L’ENNEMI INTIME
Il faut plonger dans la réalité affreuse d’une sale guerre pour comprendre comment un jeune engagé de dix-neuf ans peut écraser la tête d’un arabe à coups de pierre, comment un gamin de vingt ans arrive à tourner la magnéto, abattre à bout portant un blessé, violer une jeune fille.
Comprendre pourquoi les autres, complices dans le silence, s’accoutument. Comprendre encore comment un ancien maquisard, résistant dès son plus jeune âge peut quinze ans plus tard, devenu officier, désigner des otages en vue de leur exécution. Comprendre enfin pourquoi tant d’anciens de la France libre, militaires en Algérie ont accepté des méthodes qu’ils avaient combattues, les armes à la main.
Loin des théories générales, des analyses globales, c’est en explorant les itinéraires individuels quePatrick Rotman tente de trouver une réponse. Pendant des mois, il a recueilli des témoignages d’hommes qui avaient été confrontés à la violence extrême (torture, exécutions, mutilations par le FLN, viols, bombardements..)
Ces témoignages, concrets, brutaux, parfois insupportables, tissent la face sombre d’une guerre affreuse. Ils forment un récit où une trentaine de destins s’entremêlent avec l’histoire de la guerre d’Algérie.
Des débuts en 1954 aux derniers brasiers de 1962, les grandes étapes sont racontées par des acteurs directs dans un va et vient permanent entre les situations personnelles et les évènements : la pacification, les sévices du FLN, les émeutes du Constantinois en 1955, les embuscades, les représailles, la bataille d’Alger, les DOP, les commandos de chasse, la liquidation des harkis…
Le fil conducteur qui court tout au long est la description de la spirale de la violence, le mécanisme de l’engrenage qui conduit au basculement des individus.
L’ennemi intime est un film sur le passage à l’acte. Dans quelle situation extrême, l’homme devient un animal, libère des instincts primitifs ? La description du contexte précis de la guerre d’Algérie (isolement, peur, mise en conditions, exactions du FLN) est évidemment primordiale pour comprendre comment un français ordinaire devient un bourreau banal.
L’ennemi intime est un film sur la part d’ombre qui est en chacun de nous. Les témoignages mettent en évidence la banalité du mal que l’on retrouve hélas dans toutes les guerres de ce type. Ce sont des hommes ordinaires qui ont tué, pillé, torturé. Ils n’étaient pas nés bourreaux. Aujourd’hui encore, ils s’étonnent de cette bête qui gît en eux.
L’ennemi intime, c’est celui qui est en nous.
/ presse
:: Des mots sur l’indicible. Poignant. Le Monde
:: Une confession collective qui fouille au plus profond
des entrailles humaines. Et l’on a soudain le sentiment
de tout découvrir, bouleversé. Télé Obs Cinéma
:: Guerre d’Algérie, une terrible leçon d’histoire.
Un documentaire exceptionnel. Journal du Dimanche
:: L’ennemi intime, risque de laisser une forte empreinte
à la fois dans l’histoire du documentaire historique et
dans celle du débat sur la guerre d’Algérie. La force
stupéfiante de ses témoignages, la qualité, la rareté
des images proposées et le soin apporté à sa
construction, en fait un évènement. Pélerin Magazine
:: Patrick Rotman signe là un film indispensable, dont
les images abrasives devraient longtemps nous hanter.
Télé 7 Jours
:: Cette série documentaire est aussi troublante et
insoutenable que nécessaire. La Croix
/ générique
Un film écrit et réalisé par Patrick Rotman
Une production Michel Rotman
Montage et musique Richard Bois
Documentation Marie Hélène Barbéris
© Kuiv Productions – France 3 – 2002
épisode 1 : Pacification
épisode 2 : Engrenages
épisode 3 : Etats d’armes
LES 3 VIES DE GERMAINE TILLION
Ce documentaire est construit autour de la parole de Germaine Tillion, de son récit, de ses anecdotes plus que sur la chronologie des événements tragiques et historiques qu’elle a traversé.
Avec une précision inouïe, elle nous raconte des passages de notre histoire, citant des lieux, des dates, des hommes et des rencontres avec le Général De Gaulle, Yacef Saadi, les tortionnaires nazis et bien d’autres encore.
C’est bien ses convictions, sa foi dans l’action, ses espérances, ses combats intérieurs et intimes qui sont mis en avant.
De nombreuses archives, films, photos, journaux de l’époque viennent enrichir le propos.
C’est d’une manière elliptique et non exhaustive que nous montrons les tragédies de cette seconde moitié du vingtième siècle.
Nous avons privilégié les instants de vie, les trois périodes vécues, de Germaine Tillion :
– l’ethnologue ;
– la résistante ;
– la combattante.
/ générique
Écrit et réalisé par Gilles Combet
Entretiens de Jean Lacouture
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Avec la voix de Catherine Desplaces
Montage Françoise Tubaut
Images Claude Pavelek
Avec la participation de France 5
© Kuiv Productions 2001
JOSÉ & COMPAGNIE
Pourquoi et comment José Bové est devenu, en deux ans, une figure internationale du combat contre la mondialisation et les OGM qui réunit aussi bien le paysan indien du Karnataka, le mouvement Citizende Ralph Nader aux Etats-Unis ou le maire de Porto Alegre au Brésil ?
Récit d’une aventure qui surgit par hasard sous les feux des projecteurs, en août 1999, sur l’esplanade d’un Mac Donald à Millau et qui aurait pu se poursuivre par une candidature à la présidentielle française de 2002.
A travers ce récit, on découvre ce que José Bovépense du modèle agricole productiviste et le rôle des OGM dans ce système, la question de la mondialisation et la manière d’en corriger les effets néfastes, la déshérence du discours politique face aux mouvements citoyens activistes.
On découvre aussi la manière dont il utilise les médias à chacun de ses « shows » internationaux.
Des images d’archives et des images tournées avec le Bové circus 2000-2001 témoignent de l’aura internationale du porte-parole de la Confédération Paysanne, reçu comme un héros partout où il se déplace.
Des réactions de personnages centraux dans le d ébat sur les OGM ou la mondialisation, comme un responsable de la firme Monsanto ou Jean-Marie Messier, apportent un contrepoint aux thèses défendues par José Bové.
/ générique
Un documentaire de Denis Pingaud
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Yvan Gaillard
Image Claude Pavelek, Laurent Redolfi
Son Francisco Heron de Alencar, Paulo Cesar
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 2001
MITTERRAND VU PAR…
Quoi de plus excitant que de faire le portrait d’un homme public à travers les personnages, publics ou intimes qui l’ont côtoyé, de près ou de loin, à des périodes aussi diverses et complexes que sa jeunesse, ses années d’apprentissage ou ses années de pouvoir ?
… Faire le portrait historique du chef d’État le plus « long » que se soit donné la République en France, en proposant la clé de toutes les énigmes politiques, psychologiques ou judiciaires qui scandent cette carrière multicolore. Appréhender les multiples facettes de cet homme aux intentions si mystérieuses par le biais de LA facette qui a correspondu à UNE période de sa vie, à ses relations avec UNE personne spécifique.
Ici comme ailleurs, témoignages, enquêtes et réquisitoires font et feront la trame de son procès historique et de celui de la société qu’il a si fortement contribué à dessiner – élans et grimaces.
Si savoureux qu’il soit au regard de l’amateur de caractères et de talents, le parcours qui mène le garde des Sceaux de 1956 aux abords de l’Observatoire, le chef des antigaullistes à une récupération satisfaite des institutions jusqu’alors combattues, le leader de la gauche à la réinvention du capitalisme français, le censeur du Coup d’État permanent aux pratiques du « bon plaisir » des années 90, le ministre libéral de la France d’outre-mer à la familiarité avec le bourreau des Tutsis, toutes ces voltes-face, voulues ou subies, nourrissent le réquisitoire du vertueux procureur et aussi les sarcasmes de moins probes censeurs.
De ces audiences, nous attendons que jaillisse un personnage dont on pourrait dire que les traits et les manières sont plus saisissables que le bilan politique, moral, diplomatique d’un demi-siècle d’action politique. Portrait en clair-obscur, plutôt que bilan ? Certes. Mais d’un témoignage à l’autre, un observateur très attentif pourra voir se dessiner les deux colonnes du passif et de l’actif de cette très longue vie publique.
/ générique
Un film de Patrick Rotman
Entretiens avec Jean Lacouture et Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman
Images Nicolas Dattilesi, Jacques Jeangérard
Montage Arnaud Beigel, Charlène Gravel
© Kuiv Productions 2001
ARTHUR SCHNITZLER
En 1895, Vienne, bastion du libéralisme par excellence, fut balayée par un raz de marée chrétien social. La politique du parti vainqueur combinait tout ce que les libéraux bon teint avaient en horreur : l’antisémitisme, le cléricalisme et le socialisme municipal.
Cette défaite eut de profondes répercussions psychologiques : plus que la décadence du libéralisme, c’est son impuissance qu’elle marquait. Comme l’action dans la cité s’avérait de plus en plus vaine, pour ces libéraux déçus, l’art devint un substitut, presque une religion où puiser un sens à la vie, où trouver les nourritures spirituelles.
Alors de derrière le masque des valses de Vienne sirupeuses et hypocrites surgirent les sons dissonants de Schoenberg, la sensualité des tableaux de Klimt, puis le dénuement cru de Schiele, la pénombre des âmes de Schnitzler…
Fils d’un laryngologue réputé, Schnitzler, malgré ses penchants dès l’enfance pour l’art dramatique, devient médecin selon les volontés de son père, mais s’intéresse particulièrement aux maladies mentales. Il devient un expert en hypnotisme à des fins cliniques. Schnitzler, qui ose parler librement des femmes, de la sexualité, de l’antisémitisme, de l’honneur de l’armée et de son hypocrisie, des fantasmes de l’inconscient, de la pénombre des âmes, et cela avec une telle lucidité, déroute une société viennoise brillante, légère, frivole, qui dissimulait adroitement misère et mensonges sous les strass et les rires, parce qu’il lui renvoie sa propre image.
Mieux qu’aucun autre, il a su décrire, avec une grande lucidité, la matrice sociale dans laquelle prirent forme nombre des composantes de la subjectivité du XXème siècle : la culture morale et esthétique moribonde de la Vienne fin de siècle. Schnitzler est l’auteur par excellence du passage d’un monde à l’autre, de celui du XIXème, qu’il décrit de façon satyrique avec ses hypocrisies et ses masques, à celui du XXème, qu’il annonce avec toute sa modernité, le monde où les instincts et l’inconscient trouveront leur place.
/ générique
Un documentaire d’ André Moraccini
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Dominique Roy
Image Dan Barcea , Stéphane Carbon
Son Michael Spitzl
Musique originale Richard Bois
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 2000
NIJINSKI, UNE ÂME EN EXIL
Le 8 avril 1950, à Londres, à l’âge de soixante ans, s’éteignait celui que le monde avait surnommé le dieu de la danse. Danseur et chorégraphe de génie, Vaslav Nijinski est reconnu aujourd’hui comme l’un des pères de la danse moderne occidentale.
L’Après-midi d’un faune, chorégraphie de Nijinski datant de 1912 est toujours inscrit au répertoire des plus grandes compagnies de danse du monde entier. Le Sacre du printemps, en 1913, dont la chorégraphie est aujourd’hui perdue, a inspiré quelques uns des créateurs les plus importants du XXème siècle : Maurice Béjart, Pina Bausch, Glenn Tetley, Mats Eks, pour ne citer que ceux-là, ont donné leur propre version de ce chef-d’oeuvre musical et chorégraphique.
C’est dire que l’héritage artistique laissé par Vaslav Nijinski ne cesse d’inspirer danseurs, chorégraphes et chercheurs.
– Que sait-on de l’homme derrière le mythe ?
– De ses relations avec Diaghilev, son amant, pygmalion, imprésario ?
– Des circonstances exactes de son mariage avec Romola de Pulzki, la future éditrice des Cahiers ?
– De ses tendances au mysticisme et de son mariage avec Dieu le 19 janvier 1919 ?
– Que sait-on de la moitié de sa vie passée d’asile en asile ?
Ce documentaire se propose de mettre en lumière le témoignage de ce que l’homme et l’artiste ont voulu laisser à l’humanité, une recherche de l’amour humain, spirituel et religieux, avant de faire naufrage dans la folie.
/ presse
:: Vaslav Nijinski, une âme en exil retrace avec une subtilité et une tenue impeccable ce destin exceptionnel. Le Monde
:: Vaslav Nijinski, une âme en exil est un portrait touchant du danseur et de son époque. Libération
:: Avec infiniment de délicatesse, Elisabeth Kapnist fait la lumière sur la souffrance de ce génie. Un documentaire indispensable. Le Parisien
:: Le film réalisé par Elisabeth Kapnist est un témoignage sensible sur ce danseur et chorégraphe qui allait révolutionner son art. La Vie
:: Ce que le documentaire a de particulièrement beau, d’unique et de boulversant, c’est qu’il fait parfois voir des photographies. On a tout perdu, aujourd’hui, de ce qui faisait l’art de Vaslav Nijinski. Télé Temps
/ générique
Un documentaire d’ Elisabeth Kapnist et Christian Dumais-Lwovski
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Avec la participation de Tamara Nijinski, Kader Belarbi et John Neumeier
Image Ned Burgess , Frédéric Variot
Son Benoit Canu, Antoine Rodet, Rusty Dogan
Musique originale Richard Bois
Effets spéciaux Jacques Jeangérard
Avec la participation de La Sept Arte
© Kuiv Productions 2000
FRANÇOIS MITTERRAND OU LE ROMAN DU POUVOIR
Par la longévité de sa carrière politique qui traverse deux républiques, par la conquête du pouvoir suprême qu’il a exercé pendant quatorze années, par le magistère à la tête de la gauche, le destin politique de François Mitterrand est exceptionnel.
Raconter cette vie d’un Français hors du commun, c’est plonger dans l’inconscient collectif français, retrouver le plus petit dénominateur commun des idées, des engagements, et des pulsions hexagonales qui ont façonné notre temps. Faire le portrait autobiographique de Mitterrand, c’est tendre le miroir sans tain à la mémoire française.
Pendant 14 ans, François Mitterrand a été au centre de la scène internationale en compagnie de trois présidents américain, Reagan, Bush, Clinton, de Gorbatchev et bien d’autres. Européen convaincu, il a formé avec son ami Kohl, un tandem décisif pour faire progresser la constitution européenne, notamment au moment de la chute du mur.
Ce film porte en lui l’ambition d’être autre chose que le simple récit d’une carrière aussi étonnante soit-elle. Aller au delà ou plutôt en dedans de l’homme public, cerner les vérités d’un personnage, traquer les lignes de force, les boussoles intimes, bref : comprendre l’homme plus que raconter un parcours d’obstacles à travers un demi-siècle d’histoire française. Il va de soi, que les grandes étapes de celle-ci sont évoquées, les jours sombres comme les soirs de victoire, les grandes réalisations comme les sanglants échecs.
Nomination aux 7 d’Or.
/ presse
:: On regarde ces quatre heures de films, venant après tant d’autres, avec une curiosité intacte. C’est là le mérite principal de J.Lacouture et P.Rotman, c’est d’avoir su restituer, visuellement, la trame d’un paradoxe. A mesure que s’empilent témoignages et
images d’archives, à mesure que s’additionnent les commentaires, à mesure que l’on avance, épisode après épisode, dans la biographie de Mitterrand, le mystère demeure, il s’epaissit. Télé Obs
:: En tout cas, Lacouture et Rotman ont superbement démontré qu’il existait encore, dans ce drôle de pays qui est le nôtre, un journalisme n’ayant nul besoin de parer des plumes de paon de « l’investigation » pour faire magnifiquement un travail de recherche et d’explication.
France Soir
:: P.Rotman, avec le concours de J.Lacouture, a réalisé un travail exceptionnel pour retracer le roman du pouvoir de Mitterrand. Le Figaro
:: Très fouillé et vivant, jamais ennuyeux, bourré d’images explicites et de mise en parallèle d’évènements historiques, François Mitterrand, le roman du pouvoir est un documentaire passionnant. Broadcast
:: Document exceptionnel ! Le Monde
:: Un travail remarquable. Télérama
/ générique
Un film de Patrick Rotman
Avec le concours de Jean Lacouture
Produit par Michel Rotman
Producteur associé Michel Field
Montage David Korn Brzoza
Documentaliste Marie Hélène Barbéris
© KUIV Productions – France 3 – Field Compagnie 2000
ép. 1 : Les années d’apprentissage 1916-1958
ép. 2 : Le conquérant 1958-1981
ép. 3 : Les illusions perdues 1981-1988
ép. 4 : Splendeur et misère du pouvoir 1988-1996
HISTOIRES D’ÎLES
Cette série fait le portrait de 24 îles du monde entier en allant à la rencontre de ceux qui les habitent.
Qu’ils soient pêcheurs, artisans, restaurateurs, entrepreneurs, tous ceux qui participent à la vie de ces îles sont les acteurs de cette série.
Au travers de leurs histoires et de leurs activités, c’est leur île qu’ils racontent en nous les faisant découvrir sous des aspects différents de ceux que l’on connaît, loin des images de carte postale.
Cette invitation à découvrir une île, c’est avant tout une invitation à rencontrer des hommes et des femmes enracinés dans leur culture. En évitant un traitement trop proche du catalogue de vacances, la série se veut être le reflet exact de la vie telle qu’elle se déroule sur le site. Avec au programme :
Marie-Galante, Réunion, Ile Maurice,
Guadeloupe, Seychelles, Mayotte,
Lofoten, Capri, Sardaigne, Madère,
Açores, Grande, Canarie, Lanzarotte,
Corse, Tahiti, Marquises, Rhodes,
Crétes, Croatie, Singapour,
Saint-Martin, Bretagne, Cuba.
/ générique
Ecrit et réalisé par Pascal Sarragot et Salvador Guadagnigno
Commentaire Pascal Sarragot
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Image et montage Salvatore Guadagnigno
Infographie Jacques Jeangérard
© Kuiv Productions, TV5 – 2000
ABSOLUMENT CINÉMA
Un 26 minutes, tout en images, composé de 5 rubriques :
Le chassé-croisé
Cette rubrique s’interroge sur le traitement d’une thématique dans l’histoire du cinéma, à l’occasion de la sortie d’un film.
Le face-à-face
C’est la rencontre entre deux personnalités appréciées du public, dont une avec une actualité cinématographique. Plus qu’une interview croisée, c’est une véritable discussion qui s’opère.
Subjectif
Une personnalité n’appartenant pas au monde du cinéma, est interrogée sur ses goûts cinématographiques, ou sur son éventuelle cinéphilie.
L’affaire de plan
Un réalisateur analyse pour l’émission une séquence d’un de ses films.
Le Making-of
On découvre les coulisses d’un tournage, en essayant à cette occasion d’expliquer un des métiers du cinéma.
Nomination aux 7 d’Or
/ presse
:: Le 7 eme art a retrouvé sa dignité artistique sur le petit
écran. Dès le premier numéro (et c’est une prouesse à
saluer) le ton est donné, l’originalité évidente.
Les Inrockuptibles
:: En reliant les sorties en salles à l’histoire du 7éme art,
ce magazine nous fait aimer le cinéma. Télérama
:: Enfin un vrai magazine de cinéma à la télé ! Humanité
:: Ce magazine est dans la lignée du glorieux Cinéma,
Cinéma. Du haut niveau, on vous dit. Libération
:: Une vraie émission de cinéma enfin sur nos écrans.
Un gros travail de préparation qui nous change de la
sempiternelle question « Alors, comment s’est passé le
tournage ? ». France Soir
:: Du ciné à la télé sans blabla. A voir ! Marianne
:: Enfin un magazine de cinéma digne de ce nom,
la meilleure émission jamais créée sur le sujet.
Marie-Claire
/ générique
Rédacteur en chef Anne Andreu
Rédacteur en chef Adjoint Laurence Gavron
Réalisation Elisabeth Preschey
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Direction de production Mark Edwards
© Kuiv Productions – La Cinquième 2000
VIVRE APRES, PAROLES DE FEMMES
Sedina, Jasmina, Senada, trois femmes, trois jeunes villageoises européennes.
Au cours de la guerre de Bosnie (1992 – 1995), leur univers s’est effondré. Leur mari, plusieurs dizaines d’hommes de la famille, disparus. Maison, terre, village, pays, emportés dans la tourmente. Le cours de la vie lui-même, comme arrêté.
En août 1998, pourtant, elles emménagent à l’association Vive Zene à Tuzla (Bosnie).
Elles y entreprennent pour un an une sychothérapie et entament ainsi un processus vital pour se reconstruire, redevenir actrices de leur destin, sortir de la prostration.
Ce documentaire accompagne de l’intérieur chacune des étapes pendant dix mois : choix des patientes par les thérapeutes, leur installation en communauté, découverte, apprentissage et mise en œuvre de la thérapie, préparation au retour à la vie dans la société.
VIVRE APRES, PAROLES DE FEMMES, tient la chronique de cette tentative de survie.
Témoin d’une histoire universelle, le film se fait l’écho de bien d’autres tragédies, passées ou en cours, et renvoie chacun à ses propre interrogations sur le deuil, l’amour et la vie.
Ce film a été sélectionné à une trentaine de festivals et plusieurs fois primé, notamment au Festival International du Film de Berlin où il a reçu le Prix du film de la Paix.
/ presse
:: En plantant sa caméra dans la maison de Tuzla, où l’on panse la mémoire encore à vif de ces femmes, il ne se contente pas de faire oeuvre d’historien. De briser le silence qui s’abat sur les victimes quand les armes se sont tues et que les télévisions ont plié bagage. Il nous offre une saisissante chronique de la renaissance. Tout en sobriété et en retenue. Il nous parle de la guerre,
et touche le nerf de la vie. Ces témoignages relatent, avec pudeur et force, l’histoire d’une tentative de survie. On ne revient pas indemne de la Bosnie. C’est pour cela que Laurent Bécue-Renard a réalisé Vivre Après. Il fallait à ce jeune homme, un brin timide, un sacré culot : il n’avait jamais fait de film. Certaines images sont pleines de tendresse. Ce film est d’une force exceptionnelle, d’une rare qualité. Télérama
:: Premier film et oeuvre remarquable de Laurent
Bécue-Renard. Le Monde
/ générique
Un film de Laurent Bécue-Renard
Avec la collaboration de Virginie Linhart
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Charlotte Boigeol
Images Fikreta Ahmetovic, Camille Cottagnoud
Avec la participation de Canal+
© Kuiv Productions



