la plus stricte tradition militaire, il choisit, pour sauver l’honneur de son pays, de rompre avec l’armée qu’il révère. Il libère le Cameroun à bord d’une pirogue, prend la citadelle de Koufra avec des forces dix fois inférieures à celles des défenseurs.
Il jure alors de libérer Strasbourg, se jette à travers le Sahara pour faire la jonction avec la fameuse VIII armée anglaise de Montgomery, l’aide à vaincre Rommel en Tunisie, passe en Angleterre, se jette sur la Normandie, libère Paris puis Strasbourg.
Et comme emporté par un irrésistible élan, grimpe à Berchtesgaden au nid d’aigle d’Adolph Hitler avant de tenter en Extrême-Orient de prévenir la guerre coloniale et de tomber foudroyé à 45 ans dans le ciel d’Afrique.
Un tel homme a bien vécu et en notre temps.
Jean Lacouture, Jean-Christophe Rosé et George Buis ont tenté de le faire revivre par le témoignage de ses compagnons et de ses intimes.
/ générique
Un documentaire de Jean-Christophe Rosé,
Jean Lacouture et Georges Buis
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Henri-Claude de la Casinière
Musique originale Alan Shearer
Image Jean-Pierre Daudet
avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 1994
MONTAND, LE FILM
D’après le livre d’Hervé Hamon et Patrick Rotman « Tu vois, je n’ai pas oublié« .
Un an avant sa disparition Yves Montand se confiait pendant de longues heures au micro des auteurs de sa biographie.
Yves Montand nous a quitté.
Il nous laisse son plus beau testament : sa voix unique, émouvante, cette voix qui raconte Montand mieux que quiconque…
… les années de jeunesse où l’on manquait de tout, les premiers succès, les femmes exceptionnelles qui ont partagé son destin, l’engagement politique, et puis naturellement, Montand l’artiste, comédien et chanteur au sommet de son art.
L’effet est saisissant : la rencontre de ces images souvent inédites de toute une vie avec la sincérité et la proximité du témoignage nous restitue une part de cette vérité intime si difficile à percevoir.
Sélection officielle au Festival de Cannes 1994
/ presse
:: Jean Labib fait parfaitement passer le talent,
la vitalité, la sensualité de Montand, dans un
portrait jubilatoire qui a le mérite de nous mettre
la joie au coeur et qui donne à chacun, en sortant
de la projection, envie de rire et de chanter.
L’Évènement du Jeudi
:: Pour retrouver Montand tel qu’en lui-même,
un formidable documentaire. Le Nouvel Obs
:: Le film de Jean Labib nous restitue le meilleur
de Montand : sa voix. Le Figaro
:: Un kaléidoscope parfaitement maîtrisé. Le Point
:: Le résultat est sidérant ! Le Parisien
:: On est encore sous le charme. Paris Match
/ générique
Un film réalisé par Jean Labib
Collaboration à la conception
Hervé Hamon et Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Bernard Josse
Image Jean-Jacques Flori
Avec la participation de TF1 Films Production,
de l’INA et de Canal+
© Kuiv Productions 1994
LES BRÛLURES DE L’HISTOIRE
Les Brulûres de l’Histoire ont l’ambition de présenter à un large public les grands faits qui ont façonné l’histoire et qui continuent d’influencer le présent. Chaque émission traite d’un sujet (Dreyfus, 6 février 34, Jeanne d’Arc etc…).
Chaque émission, est construite en 4 ou 5 séquences, alternant récit en images et explications en plateau. Les sujets film à base d’archives servent à raconter, à rappeler les faits.
Le récit fait le point de la question. Cette mise à plat, de manière non polémique, la plus vivante possible apporte les connaissances indispensables. La discussion en plateau avec l’historien sert à analyser, à commenter. Il s’agit d’apprendre à « lire » l’histoire.
Chaque émission est ainsi préparée avec un historien spécialiste de la question. L’idée est de faire profiter les amateurs d’histoire des connaissances des professionnels. Le va-et-vient entre hier et aujourd’hui provoque un travail de la mémoire, une réflexion qui montre la complexité de l’histoire.
Cette série documentaire a obtenu un 7 d’Or en 1995 et le Prix du Comité Français pour l’Audiovisuel en 1996.
/ presse
:: D’excellentes émissions, enrichies de documents d’époque saisissants. Pélerin Magazine
:: Mesurée, équilibrée, cette série a l’avantage de faire le point sur des sujets riches de passions. Télérama
:: Des exposés clairs, des archives étonnantes racontent le plus noir des années sombres. Télé Loisirs
:: Enfin le magazine de notre histoire, traitant de sujets variés, et toujours complété par l’analyse d’un historien spécialisé sur la question. Cette série n’est pas sélective quant au public, au contraire, elle s’adresse aux curieux des grandes affaires du passé. Télé Star
:: Cette série documentaire, grâce à d’étonnants documents, évoque avec clarté le fil des évènements.
Le Parisien
:: Une émission de ce genre montre d’habitude quelques clichés anciens ; puis, satisfait de sa noblesse et rassuré de son bon coeur, on s’en retourne chez soi, tout ému. L’émotion confortable n’est pas dans le genre de Laure Adler et Patrick Rotman. Ils établissent le dossier d’après la bonté. Pour voir, comprendre, agir peut-être. C’est moins larmoyant et plus utile. C’est surtout, regarder son temps, et se glisser dans ces très beaux films. Une remarquable série, illustrée par des archives rares, accessible et de bonne tenue. Passionnant !
Le Figaro
:: Des portraits bouleversants. Télé 7 Jours
:: Une manière originale d’aborder les conflit idéologiques, qui vaut surtout par l’exceptionnelle qualité des documents utilisés pour l’illustrer. TV Mag
BOULEVARD DES HIRONDELLES
C’est une histoire invraisemblable !
Tenter de la résumer ne pourrait que susciter des sourires incrédules. Seuls comptent les détails qui ne s’inventent pas.
C’est l’histoire invraisemblable d’une femme, Lucie Aubrac, engagée dans la résistance à Lyon pendant la seconde guerre mondiale, qui accomplira l’impossible pour sauver son mari des griffes de Klaus Barbie. Comme toutes les histoires invraisemblables, cette histoire vraie est une vraie histoire.
Les acteurs figurent d’authentiques personnages, eux-mêmes acteurs d’une époque déraisonnable. C’est de Boulevard des Hirondelles que Claude Berri, en 1995, réalisa un remake avec Lucie Aubrac interprété par Carole Bouquet.
C’est une histoire d’amour sur fond vert-de-gris. Teinte, en ce début des années quarante, prisée par une mode qui se voulait ajustée. Couleur également des murs de la prison où croupit Raymond. Porté par l’énergie que donne la passion, Lucie l’arrache à ses geôliers, en organisant Boulevard des Hirondelles, une opération commando.
/ presse
:: Le suspence est ressucité par Josée Yanne avec une sobriété qui en déculpe l’efficacité. Le cinéma pur y trouve son compte. Le Figaro
:: Peur, trahisons, mais aussi solidarité, témérité un peu romantique : Josée Yanne a su peindre avec justesse les sentiments qui animaient les jeunes résistants. Le Canard Enchaîné
:: Avec infiniment de respect et de tendresse pour les héros d’une des plus pures aventures de la Résistance, ce film évoque les neuf mois au cours desquels une femme ordinaire est entrée dans l’Histoire. L’Évènement du Jeudi
:: Boulevard des Hirondelles, en montrant la vie quotidienne des jeunes combattants de l’ombre, se démarquera de tout ce qui a été fait jusqu’à présent dans ce domaine jugé sensible. Le Progrès
/ générique
Un film de Josée Yanne
Produit par Michel Rotman
Scénario, adaptation et dialogue de Josée Yanne
avec Christophe Bourseiller et Didier Sandre
Avec dans les rôles principaux
Elisabeth Bourgine (Lucie Aubrac)
et Pierre-Loup Rajot (Raymond Aubrac)
Chef monteuse son Espérance Ruiz
Images Carlo Varini (A.F.C.)
Musique de Pierre Jansen
Interprêtée par L’Orchestre Symphonique Français
Direction musicale Laurent Petitgirard
Son Jean-Bernard Thomasson
Une production M.J.N. Productions 1993
PIERRE MENDÈS-FRANCE
Quel nom, dans notre histoire contemporaine, éveille autant d’échos, pour avoir été si brièvement associé à l’exercice du pouvoir ?
De sa gloire, on dirait qu’elle est faite d’une puissante nostalgie, et que ce nom de MENDES, dans le langage courant, exprime ce qui aurait dû être plus encore que ce qu’il a été.
Voici un homme qui n’a exercé l’autorité de l’Etat que quelques semaines en 1938 sous l’égide de Léon Blum, puis de 1943 à 1945 dans la mouvance de Charles de Gaulle, et huit mois en 1954 et 1955 au sommet des responsabilités et a su néanmoins s’imposer comme le symbole d’une conception de la vie publique, démontrant que l’action politique n’est pas avilissante par nature, ni le pouvoir pervers par essence.
L’histoire de Pierre Mendès France, homme d’Etat français du XXe siècle, pose dans la plénitude les problèmes de la signification du “métier” politique, de la fin et des moyens et des rapports entre la morale et l’exercice d’un mandat public.
– A quoi tend l’homme politique ?
– A l’efficacité immédiate ou au témoignage pédagogique ?
– Si l’action est bien sa fin, faut-il admettre qu’elle implique la transaction, condition de sa durée ?
Il se trouve en tout cas qu’un certain gouvernement, confronté en 1954 aux urgences dramatiques de la guerre d’Indochine, de la paralysie tunisienne, de l’immobilisme européen, a donné au peuple français le sentiment que toute action n’est pas vaine, que tout consensus n’est pas inaccessible, que toute politique n’est pas sale.
Écrit et réalisé par Jean-Christophe Rosé, Jean Lacouture et Jean Daniel
Kuiv productions 1993
en Coproduction avec France 2
/ presse
:: Ce travail allie la pédagogie à l’émotion, la forme du documentaire est simple mais subtile, le commentaire clair, les archives apportent leur indispensable magie. Enfin, les témoins, glorieux et variés, aèrent ce film d’admiration, qui procède, avec talent, probité, à une panthéonisation critique.
Télérama
:: L’hommage de Jean Daniel et de Jean Lacouture est une opportune leçon de choses politique.
Le Monde Télévision
:: Pas d’anecdote, d’image indiscrète, de pittoresque privé. Et, rarement comme la télévision nous les donne, une proximité, une chaleur, presque une amitié chuchotée : un portrait à la fois fervent et précis. L’émotion ici naît de sa retenue même. On ne pouvait trouver ton plus juste pour faire revivre ce solitaire à l’action politique. Le Figaro
:: Un film passionnant ! L’Express
:: Une page d’histoire à ne pas manquer.
Famille Chrétienne



