BÉATRICE
Gilles Blanchard, metteur en scène, nous conduit pour son premier film sur une scène de théâtre bien particulière : une plate-forme pétrolière en Mer du Nord dont les gros bras défient le froid et les tempêtes : elle s’appelle Béatrice.
Béatrice , majestueuse et conquérante, s’élance en un assaut héroïque, armée de son réseau d’artères où pulse le sang noir de la mer du Nord : le pétrole. Cette structure d’acier se dresse hors de l’océan comme un défi au ciel et aux éléments terrestres. Sa fonction et la vibration quasi organique qu’elle active vampirise les souterrains de la planète et les hommes au fin fond d’eux mêmes.
Car Béatrice est la vraie héroïne du film. La machine a volé la vedette à ces hommes qui lui sacrifient une part de leur humanité (la moitié de leur vie) en se mettant à son service. Dans cette communauté de travailleurs, certains y trouvent leur compte, d’autres s’y perdent. Aucun d’entre eux n’y a une vie héroïque. Ces hommes isolés du monde, sous l’emprise de cette maîtresse d’acier, sont les anti-héros de cette histoire.
Pourtant leur aptitude a s’adapter à ces conditions particulières de travail est exceptionnelle. Cette aptitude au service d’un progrès est-elle légitime ?
Au travers de leurs témoignages, le film aborde les questions essentielles et universelles de la relation de l’homme à son travail, de l’homme à la machine, de l’homme aux autres…
/ générique
Un film de Gilles Blanchard
Produit par Marie Hélène Ranc
Image Gilles Blanchard
Montage Charlotte Tourrès
Avec la participation de France 3 Ouest
© KUIV PRODUCTIONS – France 3 Ouest 2004
ALLEZ RICHARD
Richard Virenque est une idole.
Même s’il a menti. S’il a triché. S’il s’est dopé, s’il a nié et s’il s’est enfermé dans son mensonge. Il a été raillé et moqué. Il a finalement avoué. Il a traversé le désert de l’exclusion et a disparu un temps du peloton. Il n’a jamais gagné le Tour de France et ne le gagnera jamais. Pourtant, Richard Virenque reste le chéri de ces dames et le héros de ces messieurs.
Pourquoi ? Pourquoi les gens ne voient-ils que lui quand ils regardent passer le peloton ? Pourquoi des millions de Français espèrent-ils devant leur poste de télé que le coureur au physique d’éternel adolescent s’arrache de la masse des coureurs et qu’il finisse par pointer son doigt victorieux vers le ciel ?
Qu’est-ce que nous apprend cette popularité sur nous-même ? Qu’a-t-on tant besoin d’admirer chez lui, et qu’on ne peut trouver chez les autres ?
Car Richard Virenque est à mille lieux du terne Indurain ou du mal-aimé Armstrong. Il n’est pas non plus un Hinault, intraitable patron du peloton respecté pour sa force et ses victoires. Il n’est pas non plus un Poulidor, éternel sous-chef d’une France rurale désormais lointaine, ni un Jalabert, cycliste trop solide peut-être pour devenir une icône.
Richard Virenque est lui, à la fois fragile et courageux. Il n’a pas de panache, il est le panache. Son palmarès est sans rapport avec sa popularité. Peu importe. Il est émouvant, naïf et épique.
/ presse
:: Un portrait attachant de ce champion qui occupe une place à part dans le cœur des Français. France Soir
:: Un parcours étonnant sur lequel le cycliste revient avec une touchante émotion, accompagné de son épouse, de ses parents, de journalistes, et même d’un ethnologue, qui explique la fascination exercée par les sportifs sur le public. L’Express
:: Un documentaire sur le champion empreint de tendresse. L’Equipe
:: Un portrait tout en franchise et émotion d’une grande figure du cyclisme français. Télé 7 Jours
:: Il est difficile de rester insensible à la belle histoire d’amour de ce champion avec le Tour de France et son public . Télé Poche
/ générique
Un film de Laurent Fléchaire
Produit par Marie Hélène Ranc
Montage Stéphanie Porte
Image François Bordes
Documentaliste Frédérique Biasetti
Avec la participation de France 2 et de la RTBF
© Kuiv Productions 2004
DÉSIRS ET SEXUALITES
Parler de désirs, de sexualités, aborder l’intimité sans tabou ni faux-semblant, et ne pas se heurter au silence ni tomber dans le piège du sensationnalisme. A travers la France de tous les milieux et de tous les âges, le réalisateur explore les mille et une façons de vivre sa sexualité.
Soutenu par un casting de comédiens, ce documentaire donne la parole à des hommes et à des femmes de tous âges et de toutes origines, y compris à ceux que l’on n’interroge jamais sur leur sexualité – handicapés, hommes d’Eglise, SDF, anciens détenus, malades – et qui pourtant parlent volontiers.
C’est ainsi que Carole, styliste, croise Mickaël, étudiant, Juliette, agricultrice à la retraite, ou Fabrice, maçon. Cynthia revendique sa virginité, Jean et Céline leur goût commun pour l’échangisme; l’abbé admet se masturber parfois ; Fred, acteur de films pornos, est en manque de fantasmes ; Ingrid, belle homosexuelle, est la première rivale des hommes…
Guidés par les impressions de l’auteur, nous passons d’une histoire à l’autre, sans fausse pudeur ni voyeurisme, conviés le temps d’un récit dans l’intimité sexuelle de personnages singuliers et qui, pourtant, nous ressemblent.
« Toutes les personnes qui apparaissent dans ce film sont des acteurs. J’ai choisi ce principe pour garantir l’anonymat et libérer ainsi la parole des hommes et des femmes qui m’ont confié un moment de leur vie. Leur texte provient d’entretiens que j’ai réalisés dans toute la France. Aucune phrase, et aucun mot n’a donc été inventé.
Ces témoignages ne sont pas représentatifs d’un groupe d’individus, et le film ne prétend pas présenter un panel de la société française. C’est une enquête qui a été menée avec un regard subjectif et qui ne livre que des destins uniques et singuliers. »
Nils Tavernier
/ presse
:: Les interprètes sont tellement convaincants qu’on
oublie qu’ils jouent un rôle. Tous les thèmes sont
abordés sans tabous, mais sans racolage non plus.
Le Figaro
:: Un flux de confidences, crues, agaçantes,
émouvantes, drôles, qui se répondent et
s’opposent, un régal ! Télérama
:: Le sexe, un sujet difficile à aborder à la télévision
sans tomber dans le voyeurisme, la vulgarité
ou le déballage intime. Nils Tavernier a relevé
le défi avec intelligence et poésie. Le tout donne
un ton personnel et surprenant . Le Point
:: Le voyage extraordinaire de Nils Tavernier à travers
la libido des français. Un travail remarquable,
le dispositif est à la fois d’une grande originalité
et d’une surprenante efficacité. Marianne
/ générique
Un film de Nils Tavernier
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Florence Ricard
Enquête Souad Ketani et Laurent Bertoni
Image Nils Tavernier
Musique Stéphane Vernant et Esther Gagné-Fradier
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 2004
DU SOLEIL POUR TOUJOURS
A sa sortie de prison, un homme (mon frère) retourne chez lui sur la Costa Del Sol, en pleine saison estivale. Portrait d’un homme au seuil d’une nouvelle vie, dans une ville marquée par son passé festif.
J’ai retrouvé une photo, c’est la seule que je connaisse où je suis avec mes trois frères. À droite il y a José, il porte la même chemise que moi, celui qui se marre c’est l’aîné, Charles mon frère espagnol. Il est l’enfant du premier mariage de ma mère.
Quand elle est partie refaire sa vie en France, Charles est resté en Espagne, auprès de sa grand-mère et de sa tante. On se voyait l’été pendant les vacances quand notre mère nous emmenait voir sa famille à Torremolinos sur la Costa Del Sol.
C’est là que Charles a grandi et vécu. Après des années passées sans le voir, je reviens à Torremolinos pour lui parler et tourner ce film.
Vincent Martinez
/ générique
Un documentaire de Vincent Martinez
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Image Vincent Martinez , Arnaud Beigel
Montage Arnaud Beigel, Richard Bois
Musique Laurent Coq, Benjamin Rafaëlli
Avec la participation de Vincent Sacripanti
© Kuiv Productions 2002
ÉCHELON, LE POUVOIR SECRET
VOUS ÊTES SOUS SURVEILLANCE…
Aujoud’hui, il existe une grande puissance qui espionne le monde. Aujoud’hui, vos communications téléphoniques, vos e-mails, vos fax, vos télex, peuvent être interceptés par d’immenses oreilles qui écoutent la planète entière. Aujoud’hui, une grande puissance arrive à lire via satellite le titre du journal que vous lisez à la terrasse d’un café, et bientôt elle lira les articles eux-mêmes. Aujoud’hui, il existe une puissance capable de filtrer les conversations téléphoniques d’un pays entier, de les trier, de les recouper grâce à des ordinateurs capables de recherches intelligentes et thématiques, indexées par mots clefs. Cette grande puissance, c’est l’Amérique.
Les Etats-Unis ont développé au cours de la guerre froide, avec la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, un immense système d’écoute nommé projet F415 dit Échelon. Aujourd’hui la guerre froide est finie, mais ces grandes oreilles placées aux quatre coins du monde servent encore…
… De l’Anti-terrorisme à la surveillance de ses propres citoyens, de l’espionnage militaire à l’espionnage économique de toutes les plus grosses entreprises mondiales, le système Échelon, développé par la National Security Agency (NSA), sert beaucoup plus qu’on ne veut bien le croire ou le dire, et ses nouvelles activités en grande partie illégales constituent un atout majeur pour la puissance commerciale, militaire et technologique des Etats-Unis.
L’Europe, de son côté, développe aussi des bases d’espionnages, mais beaucoup moins puissantes et non coordonnées.
– Que va faire l’Europe pour se protéger ?
– Va-t-elle se lancer dans cette guerre d’espion ?
– Va-t-elle essayer de réglementer ?
– La confidentialité de nos vies privées est-elle menacée ?
Enjeu majeur du début du 3ème millénaire,
la guerre de l’information n’en est qu’à ses débuts…
Ce film a été sélectionné à de nombreux festivals
et plusieurs fois primé, notamment au Chicago International Documentary Film Festival où il a reçu le Prix du Meilleur Documentaire.
/ presse
:: Dans cette enquête fascinante, bâtie à la manière
d’une fiction et accessible aux non techniciens,
le réalisateur, telle une fourmi infatigable,
décortique les raisons d’être, les abus et dangers
du système Échelon et souligne le poids de
la domination informationnelle, clé de tous
les pouvoirs. Télé Star
:: Réalisée comme une véritable fiction, cette
enquête très fouillée est édifiante. Avec des
témoignages percutants. Télé Loisirs
:: Un documentaire incroyable qui mérite
sans hésitation d’être vu. France Soir
:: Un climat oppressant, une tension constante
et des révélations qui font froid dans le dos.
Télé 7 jours
/ générique
Un film écrit et réalisé par David Korn-Brzoza
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Cécile Coolen
Documentaliste Frédérique Biasetti
Effets spéciaux Jacques Jeangérard et Arbanet
Avec la participation de France 2
© Kuiv Productions 2002
VIVRE APRES, PAROLES DE FEMMES
Sedina, Jasmina, Senada, trois femmes, trois jeunes villageoises européennes.
Au cours de la guerre de Bosnie (1992 – 1995), leur univers s’est effondré. Leur mari, plusieurs dizaines d’hommes de la famille, disparus. Maison, terre, village, pays, emportés dans la tourmente. Le cours de la vie lui-même, comme arrêté.
En août 1998, pourtant, elles emménagent à l’association Vive Zene à Tuzla (Bosnie).
Elles y entreprennent pour un an une sychothérapie et entament ainsi un processus vital pour se reconstruire, redevenir actrices de leur destin, sortir de la prostration.
Ce documentaire accompagne de l’intérieur chacune des étapes pendant dix mois : choix des patientes par les thérapeutes, leur installation en communauté, découverte, apprentissage et mise en œuvre de la thérapie, préparation au retour à la vie dans la société.
VIVRE APRES, PAROLES DE FEMMES, tient la chronique de cette tentative de survie.
Témoin d’une histoire universelle, le film se fait l’écho de bien d’autres tragédies, passées ou en cours, et renvoie chacun à ses propre interrogations sur le deuil, l’amour et la vie.
Ce film a été sélectionné à une trentaine de festivals et plusieurs fois primé, notamment au Festival International du Film de Berlin où il a reçu le Prix du film de la Paix.
/ presse
:: En plantant sa caméra dans la maison de Tuzla, où l’on panse la mémoire encore à vif de ces femmes, il ne se contente pas de faire oeuvre d’historien. De briser le silence qui s’abat sur les victimes quand les armes se sont tues et que les télévisions ont plié bagage. Il nous offre une saisissante chronique de la renaissance. Tout en sobriété et en retenue. Il nous parle de la guerre,
et touche le nerf de la vie. Ces témoignages relatent, avec pudeur et force, l’histoire d’une tentative de survie. On ne revient pas indemne de la Bosnie. C’est pour cela que Laurent Bécue-Renard a réalisé Vivre Après. Il fallait à ce jeune homme, un brin timide, un sacré culot : il n’avait jamais fait de film. Certaines images sont pleines de tendresse. Ce film est d’une force exceptionnelle, d’une rare qualité. Télérama
:: Premier film et oeuvre remarquable de Laurent
Bécue-Renard. Le Monde
/ générique
Un film de Laurent Bécue-Renard
Avec la collaboration de Virginie Linhart
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Charlotte Boigeol
Images Fikreta Ahmetovic, Camille Cottagnoud
Avec la participation de Canal+
© Kuiv Productions
LE TRAVAIL DANS LA BALANCE
Aux Prud’hommes, pas de classe dominante, ni de classe dominée. Logique de salarié et logique d’employeur coexistent sur un pied d’égalité mathématique : comme 2 et 2 font 4 juges, employés et patrons ordinaires, arbitrent paritairement les conflits du travail. Ces meilleurs « ennemis » du monde s’échappent quelques jours par mois de leur entreprise pour juger les relations conflictuelles de leurs semblables.
A Paris, des couloirs à l’accueil, plaignants et chefs d’entreprise se croisent, s’affrontent, ou se réconcilient. A Beauvais, Bobigny et Marseille, les audiences se suivent mais ne se ressemblent pas…
Cristallisant les tensions d’un monde de l’entreprise toujours en mouvement, ces tribunaux spécifiques sont un baromètre social particulièrement révélateur
/ presse
:: Les deux réalisateurs ont tenté et y sont parvenus,
de montrer les coulisses d’une des institutions
judiciaires les plus célèbres et néanmoins peu
connue des Français. Monté de façon classique
et méticuleuse, ce documentaire fait coup double.
Il expose simplement, avec un didactisme de bon
aloi, la mécanique de cette étonnante machine
judiciaire. Le Figaro
:: Voilà un document exceptionnel !
L’Express
:: Un film indispensable. Libération
:: Très instructif. Télé 7 Jours
/ générique
Un film de Virginie Linhart et Eric Moutet
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage David Korn Brzoza
Images Jacques Jeangérard, Sivia Calle
Jean-Michel Papazian,
Avec la participation de France 2
© Kuiv Productions – 2000
LA DERNIERE DIGUE
Dans une société qui vacille depuis vingt ans entre crise et chômage, l’inspection du travail devient le seul rempart contre la dégradation des conditions de travail dans l’entreprise, La dernière Digue.
1600 agents de contrôle surveillent en France le respect de la bible du droit social, le code du travail, qui régit les conditions de travail de plus de 16 millions de salariés, depuis le combat contre le travail clandestin jusqu’au contrôle des conditions d’hygiène et de sécurité en passant par le contrôle du temps de travail.
Le constat du manque de moyens dont dispose aujourd’hui l’Inspection du Travail, à une époque où la pression du marché est telle que l’économique prend le pas sur le social, nous amène à faire un bilan du monde du travail aujourd’hui, des enjeux qui gouvernent les rapports de force tant au niveau politique qu’au niveau de l’entreprise, et de l’étau dans lequel sont pris tant les salariés que les inspecteurs du travail.
/ presse
:: Un reportage passionnant de bout en bout.
Le Figaro
:: A ne manquer sous aucun prétexte. Le Point
:: Voilà un film sérieux, honnête, citoyen
pourrait-on dire. Télérama
:: Au départ, le sujet pourrait paraître peu excitant,
or il se révèle plein d’enseignements. Télé Obs
:: Ce sujet passionnant jouit d’une réalisation
magistrale. La Vie Télé Hebdo
:: Une enquête passionnante et instructive qui dresse
avec minutie et exhaustivité l’ampleur des difficultés
liées au métier d’inspecteur du travail. Télé Poche
:: Cette passionnante enquête nous donne à découvrir
les missions de l’Inspection du Travail. Télé Câble
/ générique
Écriture, réalisation et musique Richard Bois
Production déléguée Michel Rotman
Montage Nicolas Boisson
Image Emile Navarro
Avec la participation de France 2
©Kuiv Productions 1998
VOYAGE AU CENTRE DE LA TOUR
La Tour Eiffel est un espace de vie et de loisirs gigantesque…
… Mais c’est aussi un espace de travail, où 34 ouvriers, du peintre aux serruriers, en passant par les mécaniciens et les plombiers s’affairent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an.
Conduits par ces personnages atypiques, parfois un peu bourrus, souvent blagueurs, ouvriers spécialisés et alpinistes funambules,
nous découvrons tous les recoins de la Tour Eiffel.
Des sous-sols au quatrième étage, postés sur les voies des ascenseurs, enfermés dans les accumulateurs, accrochés au bord des passerelles, petites fourmis prises dans les fabuleuses dentelles de cette fascinante toile d’araignée…
/ presse
:: Un joli témoignage sur ces artisans de l’ombre.
Le Point
/ générique
Un film de Jocelyne Lemaire-Darnaud
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Annick Hurst
Images Jocelyne Lemaire-Darnaud
Musique originale Catherine Simonet
Avec la participation de Canal+
© Kuiv Productions- Canal+ 1998
CHASSEURS DE TEMPETES
Ouessant, à la pointe de la Bretagne, c’est le cap Horn de l’Europe. La zone des tempêtes, des courants fous. La confluence de l’Océan, l’Atlantique, et d’une mer, la Manche, dans laquelle il vient s’étrangler.
C’est aussi la route maritime la plus fréquentée du globe : chaque jour, 150 navires, 750 000 tonnes de pétrole circulent au large de l’île.
Nous avons voulu comprendre pourquoi, depuis vingt ans, depuis le naufrage de l’Amoco Cadix, aucune catastrophe écologique et humaine majeure ne s’est produite à nouveau. Car ce n’est pas le fruit du hasard. Pour une fois, on s’est organisé. Pour une fois, une politique a été décidée et reconduite. Pour une fois, des hommes d’appartenances diverses (civils, militaires, marins, terriens) ont uni leurs compétences.
Le pivot du système est un remorqueur, L’Abeille Flandre, un des plus puissant du monde, capable de tracter un pétrolier de 550 000 tonnes en charge. S’il avait été là, s’il avait été affrété comme il l’est aujourd’hui pour une mission de service public, l’Amoco n’aurait jamais souillé 200 kilomètres de côtes.
Par force 10 à 12, et au-delà, on découvre ici le métier de ces hommes qui s’obstinent à répéter qu’ils ne sont pas des héros. On découvre que, le 4 janvier 98, un pétrolier fou a failli se déchiqueter sur les roches d’Ouessant puis sur celles de Portsall. On assiste à une prise de remorque, au milieu des marins, sur la plage arrière du bateau.
Et la mer vraiment démontée.
/ presse
:: Ce reportage d’Hervé Hamon, écrit avec un talent
littéraire rare à la télé, rend hommage à ces marins
bourrus et pudiques, inconnus et courageux.
Télérama
:: Les images qu’il en a rapporté et qu’il nous livre
aujourd’hui sont somptueuses. Ses commentaires
sont tout à la fois littéraires et informatifs. Télé Obs
:: Un reportage exceptionnel qui nous fait vivre en
compagnie de ces dompteurs de courants fous
des tempêtes inimaginables. Effrayant et fascinant !
France Soir
:: Les images de son reportage sont spectaculaires
et magnifiques. Le Point
:: Excellent reportage. Les images sont fantastiques
et l’atmosphère qui règne à bord parfaitement
restituée. On ne lâche pas prise. Télé 7 Jours
/ générique
Écrit et réalisé par Hervé Hamon
Tournage de Hervé Hamon
Produit par Michel Rotman
Montage et musique originale Richard Bois
© Kuiv Productions 1998

