TABAC, RETENEZ VOTRE SOUFFLE !
« Une épidémie sans précédent dans l’histoire de l’humanité a causé la mort de cent millions d’hommes et de femmes au XXe siècle et en tuera un milliard au XXIe si rien ne change. Elle est due au tabac ».
Les propos du professeur Gérard Dubois peuvent sembler extrêmes mais en suivant les témoignages de ce documentaire, un sale goût amer reste en bouche : celui de l’immonde cynisme dont fait preuve l’industrie du tabac.
Bien avant 1953, les cigarettiers savaient pertinemment que leurs produits étaient hautement toxiques. Mais, à cette date, ils ont décidé de faire cause commune et de se défendre contre le corps médical en menant une campagne de presse fallacieuse.
Ils ont initié leurs propres études sanitaires, élaboré des publicités où il était dit : « la cigarette ne cause pas de cancer » et autres inepties et contrevérités nécessaires à la prospérité funeste de leur entreprise.
Marlboro a été le plus loin dans la cruauté avide et cynique en intégrant de l’ammoniaque dans son tabac car ce produit permet une plus forte absorption de la nicotine et assure ainsi une plus grande dépendance à la marque.
En 1990, les vendeurs se retrouvent pour la première fois devant les tribunaux. En 1998 cette industrie est condamnée à payer 206 milliards de dollars au gouvernement américain.
En 2004, les industriels sont attaqués en vertu de la loi Rico, qui vise tous groupes qui se comportent illégalement puisqu’ils ont fraudé un nombre incalculable d’institutions et de consommateurs.
Cela s’apparente à la mafia, c’est illégal.
Aujourd’hui, ces dealers de nicotine doivent se tourner vers de nouveaux marchés s’ils veulent survivre. L’Afrique fait figure d’Eldorado. Leur tactique : infiltrer le continent en organisant eux-mêmes la contrebande de cigarettes de marques afin de créer un besoin, une clientèle.
Une fois leur marché arrivé à maturité, ils passent des deals avec les Etats leur faisant miroiter la manne de taxes que ceux-ci pourront percevoir. Ainsi la porte d’un futur nouveau cimetière s’ouvre devant eux.
/ presse
:: Ce documentaire sobre et fouillé atteint parfaitement son objectif au fil d’une série d’interviews, de reconstitutions historiques et d’extraits de pub pro et antitabac: exposer et dénoncer les diverses manipulations et exactions commises par l’industrie du tabac. Télérama
:: Une enquête fouillée part à l’assaut des diverses multinationales du tabac. TV hebdo
:: Un documentaire brillant dont les révélations font froid dans le dos. TV Magazine
:: Un document édifiant, qui charge les industriels …
Pèlerin
:: Un documentaire efficace …L’express Le magazine
:: Incroyablement dense et copieusement nourrie de témoignages (anciens fabricants à visage couvert, malades, scientifiques, etc) cette enquête condamne sans appel, et preuves à l’appui, une industrie meurtrière et experte dans l’art de la manipulation.
Les Inrockuptibles
:: Une enquête brûlante sur l’industrie du tabac et ses ravages. (…) Un vrai film de santé publique.
Le Journal du Dimanche
:: Excellent. Closer
:: Excellent documentaire (…) Nadia Collot a construit un implacable réquisitoire contre l’industrie du tabac.
Le Monde Radio -Télévision
:: Telle une enquête policière, Tabac retenez votre soufflefascine autant qu’il terrifie. Métro
/ générique
Un film écrit et réalisé par Nadia Collot
Produit par Marie Hélène Ranc et Joanne Carrière
Montage Florence Ricard et Maureen Mazureck
Musique René Schmid
Avec la participation de RTBF / TSR / SBS TV Australia
© Kuiv Productions/Office National du film au Canada
Reconstitution de la réunion clandestine
du cartel de la nicotine en 1953
LE SIÈCLE DES SOCIALISTES
Les socialistes français sont centenaires. De 1905 à 2005, ils ont traversé le siècle.
Un siècle de conquêtes et de désillusions, de guerres et de grèves.
Les rendez-vous furent nombreux ; les débats violents, les convictions ardentes, les trahisons cruelles…
Et les aventures parfois romanesques.
De Jean Jaurès à Léon Blum, de Millerand à Mitterrand, entre Bastille et République les socialistes ont laissé de belles empreintes dans la mémoire collective du pays.
De l’idéal au réel, de révolution en évolution, c’est l’histoire d’une France rouge et rose que nous revivons, avec ses mutations et ses bonheurs mais aussi l’histoire du pouvoir avec ses avancées, ses tiraillements et ses remords.
Au fil du siècle, au fil des images et des émotions, un film tout en archives et en chansons, au fil du temps des cerises.
/ presse
:: Yves Jeuland et Valérie Combard se sont plongés dans l’histoire mouvementée des socialistes, de Jaurès à Hollande, en passant par Blum, Mendès-France et Mitterrand. « Une histoire d’ombres et de lumières ». Passionnant !
L’Humanité
/ générique
Un documentaire d’Yves Jeuland et de Valérie Combard
Une coproduction Cinétévé, Kuiv Productions et Ina Entreprise
Montage Dominique Barbier et Christian Girier
Avec la participation de France 3, France 5 et de LCP-AN
© Cinétévé, Kuiv Productions et Ina Entreprise
LES SURVIVANTS
CE SONT DES SURVIVANTS
60 ans après, les mots issus d’une mémoire intacte, étonnamment précise, racontent ce que furent pour eux, du printemps 1944 au printemps 1945, les derniers mois des camps dans cette période d’agonie du IIIe Reich.
Leurs récits retracent la fin effroyable de la guerre pendant laquelle la machine concentrationnaire continue de broyer des milliers d’individus.
Le film relate la dernière année : l’extermination des juifs hongrois et des tsiganes à Birkenau, l’évacuation en janvier par les nazis des camps de Pologne, les marches de la mort, l’attente de la fin dans les camps surchargés, le chaos apocalyptique des dernières semaines d’avril, l’arrivée des premiers soldats alliés, la libération sans joie qui n’est pas encore la liberté, le voyage de retour, l’accueil à l’hôtel Lutétia, la redécouverte du monde des vivants, et enfin les retrouvailles avec la famille… Quand elle a survécu.
Ces paroles disent l’indicible, la souffrance extrême : l’ami abattu lors d’une marche, la mère qui meurt dans ses bras, la lutte impitoyable pour la survie dans la jungle des camps, la liquidation sauvage des kapos, le copain qui se laisse mourir, à bout de souffle, à bout d’espérance, la joie et la douleur mêlées des retrouvailles.
Ils racontent encore, les revenants du printemps 1945, la difficulté de parler au retour et, encore plus, le refus des autres d’entendre. Les survivants n’étaient que quelques milliers, et leurs voix se sont fondues dans la longue complainte des malheurs de l’après-guerre.
SOIXANTE ANS PLUS TARD…
ILS PARLENT.
– Prix « Le Monde » au SunnySide of the Doc
– Laurier d’Honneur du Club Audiovisuel de Paris
/ presse
:: Une fois de plus, Patrick Rotman réussit à poser un regard neuf sur une page d’histoire supposée connue.
Le Monde
:: Téléspectateurs ne passez pas à côté des Survivants ! Le Parisien
:: Rotman nous a habitués à des documentaires exceptionnels. Pédagogique, précis et poignant,
Les Survivants ne déroge pas à la règle. Télérama
:: Un documentaire remarquable ! Le Figaro
:: Découpé en chapitres foisonnants, remarquablement illustré et nourri de ces mêmes témoignages qui parviennent à dire l’indicible, pour un remarquable travail de mémoire. L’Obs Télé
:: Un temps fort du premier semestre. Film Français
/ générique
Un film écrit et réalisé par Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage David Korn Brzoza
Image Georges de Genevray
Son Laurent Schwartz
Texte dit par Florence Pernel
Musique originale Richard Bois
Avec la participation de France 3, France 5, TV5, Planète, TSR et de la RTBF.
© Kuiv Productions 2005
L’ASSASSINAT DE PIERRE GOLDMAN ?
Le 20 septembre 1979, Pierre Goldman était assassiné en pleine rue par trois hommes qui parviennent à prendre la fuite. Pierre Goldman avait trente-cinq ans, et un lourd passé fait de militantisme d’extrême gauche, de révolutions manquées, de philosophie, d’écriture et de criminalité.
Cet assassinat est-il le fait d’une vengeance policière, suite à l’acquittement de Goldman dans l’affaire du double meurtre des pharmaciennes du boulevard Richard-Lenoir ? Le contrecoup tardif de son séjour dans les guérillas vénézuéliennes ? Un règlement de compte entre voyous ? Le règlement d’un contrat passé par les services secrets espagnols et français ? Qui sont les assassins de Pierre Goldman ?
Cette énigme, jamais résolue, restée en suspens depuis la fin des années 1970, constitue le fil conducteur comme le point de départ de l’enquête menée dans ce documentaire. Elle est le moyen de brosser le portrait d’un personnage fascinant et atypique, d’en raconter l’époque, le contexte immédiat, les amitiés – et à travers elles, le portrait en creux d’une génération.
/ presse
:: Comment ne pas s’émouvoir de la petite lueur de sourire dans les regards de Krivine, Weber, Pierre Barouh ou Rémy Kolpa Kopoul, tous des amis de Goldman. Comme un miroir dans un tableau flamand, elle laisse entrevoir tout ce qui n’est pas filmé: l’âme de cette époque.
Télé Obs
:: Michaël Prazan a construit son documentaire comme une enquête policière qui, à travers de nombreux témoignages, dresse un portrait poignant et tragique de Pierre Goldman, juif polonais né en France, antifasciste marqué à jamais par la Résistance
et l’Holocauste et en quête de révolutions armées.
Le monde télévision
:: Une vie à la fois exemplaire, romantique et violente que Michaël Prazan remonte pour nous, sans jugement mais avec ténacité et rigueur.
Télé DVD 7
/ générique
Un film écrit et réalisé par Michaël Prazan
D’après son ouvrage « Pierre Goldman, le frère de l’ombre » (Editions du Seuil)
Produit par Michel Rotman
Image Michaël Prazan
Montage Christian Girier
Avec la participation de France 3, Planète
et de LCP – Isabella Pisani et de la RTBF ( Télévision Belge ) – Claire Colart
© Kuiv Productions 2005
CELLES ET CEUX QUI ONT DIT NON
Avec « Celles et ceux qui ont dit non » nous plongeons dans le dédale du sentiment amoureux et de ses contradictions, en prenant pour point de départ l’histoire de ceux qui ont connu une situation très singulière : ils devaient se marier, et au dernier moment, ils ont dit (ou entendu l’autre dire) « non ».
Culpabilité et amour, sexe et trahison, blessure narcissique et honneur retrouvé, mesquinerie et grandeur d’âme, engagement et inconstance : tous les sentiments humains (nobles ou un peu moins) sont convoqués ici pour raconter cette aventure éperdument humaine.
Victimes ou bourreaux, ils ont été contraints d’explorer en eux-mêmes ce qu’ils attendaient de l’autre, ce qu’ils attendaient de l’amour.
« Celles et ceux qui ont dit non » est donc une « réflexion incarnée » sur la difficulté que l’on peut éprouver à dire « oui », et celles que l’on peut rencontrer à dire « non ». Sur l’engagement et le renoncement. Sur l’aveuglement et la clairvoyance. Donc, sur l’amour.
/ presse
:: Une série de témoignages émouvants.
Télé Star
:: Avec sincérité, pudeur et humour, les protagonistes de ce documentaire inédit et très bien conçu savent trouver les mots justes pour évoquer les différentes phases traversées: le doute, la culpabilité, la honte, la douleur dans tous les et, pour ceux qui ont pris l’initiative de la rupture, le soulagement.
Télé Ciné Radio
:: A partir du récit de ces mésaventures maritales, Laurent Fléchaire et François Bordes tissent un film comico-tragique, découpé en chapitres, laissant à la parole des uns et des autres le soin d’autopsier les étapes d’une expérience à la fois destructrice et libératrice.
Le film témoigne, au-delà des épreuves vécues, du processus de remise en cause expérimenté par chacun des futurs « non-mariés », pour qui cette épreuve de vérité fut, avant tout, l’occasion d’une confrontation avec eux-mêmes.
Télérama
:: Une mise en scène originale ou l’humour se mêle à l’émotion.
Télé cable sat
/ générique
Un film écrit et réalisé par
Laurent Fléchaire et François Bordes
Produit par Marie Hélène Ranc
Montage Stéphanie Porte
Avec la participation de Planète,
du Centre National de la Cinématographie et de
la Procirep- Société des Producteurs et de l’ANGOA-AGICOA.
© Kuiv Productions 2007
TRANSPORTS AMOUREUX
COUP DE FOUDRE FERROVIAIRE
Chacun d’entre nous a déjà été troublé par une ou un inconnu au hasard d’un voyage en train. Certains ont eu le cran d’aller à la rencontre de cette personne. D’autres non.
Transports Amoureux raconte les histoires croisées de trois voyageurs qui ont vaincu leur timidité en passant une annonce dans le journal Libération (dans la rubrique Transports Amoureux) pour retrouver celui ou celle qui les avaient un jour bouleversés dans le train.
Entre attentes fébriles, faux espoirs et vraies rencontres, nous revivons avec Cécile, Delphine etFrédéric les péripéties qui ont jalonné leurs aventures respectives.
/ presse
:: Grand Prix au 14e Festival International Cinérail,
train métro et cinéma – 2006
:: Ces histoires, les réalisateurs les déroulent avec tact
et humour. Libération
:: Un documentaire plein de poésie. Le Parisien
:: Artistement mis en images, ce film est aussi délicieux
de légèreté que touchant de gravité. Et il y a une chute
inattendue qu’il ne faut pas manquer, comme tout
ce qui précède. Le Monde
:: Un délicieux petit fragment de comédie humaine. …
Mais toute la salutaire folie [de l’amour], sa fantaisie,
sa poésie et ses inspirations inimitables, la façon dont
le cœur tombe amoureux, la liberté des impulsions
qu’il suscite ont été rarement mieux montrés que dans
cette heure exquise. Télé Ciné Obs
/ générique
Un film écrit et réalisé par
Laurent Fléchaire et François Bordes
Produit par Marie Hélène Ranc
Montage Stéphanie Porte
Avec la participation de Planète et de la RTBF
© Kuiv Productions 2005
LA RÉPUBLIQUE À PETITS PAS
Monsieur Champon est l’instituteur atypique d’une classe de CE1, composée d’enfants de 24 origines étrangères. Pour lui, l’élève ne peut progresser intellectuellement s’il n’a pas conscience de son identité et par voie de conséquence, de celle des autres.
Pour cela il organise des activités innovantes : initiation aux règles démocratiques du vote, visite du Conseil Régional, approche de l’art par les émotions et de la danse à laquelle leur destin social ne les prédisposait pas, etc.
C’est dans ces moments si particuliers où, la parole intime est rendue possible, entendue et reprise, que le groupe va, à son tour, prendre conscience de lui-même.
En prenant le temps d’observer progressivement la maturation de cette collectivité d’enfants, ce film accompagne leur développement, dans l’exploration d’eux-mêmes et le refus de la passivité qui émousse les sentiments et provoque l’apathie de l’esprit.
Il s’agit d’un film éminemment sensible, drôle et singulier, où l’on montre, sous l’angle de l’apprentissage du sentiment d’appartenance à une collectivité pluraliste, la naissance d’une démocratie d’enfants, participatifs et responsables, capables de projets et de choix.
Face à une société d’adultes, passée de l’espoir d’un bonheur collectif à la crainte d’un malheur individuel, ce film nous interroge non pas sur les failles du système scolaire, comme il est souvent question lorsque l’on parle de l’école, mais bien davantage, sur la possibilité d’envisager autrement, notre propre « cohésion » sociale.
/ presse
:: Ces enfants attachants sont filmés de manière brute, sans commentaire. Résultat: le documentaire vient démentir tous les bilans catastrophistes sur l’école ; oui, il existe encore des profs qui aiment leur métier et des enfants investis avec passion dans les activités scolaires. Une chronique optimiste, sensible et touchante.
Le Nouvel Observateur
:: Dénué de commentaire, ce film nous fait partager le quotidien des élèves et de leur maître, qui s’investit avec passion dans son métier. Le Monde
:: A travers toutes ces activités créatrices et participatives, l’instit prend le contre-pied des vieilles méthodes éducatives pour pousser les enfants à prendre conscience d’eux-mêmes au sein d’un groupe, à verbaliser leurs sentiments, à rattacher leurs parcours personnels à un « destin » collectif. Le film, très politique par les valeurs qu’il défend en creux, s’attache à cette ouverture au monde, proche de l’éclosion d’une fleur. Il y a encore des raisons de croire en l’école.
Les Inrockuptibles
/ générique
Un film écrit et réalisé par
Sophie Lechevalier et Thierry Neuville
Produit par Marie Hélène Ranc
Montage Françoise Bernard
Avec la participation de France 3
© Kuiv productions 2005
M’AIME PAS MAL !
Pendant une année, nous avons suivi trois familles, trois fratries, dans une maison qui accueille des enfants placés par l’aide sociale à l’enfance.
Les enfants arrivent à La Salamandre souvent après un long parcours en maison d’accueil. Ils sont vingt cinq sous la responsabilité d’éducateurs qui jouent un rôle maternant, loin des dimensions et de l’anonymat d’un internat. Les parents de ces enfants ne sont en aucun cas déchus de leur autorité parentale (fait rarissime) et la loi prévoit de préserver au maximum le lien parental, qui est très structurant.
Nous avons vécu auprès de ces enfants, nous les avons suivi dans leur famille le week-end, nous avons parlé avec les parents pour comprendre, ou plutôt essayer de comprendre…
Parallèlement, nous avons accompagné les travaux pédagogiques mis en place par les psychologues et les éducateurs de la Salamandre, dans le but de reconstruire ces enfants blessés par l’existence, de leur donner une autre image de la vie et d’eux-mêmes.
Après tout ce temps passé, aussi bien avec les enfants, les parents, et les équipes éducatives, aucune réponse n’est donnée à notre questionnement.
Aucune réponse rationnelle. Mais des réponses émotionnelles sur ces parents maltraitants ou défaillants qui sont sincères dans leur amour, à un moment donné. Sur ces enfants qui pourraient être n’importe lesquels, et les nôtres, pourquoi pas ? Toujours prêts à rebondir…
– Faut-il préserver le lien parental ?
– Il y a-t-il un moyen de reconstruire ces enfants blessées par la vie ?
– Pouvons-nous leurs donner une autre image de la vie et d’eux-mêmes ?
– Faut-il soigner les enfants ou les parents ?
/ générique
Un film de Richard Bois et Jean Charruyer
Produit par Marie Hélène Ranc
Enquête, image et entretiens Jean Charruyer
Scénario, montage et musique originale Richard Bois
Avec la participation de France 2
© Kuiv Productions 2005
FLICS DE FRANCE
« Quand je suis en uniforme, je n’ai aucune religion, je n’ai aucune appartenance ethnique, je n’ai aucune politique, je n’ai… pas de sexe. Donc pour moi la religion…la question ne se pose pas quand je suis en tenue. » (Siham)
« Quand on rentre chez nous, on a nos parents, on a aussi nos origines, nos coutumes. On vit tous les jours entre nos convictions de travailler pour la Loi, pour l’Etat, et les convictions de nos origines. Moi j’ai vécu dans un petit quartier, je voyais tout mes potes qui dealaient, qui devenaient délinquants, et moi j’étudiais pour devenir policier. Et parfois je les revois, on fait un tour de nos vies, et contrairement à ce que l’on pourrait penser ils sont très fiers de moi. » (Moustapha)
Siham, Moustapha, Kahouter, Karim, Sidi-Jaffar, la vingtaine, sont gardiens de la paix dans un quartier chaud parisien.
Musulmans pratiquants ou non, baignés dans la “bonne culture du pays” ou éloignés de leurs coutumes d’origine, ils semblent vivre sereinement leur identité mixée entre la France et le Maghreb.
Mais souvent, au cours des interventions quotidiennes d’un simple flic, on leur renvoie à la figure leur “traîtrise” vis-à-vis de leur milieu d’origine, et sous le regard des collègues, ils doivent choisir leur camp.
Quant aux femmes d’origine arabe, c’est quelquefois une revanche d’arrêter un délinquant qui vous a traitée de “chiennasse” et qui refuse d’être contrôlé par une femme.
Arrivé à maturité, Reda Terki, chef de Brigade Anti-Criminalité, semble jouer de toutes ses cartes au lieu de les subir.
Notre équipe a suivi pendant quelques semaines ces policiers pour comprendre leurs choix et partager leur quotidien.
/ presse
:: Un angle inédit à l’heure des sempiternels sujets distillés en boucle sur les flics et les voyous. Les mots et le travail de ces jeunes policiers de Paris, tous enfants d’immigrés, pourraient bien déplacer le regard de beaucoup, et faire la peau à certains clichés. Le Monde Télévision
:: Un documentaire qui apporte un autre éclairage sur le métier de policier.France Soir
:: Un reportage intelligent car il n’est ni idyllique ni désespérant. TV grandes chaînes
:: De beaux portraits, bien loin des sentiers battus.
Télé 2 semaines
:: Un document qui fait apparaître implicitement la question de l’immigration comme centraleaujourd’hui dans la société française. Avec toute une zone d’indétermination, humaine, sociale et politique, qui montre la fragilité d’une telle situation malgré la clarté et l’exemplarité du choix de ces tout jeunes policiers âgés d’une vingtaine d’années.Famille chrétienne
:: Un traitement original. France Soir
/ générique
Un documentaire de Juliette Senik
Sur une idée d’Hugues Nancy
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Scott Stevenson
Image Emmanuelle Collinot
Avec la participation de France 3 et de Planète
© KUIV Productions – 2005
TANT QU’IL Y AURA DES ÉLÈVES
En 1984, Hervé Hamon et Patrick Rotman réalisent la série « Tant qu’il y a aura des profs » et réagissent à la « massification » de l’école publique qui ne s’était pas accompagnée d’une transformation correspondante de l’institution scolaire. Ils évoquent pour la première fois « dépotoirs », l’orientation vers l’enseignement professionnel pratiquée et vécue comme une sanction, et la montée d’une violence dont les établissements cossus ignoraient ou ne voulaient pas en connaître l’existence.
Vingt ans plus tard, Hervé Hamon repart à la rencontre d’administrateurs, de pédagogues, d’inspecteurs généraux, de maîtres auxiliaires débutants et croit encore que les appréhensions formulées voilà vingt ans ont aujourd’hui trouvé leur aboutissement.
À la veille des années 80, l’adoption de la loi Haby ouvre les collèges à tous les jeunes, avec (théoriquement) un accès égal aux études longues. Le succès du slogan lancé par Chevènementd’amener 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac s’inscrit dans la même logique.
Faits inédits, 73% des profs (anciens comme débutants) se déclarent hostiles au collège unique et favorables à des filières différenciées, y compris à l’éjection dès la cinquième des élèves récalcitrants.
Depuis longtemps une sélection plus ou moins occulte fonctionne entre les sections « nobles » et les sections « fourre-tout », les lycées prestigieux et les lycées de seconde zone. Et ce sont bien les fils de profs et ceux des cadres supérieurs qui réussissent là où les autres échouent.
Le film porte une attention réelle à la parole et à l’expérience des élèves, à leur manière de percevoir le système éducatif. Ils témoignent de leurs sentiments et réflexions sur le comportement des profs à leurs égards en exprimant leurs désespoirs ou leurs espoirs.
Les séquences filmées aujourd’hui sont élaborées en résonance avec les images de 1984, offrant ainsi l’occasion rare d’une possible comparaison sur des questions qui alimentent toujours la polémique.
/ presse
:: Ce film fera sans doute grincer des dents. Il apportera de multiples pistes de réflexion pour alimenter le débat. Télérama
:: A travers cette longue enquête de terrain, ce passionnant documentaire d’Hervé Hamon décrit la réalité de l’Education nationale et son évolution au cours de ces vingt dernières années.
Télé 7 jours
:: Calmement, patiemment, l’auteur juxtapose passé et présent pour justifier son point de vue, sans tomber dans les travers de la globalisation ou de la recette. Magistral!.Télé Poche
:: Une passionnante enquête, qui débouche sur cet incroyable constat contrairement aux idées reçues, le niveau scolaire ne baisse pas ! Pèlerin
:: Le documentaire est révélateur de la réalité de l’Education nationale aujourd’hui. (…) L’évocation de quelques expériences pédagogiques rend l’enquête enrichissante et instructive. La vie
:: Un essai percutant et quelques propositions place l’élève au cœur du sujet. De quoi réfléchir !
Famille chrétienne
:: L’intérêt majeur de ce nouveau film réside dans cette profondeur, ce recul sur les événements. (…) Au final, le documentaire ne développe pas de vision catastrophique – on y voit des enseignants heureux, combatifs, engagés – mais raconte très bien l’« hypocrisie scolaire », cette tendance à ne pas affronter les tabous les mieux ancrés du système éducatif. Le Monde Radio-télévision
/ générique
Un film de Hervé Hamon,
d’après son ouvrage « Tant qu’il y aura des élèves »paru aux Editions du Seuil
Réalisé par Irène Richard
Produit par Michel Rotman
Montage Claire Painchault
Image Patrick Ghiringhelli
Avec la participation de France 2, LCP-AN,
Isabella Pisani
© KUIV Productions 2005








