RÊVER C’EST POSSIBLE
« Pour ces enfants, la danse est un moyen d’échapper à la misère et à cette violence qu’ils rencontrent dans la rue. Elle peut leur apporter un peu d’espoir et de joie, parfois un avenir ».
Philip Boyd
Fondateur de l’association « Dance for All »
L’association et école de danse « Dance for All » de la ville du Cap délivre une action pédagogique et sociale auprès des enfants noirs les plus défavorisés, en plein cour des townships, ces bidonvilles urbains.
Son action est une initiative généreuse parmi d’autres qui tente, là-bas, d’infléchir le triste sort des enfants noirs. En leur offrant à travers la magie de la danse une échappatoire à la délinquance, l’analphabétisme, la drogue et le SIDA, elle représente pour eux l’espoir d’un avenir meilleur.
Malgré la fin de l’Apartheid au début des années 1990, L’Afrique du Sud panse encore les plaies de ce système ségrégationniste. L’éveil démocratique n’a pas effacé la discrimination économique et sociale envers la population noire dont les enfants sont les premières victimes.
L’association privilégie au sein même de ses murs le brassage culturel du pays tel qu’il existe vraiment et pose les bases du respect mutuel entre ethnies. A travers le langage universel de la danse et de son apprentissage, elle tente le formidable pari de faire vivre en harmonie différentes cultures.
/ générique
Un film de Nils Tavernier
Produit par Marie Hélène Ranc et Michel Rotman
Montage image Florence Ricard
Avec la participation de FRANCE 2
© KUIV Productions 2005
LES SURVIVANTS – MUSIQUES ET PAROLES
Bande originale du film de Patrick Rotman
« Les Survivants », composée par Richard Bois
Avec le soutien de la Sacem
Une production Ruwenzori
Distribution Fnac et sur internet www.richardbois.com
Produit par Marie Hélène Ranc
Richard Bois a regroupé, thématiquement, les interventions musicales avec des sons du film et des extraits d’interviews, ce qui semblait une évidence pour un film centré sur la parole.
« Les survivants, musiques et paroles » contient aussi des morceaux qui ne sont pas dans le film mais qui ont été composés à partir des mêmes thèmes, joués avec les mêmes musiciens, dans la même logique.
Richard Bois s’est consacré depuis dix ans à allier la réalisation de documentaires à la composition musicale originale pour les films sur lesquels il a travaillé :
– George Orwell, (montage et musique)
– Le Prix de l’Espoir, (montage et musique)
– Chasseurs de Tempêtes (montage et musique)
– La dernière Digue (réalisation et musique)
– Les Miroirs du Tour (montage et musique)
– Vaslav Nijinski (musique)
– Arthur Schnitzler (musique et montage son)
– L’Ennemi Intime (montage et musique)
– M’aime pas Mal (réalisation et musique)
En matière de composition de musique de films, Richard Bois est en perpétuelle recherche de formations et de genres musicaux nouveaux qui donnent tout leur sens à l’image, du piano solo au grand l’orchestre en passant par le quatuor à cordes et le travail sur la voix.
Très initié au travail musical sur des sujets historiques et politiques, il intègre ses choix en référence ou en rupture avec une période et un genre musical, parfois en associant à ses compositions originales des propositions de musiques existantes qui se répondent et soient complémentaires les unes des autres dans l’atmosphère musicale d’un film.
Cette nouvelle partition pour « Les Survivants », est la première bande originale de documentaire commercialisée en France. Le CD a été pressé en 20 000 copies.
Sur le sujet le plus dur qui soit, une musique qui a demandé six mois de préparation, pour une écriture oscillant entre musique contemporaine et jazz, dans un minimalisme nécessaire. Sur les vingt mille albums, quinze mille ont été vendus avec le livre éponyme de Patrick Rotman.
HISTOIRES DE GAUCHE
Aujourd’hui la social-démocratie est un modèle à la croisée des chemins, avec la chute des candidats socialistes tant aux élections présidentielles qu’aux élections législatives en France en 2002.
Il y a quatre ans, avec la victoire du S.P.D. en Allemagne, venant après le succès de la gauche plurielle en France et des travaillistes en Grande-Bretagne en 1997, les sociaux démocrates participaient à onze des quinze gouvernements
de l’union européenne.
En 2004, ils ne sont plus présents que dans quatre pays : la Grande-Bretagne, la Grèce, la Suède, l’Allemagne. Une déconfiture qui s’accompagne d’une poussée générale des mouvements populistes, voire de l’extrême droite.
Le film entend retracer en images d’archives et en témoignages l’histoire de cette social-démocratie en Europe depuis le congrès de Tours jusqu’à nos jours. Une histoire qui a connu son lot de faillites successives face aux grands évènements du 20ème siècle avant de se reconstruire jusqu’à apparaître comme le modèle dominant du paysage politique européen à la fin des années quatre vingt dix.
Proposé en deux épisodes de 52 minutes, le film traite sur le mode du thématique et du chronologique à la fois l’aventure intellectuelle et politique du socialisme démocratique au 20ème siècle et des questions auxquelles ce modèle est confronté à l’aube du 21ème siècle.
La grande question de fond qui se pose est la suivante :
Si la social démocratie a gagné intellectuellement après la fin du communisme, n’y a-t-elle pas perdu son identité et sa capacité à exister comme programme de réforme ?
/ presse
:: Sans jamais être ennuyeuse grâce aux multiples témoignages français et internationaux et, pour «donner écho à son idée », l’intervention de la fiction dans son document, Virginie Linhart brosse un tableau très pertinent de l’état de la gauche. Le figaro
:: Avec quelques mois de recul, le documentaire de Virginie Linhart raconte ces Histoires de gauche. On les regarde avec gourmandise et effarement, tant l’abîme va grandissant entre la gauche et ses gouvernants. Libération
:: On ne s’ennuie pas un seul instant. Les images d’archives sont nombreuses et de qualité. Le Monde Radio Télévision
:: Ponctué d’extraits des discours fondateurs et d’interviews de caciques socialistes, l’éclairage offert par ce documentaire est extrêmement utile, car il replace le débat de la droite-gauche, dans son contexte historique.bFrance Soir
:: Un documentaire passionnant sur l’histoire de la gauche en Europe, depuis les grandes batailles ouvrières de la révolution industrielle jusqu’à la cinglante défaite de Lionel Jospin. TéléCinéObs
:: Une analyse et des témoignages d’une remarquable clarté. Téléloisirs
:: Ce premier volet, rappel historique prenant, met en évidence les limites des politiques confrontés au poids de l’économie. Une réflexion passionnante et essentielle sur l’avenir idéologique de la gauche. Télépoche
:: Un passionnant document, presque un défi. Il pose les bonnes questions aux tenants de la gauche et foisonne d’archives. Remarquable, le dernier volet pousse encore plus loin le questionnement sur l’avenir de la gauche européenne. Télé 7 jours
:: Instructif et précis. Télé2semaines
/ générique
Un film écrit et réalisé par Virginie Linhart
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Laure-Alice Hervé
Image Christophe Michelet et Florian Bouchet
Son Jean-Pierre Fougères
Avec la participation de TV5 Monde
© ARTE France – KUIV Productions – 2004
PIERRE MENDÈS-FRANCE, LA MORALE DE L’HISTOIRE
Sur fond d’archives de l’époque, de témoignages plus récents et de commentaires livrés par
Jean Lacouture, le réalisateur Jean-Christophe Rosérevient sur le parcours de l’un des hommes politiques de gauche les plus emblématiques
du XXe siècle.
Des débuts de Pierre Mendès-France comme député de l’Eure en 1933 –élu à 25 ans, il est alors le plus jeune parlementaire français– à la victoire en 1981 de Mitterrand, dont il a soutenu la candidature,
tous les moments forts de sa carrière sont évoqués.
Un documentaire agrémenté de témoignages de divers intervenants :
– Son épouse Marie-Claire
– Son fils Michel Mendès-France
– François Mitterrand
– Françoise Giroud
– Pham Van Dong, premier ministre du Vietnam au moment de la signature des accords de Genève.
/ presse
:: Ce docu, trop bref (52 minutes), écrit par son biographe, Jean Lacouture, dit l’essentiel. Libération
:: Le commentaire, écrit et lu par Jean Lacouture, (…) exprime toute la sympathie et le respect de l’historien pour l’homme politique. Cela n’empêche pas le film de proposer une rétrospective sincère et précise du parcours et de l’action de Mendès France (…) Cette évocation chronologique, de forme plutôt classique, est richement illustrée d’entretiens (…) et de séquences passionnantes filmées à diverses période de la vie de Pierre Mendès France. Le monde radio dvd vidéo télévision
:: Un excellent documentaire. (…) A contempler ce documentaire, apparaît plus convaincant encore que tout ce qu’on pouvait imaginer. TéléCinéObs
:: Ce travail allie la pédagogie à l’émotion. (…) La forme du documentaire est simple mais subtile: on croit feuilleter un album, à la fois familial et national. Le commentaire est clair, lu par la voix claironnante de Jean Lacouture. Les archives apportent leur indispensable magie. Enfin les témoins, glorieux et variés aèrent ce film d’admiration, qui procède avec talent et probité. Télérama
:: Une leçon d’histoire et de morale en politique, didactique mais jamais ennuyeuse, ponctuée d’images fortes et truffée d’anecdotes et de réflexions éclairantes, souvent de la bouche même de Mendès France. Télé poche
:: Un vibrant hommage à l’une des figures emblématiques de la vie politique française du XXème siècle. Télé 7 jours
:: Le portait fouillé et réussi d’un homme politique hors du commun. Télé 2 semaines
/ générique
Un documentaire de Jean-Christophe Rosé
Produit par Michel Rotman
Commentaire écrit et dit par Jean Lacouture
Extraits de [Pierre Mendès-France]
de Jean Daniel, Jean Lacouture et Jean Christophe Rosé
Kuiv Productions/France 3, 1992
Montage Dominique Barbier
Avec la participation de ARTE France
© KUIV PRODUCTIONS – 2004
L’OBSERVATEUR A 40 ANS
Fondé en novembre 1964, le Nouvel Observateur a désormais 40 ans.
Quatre décennies de combats politiques, d’évolutions sociales, intellectuelles et culturelles, qui sont autant de couvertures de l’hebdomadaire.
– En 1965, soutien à François Mitterrand candidat de la gauche unie à la première élection présidentielle au suffrage universel.
– Dès 1967, à l’issue de la guerre des 6 jours, engagement en faveur de la création d’un État palestinien au côté d’Israël.
– En 1971, publication de l’appel des 343 femmes pour la dépénalisation de l’avortement.
– En 1980, appui à la candidature de Michel Rocard contre François Mitterrand, avant de se ranger derrière celui qui allait gagner la bataille de la présidentielle de 1981.
Une période charnière pour le Nouvel Observateur : après tant d’années dans l’opposition politique, il devient le « Journal du pouvoir », une évolution qui va lui coûter cher.
Aujourd’hui, numéro 1 de la presse hebdomadaire, le Nouvel Observateur est à la croisée des chemins.
Pour la première fois de leur histoire, les journalistes doivent confirmer par vote la nomination des directeurs de la rédaction. Une élection qui donne lieu à débats et pose la question de l’avenir du journal lorsque ses fondateurs se seront éclipsés.
/ générique
Un film écrit et réalisé par Virginie Linhart
Produit par Marie Hélène Ranc et Michel Rotman
Montage Adriana Komivès
Image Georges de Genevray, David Geoffrion,
François Bordes
Son Laurent Schwartz, Jean-François Gondek,
Robin Aramburu, Frédéric de Ravignan
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 2004
ÉTÉ 44
Entre le printemps et l’automne 1944, la France après quatre années d’occupation, est libérée. En quelques mois, le régime de Vichy s’effondre, les alliés débarquent en Normandie, puis en Provence, l’occupant est chassé du territoire national.
Paris, symbole des symboles s’insurge, la République est restaurée, le général De Gaullemalgré l’hostilité de Roosevelt s’impose à la tête de l’état, l’épuration sauvage fait des milliers de victimes, les collabos fuient en désordre dans les fourgons de la Wehrmacht, la France prend sa place dans le camp des vainqueurs.
Été 44 se propose de faire le récit de ces mois décisifs où des millions de français ont basculé d’un régime dictatorial sous et à la botte de l’occupant dans la liberté retrouvée.
Ce film s’attache à suivre les principaux protagonistes de cette empoignade gigantesque : De Gaulle, Pétain, Roosevelt, la Résistance, les alliés, les collaborateurs.
Il mêle donc les événements militaires et les batailles politiques, le comportement des français, les grands enjeux diplomatiques, la guerre civile franco-française sans jamais perdre de vue le contexte global de la guerre mondiale.
Été 44 a passionné plus de 7,2 millions de téléspectateurs lors de sa diffusion sur France 3.
– Prix « Le Monde » au SunnySide of the Doc
– Laurier d’Honneur du Club Audiovisuel de Paris
/ presse
:: Ce documentaire est un des moments dont peut se glorifier une chaîne de service public. Ce film magnifique, porté par un commentaire dit avec intelligence et émotion par Philippe Torreton est un sommet du genre et parvient constamment à dépasser le lyrisme pour décrypter la force des images. Magistral ! Télérama
:: Un documentaire indispensable qui (re)pose de précieux jalons et donne le goût au spectateur de revenir aux sources et de scruter plus en détails ces semaines de l’histoire où tout a basculé. L’Humanité
:: Fruit d’un an et demi de recherches, ce film relate avec force et sans fioriture une période qui l’a déjà beaucoup été, mais jamais avec un tel souci d’authenticité. Le Figaro
:: D’abord une extraordinaire fraîcheur des images, mais il y a d’avantage dans cet Été 44. Cela tient peut-être au commentaire, dit avec une sorte de violence contenue par l’acteur Philippe Torreton. C’est un ton à part, qui ne ressemble à rien de ce qu’on a vu et entendu jusqu’ici. Et un flot d’images inédites… On n’oubliera pas cet Été 44 et son extraordinaire mélange de tristesse et d’allégresse. Le Monde
/ générique
Ecrit et réalisé par Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman
Montage David Korn Brzoza et Arnaud Beigel
Avec la participation de France 3 et de TV5 Monde
© KUIV Productions – 2004
DANS LA FORCE DE L’ÂGE
A l’heure où l’on parle de l’échec de l’intégration et des jeunes issus de l’immigration, et où l’on commence à peine à regarder en face les conséquences du vieillissement de la population française, ce film aborde ces deux sujets en même temps.
Trois adolescents en échec scolaire, suivent une formation en BEP sanitaire et social de 3 semaines. Ils vont devoir prendre en charge les résidents âgés et dépendants. Cette expérience très difficile de la mort et de la dégradation va pourtant octroyer à ces élèves une reconnaissance.
Tous trois possèdent des personnalités contrastées et complémentaires : Walid, un loustic d’origine marocaine vivant dans une cité, Sophan, une jeune fille timide et ultra sensible d’origine cambodgienne, et Norah, survoltée au grand cœur suivie par une éducatrice.
Avec dynamisme, entre l’horreur suggérée de la décrépitude, le comique absurde et la tendresse, le film capte leur désarroi, leurs angoisses, et surtout leurs sentiments. Sentiments dont ils se défendent de toutes leurs forces, car les liens naissants avec les vieillards les dépassent.
L’originalité et la vitalité de ce documentaire viennent de la rencontre surprenante entre l’énergie de la jeunesse et la profondeur tragique de la vieillesse.
/ presse
:: Avec leur fougue, leur énergie à deux mille volts et leur pudeur d’adolescents, les trois étudiants se retrouvent vite dépassés par la réalité de la maison de retraite et par les liens qui se tissent, malgré eux, avec leurs vieux protégés. Parce qu’il rend compte de ces liens sans tenter de les mettre lourdement en mots, ce film recèle une émotion constante. Télérama
:: Un documentaire poignant. Sans sombrer dans les faux bons sentiments de l’hypocrite Arthur ni dans le misérabilisme, la réalisatrice attrape, çà et là, quelques plans déchirants. Elle
:: De jolies tranches de vie où l’on rit aussi devant les malices et la caractère bien trempé de certains résidents. Un documentaire émouvant, jamais larmoyant . Télé Ciné Obs
/ générique
Un film de Juliette Senik
Produit par Marie Hélène Ranc
Montage Scott Stevenson
Image Emmanuelle Collinot
Son Nicolas Klein
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 2004
Premier pric au Festival Ciné Vidéo Psy
BÉATRICE
Gilles Blanchard, metteur en scène, nous conduit pour son premier film sur une scène de théâtre bien particulière : une plate-forme pétrolière en Mer du Nord dont les gros bras défient le froid et les tempêtes : elle s’appelle Béatrice.
Béatrice , majestueuse et conquérante, s’élance en un assaut héroïque, armée de son réseau d’artères où pulse le sang noir de la mer du Nord : le pétrole. Cette structure d’acier se dresse hors de l’océan comme un défi au ciel et aux éléments terrestres. Sa fonction et la vibration quasi organique qu’elle active vampirise les souterrains de la planète et les hommes au fin fond d’eux mêmes.
Car Béatrice est la vraie héroïne du film. La machine a volé la vedette à ces hommes qui lui sacrifient une part de leur humanité (la moitié de leur vie) en se mettant à son service. Dans cette communauté de travailleurs, certains y trouvent leur compte, d’autres s’y perdent. Aucun d’entre eux n’y a une vie héroïque. Ces hommes isolés du monde, sous l’emprise de cette maîtresse d’acier, sont les anti-héros de cette histoire.
Pourtant leur aptitude a s’adapter à ces conditions particulières de travail est exceptionnelle. Cette aptitude au service d’un progrès est-elle légitime ?
Au travers de leurs témoignages, le film aborde les questions essentielles et universelles de la relation de l’homme à son travail, de l’homme à la machine, de l’homme aux autres…
/ générique
Un film de Gilles Blanchard
Produit par Marie Hélène Ranc
Image Gilles Blanchard
Montage Charlotte Tourrès
Avec la participation de France 3 Ouest
© KUIV PRODUCTIONS – France 3 Ouest 2004
ALLEZ RICHARD
Richard Virenque est une idole.
Même s’il a menti. S’il a triché. S’il s’est dopé, s’il a nié et s’il s’est enfermé dans son mensonge. Il a été raillé et moqué. Il a finalement avoué. Il a traversé le désert de l’exclusion et a disparu un temps du peloton. Il n’a jamais gagné le Tour de France et ne le gagnera jamais. Pourtant, Richard Virenque reste le chéri de ces dames et le héros de ces messieurs.
Pourquoi ? Pourquoi les gens ne voient-ils que lui quand ils regardent passer le peloton ? Pourquoi des millions de Français espèrent-ils devant leur poste de télé que le coureur au physique d’éternel adolescent s’arrache de la masse des coureurs et qu’il finisse par pointer son doigt victorieux vers le ciel ?
Qu’est-ce que nous apprend cette popularité sur nous-même ? Qu’a-t-on tant besoin d’admirer chez lui, et qu’on ne peut trouver chez les autres ?
Car Richard Virenque est à mille lieux du terne Indurain ou du mal-aimé Armstrong. Il n’est pas non plus un Hinault, intraitable patron du peloton respecté pour sa force et ses victoires. Il n’est pas non plus un Poulidor, éternel sous-chef d’une France rurale désormais lointaine, ni un Jalabert, cycliste trop solide peut-être pour devenir une icône.
Richard Virenque est lui, à la fois fragile et courageux. Il n’a pas de panache, il est le panache. Son palmarès est sans rapport avec sa popularité. Peu importe. Il est émouvant, naïf et épique.
/ presse
:: Un portrait attachant de ce champion qui occupe une place à part dans le cœur des Français. France Soir
:: Un parcours étonnant sur lequel le cycliste revient avec une touchante émotion, accompagné de son épouse, de ses parents, de journalistes, et même d’un ethnologue, qui explique la fascination exercée par les sportifs sur le public. L’Express
:: Un documentaire sur le champion empreint de tendresse. L’Equipe
:: Un portrait tout en franchise et émotion d’une grande figure du cyclisme français. Télé 7 Jours
:: Il est difficile de rester insensible à la belle histoire d’amour de ce champion avec le Tour de France et son public . Télé Poche
/ générique
Un film de Laurent Fléchaire
Produit par Marie Hélène Ranc
Montage Stéphanie Porte
Image François Bordes
Documentaliste Frédérique Biasetti
Avec la participation de France 2 et de la RTBF
© Kuiv Productions 2004
DÉSIRS ET SEXUALITES
Parler de désirs, de sexualités, aborder l’intimité sans tabou ni faux-semblant, et ne pas se heurter au silence ni tomber dans le piège du sensationnalisme. A travers la France de tous les milieux et de tous les âges, le réalisateur explore les mille et une façons de vivre sa sexualité.
Soutenu par un casting de comédiens, ce documentaire donne la parole à des hommes et à des femmes de tous âges et de toutes origines, y compris à ceux que l’on n’interroge jamais sur leur sexualité – handicapés, hommes d’Eglise, SDF, anciens détenus, malades – et qui pourtant parlent volontiers.
C’est ainsi que Carole, styliste, croise Mickaël, étudiant, Juliette, agricultrice à la retraite, ou Fabrice, maçon. Cynthia revendique sa virginité, Jean et Céline leur goût commun pour l’échangisme; l’abbé admet se masturber parfois ; Fred, acteur de films pornos, est en manque de fantasmes ; Ingrid, belle homosexuelle, est la première rivale des hommes…
Guidés par les impressions de l’auteur, nous passons d’une histoire à l’autre, sans fausse pudeur ni voyeurisme, conviés le temps d’un récit dans l’intimité sexuelle de personnages singuliers et qui, pourtant, nous ressemblent.
« Toutes les personnes qui apparaissent dans ce film sont des acteurs. J’ai choisi ce principe pour garantir l’anonymat et libérer ainsi la parole des hommes et des femmes qui m’ont confié un moment de leur vie. Leur texte provient d’entretiens que j’ai réalisés dans toute la France. Aucune phrase, et aucun mot n’a donc été inventé.
Ces témoignages ne sont pas représentatifs d’un groupe d’individus, et le film ne prétend pas présenter un panel de la société française. C’est une enquête qui a été menée avec un regard subjectif et qui ne livre que des destins uniques et singuliers. »
Nils Tavernier
/ presse
:: Les interprètes sont tellement convaincants qu’on
oublie qu’ils jouent un rôle. Tous les thèmes sont
abordés sans tabous, mais sans racolage non plus.
Le Figaro
:: Un flux de confidences, crues, agaçantes,
émouvantes, drôles, qui se répondent et
s’opposent, un régal ! Télérama
:: Le sexe, un sujet difficile à aborder à la télévision
sans tomber dans le voyeurisme, la vulgarité
ou le déballage intime. Nils Tavernier a relevé
le défi avec intelligence et poésie. Le tout donne
un ton personnel et surprenant . Le Point
:: Le voyage extraordinaire de Nils Tavernier à travers
la libido des français. Un travail remarquable,
le dispositif est à la fois d’une grande originalité
et d’une surprenante efficacité. Marianne
/ générique
Un film de Nils Tavernier
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Florence Ricard
Enquête Souad Ketani et Laurent Bertoni
Image Nils Tavernier
Musique Stéphane Vernant et Esther Gagné-Fradier
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 2004



