LE RÊVE DE PIERRE
Crée par la volonté d’un homme au prix de la vie de cent mille autres, sacrifiés dans la boue de la Néva, Saint-Pétersbourg a été d’emblée le lieu d’une intense contradiction : une façade somptueuse, un ensemble architectural d’une splendeur inégalée, mais un arrière-monde de tragédie et de violence, un grouillement de fantasmes et de cauchemars. Le mythe est né ainsi de la nécessité de prendre parti, d’adorer ou de haïr. Il a grandi, durant trois siècles, nourri par l’imagination des écrivains et des artistes.
Raconter l’histoire de la fondation de Pétersbourg implique d’éclairer le parcours et la personnalité de Pierre 1er , ce géant de deux mètres doué d’une intelligence et d’une puissance exceptionnelle, démesuré dans ses qualités comme dans ses défauts. Assoiffé de culture, capable de fureurs meurtrières, amoureux du travail, il a focalisé toutes les contradictions et s’est laissé emporter vers tous les excès. Saint-Pétersbourg est un des reflets de sa grandeur et de sa folie. Son histoire est une grande aventure romanesque.
Au cour de ce film, il y a le désir de réaliser le rêve inaccompli de Pierre le Grand : voyager par les voies fluviales de Moscou à Saint-Pétersbourg . Parcourir ainsi au fil des fleuves et des lacs, entre Volga et Néva, les 650 km qui séparent les deux villes. Sur ce bateau, parmi les passagers anonymes, deux personnages vont exister, dialoguer, s’interroger.
Le premier personnage est un Russe d’une soixantaine d’années, Alexandre. C’est lui qui sera le maître du récit. En face de lui, une jeune femme de 25 ans, Emilie, qui se rend pour la première fois à Saint-Pétersbourg. Elle est française mais son grand-père est né dans cette ville, son arrière grand-père était un Amiral du Tzar et travaillait à l’Amirauté. Elle connaît par bribes l’histoire familiale et rêve depuis longtemps de découvrir cette ville.
Les images de Saint-Pétersbourg apparaîssent en résonance avec le récit et leurs dialogues. Tout devient fantomatique, brumeux et d’une beauté saisissante.
/ presse
:: Ce récit nous entraîne dans un voyage d’une beauté époustouflante, où les repères historiques ne sont là que pour mieux cerner l’âme de la cité mythique.
La Vie
:: Elisabeth Kapnist réussit un très beau documentaire, nourri de sa propre histoire familiale, où la réalité se marie délicatement à la fiction, et qui nous tient tout du long sous son charme. Télé Obs
:: Plus qu’un simple tableau pompeux de la ville,
voilà un poème ensorcelant. Télérama
:: Saint-Pétersbourg donne lieu à une belle rêverie historique dans ce documentaire d’Elisabeth Kapnist.
Le Monde
/ générique
Un film de Elisabeth Kapnist
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Adriana Komives
Image Isabelle Fermon , Élisabeth Kapnist
Son Thomas Perlmutter
Avec la participation de France 5 et de Kuiv Productions
© Kuiv Productions – 2003
LES MIROIRS DU TOUR
LE CENTENAIRE DU TOUR DE FRANCE
Si le Tour de France est aujourd’hui la troisième manifestation sportive la plus suivie au monde, c’est grâce notamment au rôle joué par le cinéma tout d’abord, puis par la télévision dans le développement de sa diffusion et par là même, de la connaissance du public pour un tel spectacle, un tel mythe. Car aujourd’hui, le Tour de France est bien un mythe. Ainsi, en inventant le premier reportage en direct sur le Tour, Géo Lefèvre, tout à la fois, directeur de course, commissaire, juge à l’arrivée et envoyé spécial inaugure les fiançailles du couple Média-Sport qui aujourd’hui fête ses noces d’or.
Aujourd’hui les chaînes de télévision du monde entier s’arrachent les droits de diffusion du Tour de Francequi engendre des taux d’audience impressionnants. Le couple sport-média, sport-télévision, est à son apogée.
– Comment expliquer la fabuleuse réussite de cette alliance ?
– Quels en sont les origines, les mécanismes et les éventuels dangers ?
Ce documentaire s’attache à décrypter les raisons d’un tel succès en analysant le rôle et les évolutions du rapport sport et média au 20ème siècle.
Le Tour de France illustre de façon idéale la dramaturgie sur laquelle la télévision a fondé, depuis ses débuts, ses succès d’audience ; chaque épreuve est un épisode, chaque coureur un personnage, la course est dominée par le suspense. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette manifestation sportive un véritable show de télévision. Et cela, aussi bien les chaînes que les organisateurs du Tour de France l’ont très vite compris.
Le Tour de France s’est d’abord fait connaître du public par les actualités diffusées au cinéma, puis avec l’apparition de la télévision et notamment de sa retransmission en direct, le Tour de France s’est très vite imposé comme une manifestation sportive incontournable. L’image (cinématographique), et ensuite l’instantanéité (directs à la télévision) prennent une place de plus en plus importante dans l’organisation du Tour.
Ce documentaire montre l’évolution des médias Cinéma, puis Télévision, de 1903 à nos jours, grâce auxquels s’est construite la renommée du Tour de France.
/ presse
:: Agençant aussi savamment que plaisamment une
somme incroyable d’images et de témoignages, ce film
séculaire paraît encyclopédique, comme un grand livre
d’histoire, passionnant et spectaculaire, comme ce
merveilleux feuilleton d’aventure qu’est le Tour.
Le Monde Télévision
:: Un très beau documentaire sur l’histoire du Tour de
France. Linéaire et ficelé de main de maître, le reportage
fait renaître, à partir d’images d’archives, les plus grands
moments de la Grande Boucle. Un régal pour les
aficionados du vélo. Même les néophytes tomberont
sous le charme. France Soir
:: Un récit passionnant ! Captivant. Un vrai régal.
Télé Loisirs
:: L’Histoire du Tour, à travers ses images d’archives
les plus illustres. Les Inrockuptibles
:: À ne manquer sous aucun pretexte. Pélerin Magazine
:: Cette série documentaire de Christophe Muel et Jean
Maurice Ooghe analyse finement les stratégies des
médias qui ont tout mis en oeuvre pour mythifier cette
grande course. La Croix
/ générique
ép. 1 : les forçats de la route
Un film de Christophe Muel, Jean-Maurice Ooghe
En collaboration avec Fabien Wille
Réalisation Christophe Muel
Produit par Marie Hélène Ranc et Michel Rotman
Montage et musique originale Richard Bois
ép. 2 : les géants de la route
Un film de Christophe Muel, Jean-Maurice Ooghe
En collaboration avec Fabien Wille
Réalisation Christophe Muel
Produit par Marie Hélène Ranc et Michel Rotman
Montage et musique originale Richard Bois
ép. 3 : les stars de la route
Un film de Christophe Muel, Jean-Maurice Ooghe
En collaboration avec Fabien Wille
Réalisation Jean-Maurice Ooghe
Produit par Marie Hélène Ranc et Michel Rotman
Montage Olivier Dijon
Musique originale Richard Bois
LES PRÉSIDENTIELLES 1965-1995
Les Français ont l’habitude de se passionner pour les élections présidentielles. Les plus de cinquante ans ont des souvenirs, conscients ou enfouis, de chacune des six élections présidentielles de la Ve République.
Ils ont envie de les raviver. Les plus jeunes ont recueilli, à l’école, auprès de leurs parents, des bribes de cette histoire. Ils ont envie de la connaître. A la veille d’une nouvelle présidentielle, il n’est pas très difficile de séduire un vaste public avec la passionnante histoire du scrutin roi de notre démocratie.
Le fil conducteur est aussi simple que captivant.
Les élections présidentielles, c’est la surprise à répétition. Chaque élection présidentielle est un scénario à rebondissements, avec, toujours, ses suspenses, une dramaturgie, l’apparition progressive d’un enjeu, la focalisation sur cette question, la détermination des électeurs décisifs à un moment décisif, une cristallisation, jusqu’au résultat final.
Chacune des six élections reproduit, avec ses particularités, une dramaturgie analogue :
– Quel enjeu, quel suspense ?
– Quelle séquence historique ?
– Quels candidats ?
– Quelle campagne ?
– Quelle France ?
– Quelles conséquences ?
/ presse
:: Présidentielles 1965-1995, offre une formidable
rétrospective des élections présidentielles de 1965
à 1995. Vivante, riche et souvent drôle, cette mise
en perspective historique se suit à la manière d’un
film, plein d’intrigue et de rebondissement.
Le Figaro
:: France 2 présente un document passionnant
qui retrace six élections présidentielles. Coups
tordus, coups de gueule, trahisons, personnages
récurrents et nombreuses surprises émaillent
chaque épisode. Le Monde Télévision
:: Un passionnant récit sur les six élections
de la cinquième république. VSD
/ générique
Ecrit par Jean-Noël Jeanneney, Olivier Duhamel et Virginie Linhart
Réalisé par Virginie Linhart
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Entretiens Olivier Duhamel, Jean-Nöel Janneney
Montage Laure-Alice Hervé
Image Christophe Michelet, Florian Bouchet
Avec la participation de France 2
© Kuiv Productions 2002
JAPON: LES ANNÉES ROUGES
Le 18 mars 2000, quatre membres de l’organisation terroriste NIHON SEKI GUN (l’Armée Rouge Japonaise) étaient rapatriés depuis le Liban pour être jugés au Japon, après 28 ans de clandestinité.
Chacun d’entre eux, à des degrés divers, a participé ou collaboré à des attentats en Israël, en Europe ou en Asie.
Quelques mois plus tard, Fusako Shigenobu, surnomée la reine rouge dans les camps palestiniens de la vallée de la Békaa libanaise était à son tour arrêtée, après avoir dirigé l’organisation terroriste japonaise pendant 30 ans.
– Qui sont-ils ?
– Qu’est-ce que le SEKI GUN, la plus mystérieuse organisation terroriste d’extrême gauche des années 70-80 ?
Pour le comprendre, il faut retourner plus de trente ans en arrière, reprendre l’écheveau d’une épopée complexe et sanglante, qui débuta par le GAKUSEI UNDO (le mouvement étudiant) de la fin des années 60.
Fusako Shigenobu a été condamnée en septembre 2005 à la prison à perpétuité après un procès qui aura duré prés de 4 ans.
Du même réalisateur :
[ Qui a tué Pierre Goldman? ]
[ S.K. – Serial Killer ]
/ presse
:: Rendant parfaitement compte de l’illusion lyrique propre à cette époque grâce aux archives visuelles et sonores, exploitant à merveille certains témoins, soulevant des lièvres pittoresques, Michaël Prazan ouvre des abîmes sous nos rétines. Télérama
:: Ce document exceptionnel de Michaël Prazan sur un moment d’histoire refoulé du Japon renvoie une image très forte et symbolique du mouvement contestataire dans le siècle, ses élans, sesdéchéances.
Famille Chrétienne
:: Un document passionnant sur une période méconnue de l’histoire nippone. Malgré la complexité des faits, il est d’une grande clarté. Téléloisirs
/ générique
Un film écrit et réalisé par Michaël Prazan
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Véronique Lagoarde-Segot
Avec la participation de Arte France
© Kuiv Productions 2002
MAÏA PLISSETSKAÏA, ASSOLUTA
Pendant cinquante ans le nom de Maïa Plissetskaïa, ballerina assoluta, fut indissociable de l’histoire du ballet soviétique et de l’une de ses scènes les plus prestigieuses, le Théâtre Bolchoï de Moscou.
Maïa Plissetskaïa a marqué l’art de la danse du XXe siècle. Après avoir dansé le grand répertoire, Maïa souhaita briser le carcan de l’académisme et travailler avec des chorégraphes contemporains. Elle entama une seconde carrière à l’âge où les ballerines quittent ordinairement la scène. Cette même recherche de nouveaux rôles l’amena à chorégraphier elle-même des pièces inspirées de grandes oeuvres de la littérature russe.
Maïa Plissetskaïa fut aussi actrice du cinéma soviétique, et sa beauté et son élégance inspirèrent peintres et photographes. Maïa fut une résistante de l’intérieur qui dut se battre pied à pied pour défendre son intégrité. Elle ne cessa d’être confrontée aux embûches innombrables inhérentes au gouvernement communiste qui la considérait comme une » fille d’un ennemi du peuple « .
Maïa Plissetskaïa vit aujourd’hui entre l’Allemagne et Munich. Loin de l’hagiographie, ce film propose une rencontre avec une artiste dont se réclament de nouvelles générations de danseuses, et une femme à la personnalité complexe en proie aux absurdités d’un système totalitaire.
– Prix de la mise en scène de l’Unesco
– Sélection au Festival Dance Screen de Monaco
/ presse
:: Dans ce film, le montage minutieux, la confrontation parfois splendidement décalée des images, font surgir en creux le portrait de Maïa Plissetskaïa. Le Monde Télévision
:: Elisabeth Kapnist compose ainsi avec finesse le puzzle d’une vie chahutée que Maïa Plissetskaïa semble rêver sous nos yeux. Un éclairage palpitant sur un des mythes de la danse. Télérama
:: Portrait, magnifique, de la fille d’un ennemi du peuple qui devint une star de la danse en Union soviétique . Télé Ciné Obs
:: Un film constitué de rencontres et d’archives exceptionnelles. Une belle heure où se mêlent émotion, beauté, nostalgie, regrets, amour. Une belle rencontre avec « la bombe incendiaire du Bolchoï » qui, de ses bras, sut faire des ailes. Famille Chrétienne
/ générique
Écrit par Elisabeth Kapnist et Christian Dumais-Lvowski
Réalisé par Elisabeth Kapnist
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Vladimir Berkhman
Image Anne Khripounoff, Élisabeth Kapnist
Son Nicolas Naegelen
Musique originale Anahit Simonian
Interprêtée par Felix Simonian et Sébastien Texier
Avec la participation de Arte France
© Kuiv Productions 2002
CLAUDE CHABROL, L’ARTISAN
Ce qui anime ce portrait, c’est l’envers du décor ; ne pas chercher à faire une rétrospective de la si longue carrière de ce cinéaste mais évoquer sa personnalité. Une personnalité, si dense, qu’elle en est palpable dans sa façon de filmer les lieux, les êtres, les situations, une personnalité qui donne aux films de Chabrol une saveur bien particulière et reconnaissable.
Cette personnalité est comme un fil conducteur dans la carrière de Chabrol ; ses films changent et évoluent avec elle. Ce documentaire s’attache donc à cerner ce personnage en se concentrant sur son premier film (Le Beau Serge) et son dernier film (La fleur du mal) sorti en 2003.
Le premier film, parce qu’il est à la fois le fondateur de l’oeuvre et la preuve de ses apprentissages. Le dernier, parce qu’il nous signifie qu’il est encore vivant, en évolution constante et en cohérence avec son passé, même s’il préfère regarder devant lui.
S’attarder sur Chabrol, c’est parcourir un genre cinématographique, découvrir une manière de travailler, c’est poser un regard sur un cinéma et un cinéaste particuliers.
/ générique
Un documentaire de Patrick Le Gall
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Gérald Cailleaud
Image Didier Colin, René Lartigaud, Claude Pavelek
Son Witod Kubeck, Jacques Barbier, Isabelle Rougeot
Musique Mathieu Chabrol
Avec la participation de France 3 et MK2
©KUIV Productions – 2002
YÖNDEN RETROUVE
En 1992, Marie-Jaoul de Poncheville, a tourné un film en Mongolie, Molom conte de Mongolie, un conte traditionnel mongol qui racontait l’histoire d’un enfant et d’un chamane incarné par Tsededoi disparu aujourd’hui.
Neuf ans plus tard, elle revient voir l’enfant qui jouait dans son film et faire un portrait de lui à 17 ans. Toutes ces années, ils sont restés en contact grâce au docteur Alain Cantero.
Alain Cantero soigne régulièrement les nomades dans cette région et a monté en 2001 une caravane de soin qui est allée de Karkhorum au lac Khövsgöl. Yönden habite dans la région du Khangaï du Sud, près de Kharkhorum. Le jeune homme est aujourd’hui en charge de sa famille.
Le film montre Yönden dans sa vie familiale, et dans ses responsabilités en tant que chef d’expédition de la caravane dont nous filmons le trajet. Nous filmons la vie d’un jeune mongol dont le sens des responsabilités est formidable et la joie de vivre immense.
Molom avait grandement contribué à la connaissance de ce magnifique pays qu’est la Mongolie. Nous espérons que Yönden, contribuera également, mais d’une manière plus actuelle, à connaître ce pays à travers le portrait d’un jeune homme remarquable.
Sélection à Cannes Junior, et au Festival de Locarno
/ presse
:: Les mots y sont rares et choisis avec soin, murmurés par Charlotte Rampling. Les images (de l’immensité de la steppe mongole, des visages, des gestes d’Alain Cantero, l’autre grand personnage de ce film) se suffisent à elles-mêmes. Des extraits de Molom se mêlent au documentaire. Yönden crève l’écran, hier, comme aujourd’hui… Télérama
:: Poème introspectif sublimé par la voix chaude de Charlotte Rampling et quête initiatique, Yönden, est bien plus qu’un documentaire, c’est un heureux miracle qui donne envie de dire à l’auteure ces mots qu’elle adresse à Yönden : Puisses-tu très longtemps ne pas te fatiguer d’être en ce monde !
Libération
:: Le charme de ce film est de savoir se laisser aller à cette lenteur nomade, qui est tout simplement le rythme de la nature, et de capter avec patience, les évènements de la vie. Télé Ciné Obs
/ générique
Un film de Marie Jaoul de Poncheville
Scénario et adaptation de Marie Jaoul de Poncheville en collaboration avec Charles Castella et Pierre Joffroy
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Catherine Quesemand
Images Jacques Besse
Son Pierre André, Olivier Do Huu
Avec la participation de ARTE France
© Kuiv Productions 2002
ROMAN KARMEN
“De tous les arts, le cinéma est pour nous le plus important” disait Lénine.
Roman Karmen, ambassadeur non officiel de la cause soviétique, s’est conformé toute sa vie à cette maxime.
Qui est Roman Karmen : officier, propagandiste, cinéaste ? Au service du régime soviétique, il est correspondant de guerre de presse filmée en Espagne en 1936, envoyé spécial en Chine en 1938 pendant la guerre sino-japonaise, mobilisé dans l’Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale, responsable de la délégation soviétique à Nuremberg.
Il passe du ciné-journalisme à la mise en scène et vice versa, n’hésitant pas à reconstituer des événements majeurs non filmés tels que la bataille de Stalingrad. À partir des années 50, il se fait l’ambassadeur itinérant des révolutions socialistes… Il est un personnage complexe, multiple, qui ne regarde que ce qu’il veut montrer, partant du principe qu’il n’existe pas de vérité au cinéma.
En relatant le parcours hors du commun de Karmen, ce documentaire s’intéresse à la fonction de l’image ou, plus exactement, à la manipulation de celle-ci. Une image comporte toujours une signature, ne serait-ce qu’à travers le point de vue choisi ; il faut la façonner, la construire avant de l’enregistrer. Roman Karmen, qui le sait, place le spectateur au cœur même des combats, aussi bien dans ses “fictions” ou films journalistiques tournés après coup que dans ses documentaires de guerre.
Karmen n’est pas à l’abri de clichés, nourris de ses idéaux politiques. Fidèle défenseur du socialisme, il est de tous les combats, avec sa caméra pour arme : il encense les héros soviétiques du travail à l’usine, filme les grands symboles du socialisme comme l’alphabétisation à Cuba, dresse le portrait de Mao, encore inconnu, en train de lire Staline, et ignore délibérément la terreur qui gagne son pays en livrant des images de voiliers et de bien-être en pleine période de goulag…
/ presse
:: Ce film est d’abord un condensé fulgurant des enfers du XXe siècle. Monstrueuse et désespérante litanie d’atrocités, perpétrées au nom des nations et des luttes idéologiques. La saga de Karmen, telle que rapportée par Patrick Barberis tient presque du phénomène d’illusion. Tant ce documentaire, remarquable à plus d’un titre, massacre précisément et preuves à l’appui la notion de vérité objective.
Le Monde
:: Ce documentaire, qui embrasse une grande partie de l’histoire tourmentée du siècle dernier, abonde d’images, toutes tournées par Karmen. Il est servi en outre par un commentaire habile. Libération
:: L’évènementiel est d’une richesse inouïe, mais le plus intéressant réside sans doute dans l’interrogation toujours sous-jacente sur l’image, sa construction et sa part de subjectivité.
Télé Loisirs
/ générique
Un documentaire de Patrick Barbéris et Dominique Chapuis
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Françoise Bernard, Paul Morris
Musique originale Jean Pierre Drouet
Avec la participation de Arte France
© Kuiv Productions 2002
DU SOLEIL POUR TOUJOURS
A sa sortie de prison, un homme (mon frère) retourne chez lui sur la Costa Del Sol, en pleine saison estivale. Portrait d’un homme au seuil d’une nouvelle vie, dans une ville marquée par son passé festif.
J’ai retrouvé une photo, c’est la seule que je connaisse où je suis avec mes trois frères. À droite il y a José, il porte la même chemise que moi, celui qui se marre c’est l’aîné, Charles mon frère espagnol. Il est l’enfant du premier mariage de ma mère.
Quand elle est partie refaire sa vie en France, Charles est resté en Espagne, auprès de sa grand-mère et de sa tante. On se voyait l’été pendant les vacances quand notre mère nous emmenait voir sa famille à Torremolinos sur la Costa Del Sol.
C’est là que Charles a grandi et vécu. Après des années passées sans le voir, je reviens à Torremolinos pour lui parler et tourner ce film.
Vincent Martinez
/ générique
Un documentaire de Vincent Martinez
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Image Vincent Martinez , Arnaud Beigel
Montage Arnaud Beigel, Richard Bois
Musique Laurent Coq, Benjamin Rafaëlli
Avec la participation de Vincent Sacripanti
© Kuiv Productions 2002
ÉCHELON, LE POUVOIR SECRET
VOUS ÊTES SOUS SURVEILLANCE…
Aujoud’hui, il existe une grande puissance qui espionne le monde. Aujoud’hui, vos communications téléphoniques, vos e-mails, vos fax, vos télex, peuvent être interceptés par d’immenses oreilles qui écoutent la planète entière. Aujoud’hui, une grande puissance arrive à lire via satellite le titre du journal que vous lisez à la terrasse d’un café, et bientôt elle lira les articles eux-mêmes. Aujoud’hui, il existe une puissance capable de filtrer les conversations téléphoniques d’un pays entier, de les trier, de les recouper grâce à des ordinateurs capables de recherches intelligentes et thématiques, indexées par mots clefs. Cette grande puissance, c’est l’Amérique.
Les Etats-Unis ont développé au cours de la guerre froide, avec la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, un immense système d’écoute nommé projet F415 dit Échelon. Aujourd’hui la guerre froide est finie, mais ces grandes oreilles placées aux quatre coins du monde servent encore…
… De l’Anti-terrorisme à la surveillance de ses propres citoyens, de l’espionnage militaire à l’espionnage économique de toutes les plus grosses entreprises mondiales, le système Échelon, développé par la National Security Agency (NSA), sert beaucoup plus qu’on ne veut bien le croire ou le dire, et ses nouvelles activités en grande partie illégales constituent un atout majeur pour la puissance commerciale, militaire et technologique des Etats-Unis.
L’Europe, de son côté, développe aussi des bases d’espionnages, mais beaucoup moins puissantes et non coordonnées.
– Que va faire l’Europe pour se protéger ?
– Va-t-elle se lancer dans cette guerre d’espion ?
– Va-t-elle essayer de réglementer ?
– La confidentialité de nos vies privées est-elle menacée ?
Enjeu majeur du début du 3ème millénaire,
la guerre de l’information n’en est qu’à ses débuts…
Ce film a été sélectionné à de nombreux festivals
et plusieurs fois primé, notamment au Chicago International Documentary Film Festival où il a reçu le Prix du Meilleur Documentaire.
/ presse
:: Dans cette enquête fascinante, bâtie à la manière
d’une fiction et accessible aux non techniciens,
le réalisateur, telle une fourmi infatigable,
décortique les raisons d’être, les abus et dangers
du système Échelon et souligne le poids de
la domination informationnelle, clé de tous
les pouvoirs. Télé Star
:: Réalisée comme une véritable fiction, cette
enquête très fouillée est édifiante. Avec des
témoignages percutants. Télé Loisirs
:: Un documentaire incroyable qui mérite
sans hésitation d’être vu. France Soir
:: Un climat oppressant, une tension constante
et des révélations qui font froid dans le dos.
Télé 7 jours
/ générique
Un film écrit et réalisé par David Korn-Brzoza
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Cécile Coolen
Documentaliste Frédérique Biasetti
Effets spéciaux Jacques Jeangérard et Arbanet
Avec la participation de France 2
© Kuiv Productions 2002

