HISTOIRES DE GAUCHE
Aujourd’hui la social-démocratie est un modèle à la croisée des chemins, avec la chute des candidats socialistes tant aux élections présidentielles qu’aux élections législatives en France en 2002.
Il y a quatre ans, avec la victoire du S.P.D. en Allemagne, venant après le succès de la gauche plurielle en France et des travaillistes en Grande-Bretagne en 1997, les sociaux démocrates participaient à onze des quinze gouvernements
de l’union européenne.
En 2004, ils ne sont plus présents que dans quatre pays : la Grande-Bretagne, la Grèce, la Suède, l’Allemagne. Une déconfiture qui s’accompagne d’une poussée générale des mouvements populistes, voire de l’extrême droite.
Le film entend retracer en images d’archives et en témoignages l’histoire de cette social-démocratie en Europe depuis le congrès de Tours jusqu’à nos jours. Une histoire qui a connu son lot de faillites successives face aux grands évènements du 20ème siècle avant de se reconstruire jusqu’à apparaître comme le modèle dominant du paysage politique européen à la fin des années quatre vingt dix.
Proposé en deux épisodes de 52 minutes, le film traite sur le mode du thématique et du chronologique à la fois l’aventure intellectuelle et politique du socialisme démocratique au 20ème siècle et des questions auxquelles ce modèle est confronté à l’aube du 21ème siècle.
La grande question de fond qui se pose est la suivante :
Si la social démocratie a gagné intellectuellement après la fin du communisme, n’y a-t-elle pas perdu son identité et sa capacité à exister comme programme de réforme ?
/ presse
:: Sans jamais être ennuyeuse grâce aux multiples témoignages français et internationaux et, pour «donner écho à son idée », l’intervention de la fiction dans son document, Virginie Linhart brosse un tableau très pertinent de l’état de la gauche. Le figaro
:: Avec quelques mois de recul, le documentaire de Virginie Linhart raconte ces Histoires de gauche. On les regarde avec gourmandise et effarement, tant l’abîme va grandissant entre la gauche et ses gouvernants. Libération
:: On ne s’ennuie pas un seul instant. Les images d’archives sont nombreuses et de qualité. Le Monde Radio Télévision
:: Ponctué d’extraits des discours fondateurs et d’interviews de caciques socialistes, l’éclairage offert par ce documentaire est extrêmement utile, car il replace le débat de la droite-gauche, dans son contexte historique.bFrance Soir
:: Un documentaire passionnant sur l’histoire de la gauche en Europe, depuis les grandes batailles ouvrières de la révolution industrielle jusqu’à la cinglante défaite de Lionel Jospin. TéléCinéObs
:: Une analyse et des témoignages d’une remarquable clarté. Téléloisirs
:: Ce premier volet, rappel historique prenant, met en évidence les limites des politiques confrontés au poids de l’économie. Une réflexion passionnante et essentielle sur l’avenir idéologique de la gauche. Télépoche
:: Un passionnant document, presque un défi. Il pose les bonnes questions aux tenants de la gauche et foisonne d’archives. Remarquable, le dernier volet pousse encore plus loin le questionnement sur l’avenir de la gauche européenne. Télé 7 jours
:: Instructif et précis. Télé2semaines
/ générique
Un film écrit et réalisé par Virginie Linhart
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Laure-Alice Hervé
Image Christophe Michelet et Florian Bouchet
Son Jean-Pierre Fougères
Avec la participation de TV5 Monde
© ARTE France – KUIV Productions – 2004
PIERRE MENDÈS-FRANCE, LA MORALE DE L’HISTOIRE
Sur fond d’archives de l’époque, de témoignages plus récents et de commentaires livrés par
Jean Lacouture, le réalisateur Jean-Christophe Rosérevient sur le parcours de l’un des hommes politiques de gauche les plus emblématiques
du XXe siècle.
Des débuts de Pierre Mendès-France comme député de l’Eure en 1933 –élu à 25 ans, il est alors le plus jeune parlementaire français– à la victoire en 1981 de Mitterrand, dont il a soutenu la candidature,
tous les moments forts de sa carrière sont évoqués.
Un documentaire agrémenté de témoignages de divers intervenants :
– Son épouse Marie-Claire
– Son fils Michel Mendès-France
– François Mitterrand
– Françoise Giroud
– Pham Van Dong, premier ministre du Vietnam au moment de la signature des accords de Genève.
/ presse
:: Ce docu, trop bref (52 minutes), écrit par son biographe, Jean Lacouture, dit l’essentiel. Libération
:: Le commentaire, écrit et lu par Jean Lacouture, (…) exprime toute la sympathie et le respect de l’historien pour l’homme politique. Cela n’empêche pas le film de proposer une rétrospective sincère et précise du parcours et de l’action de Mendès France (…) Cette évocation chronologique, de forme plutôt classique, est richement illustrée d’entretiens (…) et de séquences passionnantes filmées à diverses période de la vie de Pierre Mendès France. Le monde radio dvd vidéo télévision
:: Un excellent documentaire. (…) A contempler ce documentaire, apparaît plus convaincant encore que tout ce qu’on pouvait imaginer. TéléCinéObs
:: Ce travail allie la pédagogie à l’émotion. (…) La forme du documentaire est simple mais subtile: on croit feuilleter un album, à la fois familial et national. Le commentaire est clair, lu par la voix claironnante de Jean Lacouture. Les archives apportent leur indispensable magie. Enfin les témoins, glorieux et variés aèrent ce film d’admiration, qui procède avec talent et probité. Télérama
:: Une leçon d’histoire et de morale en politique, didactique mais jamais ennuyeuse, ponctuée d’images fortes et truffée d’anecdotes et de réflexions éclairantes, souvent de la bouche même de Mendès France. Télé poche
:: Un vibrant hommage à l’une des figures emblématiques de la vie politique française du XXème siècle. Télé 7 jours
:: Le portait fouillé et réussi d’un homme politique hors du commun. Télé 2 semaines
/ générique
Un documentaire de Jean-Christophe Rosé
Produit par Michel Rotman
Commentaire écrit et dit par Jean Lacouture
Extraits de [Pierre Mendès-France]
de Jean Daniel, Jean Lacouture et Jean Christophe Rosé
Kuiv Productions/France 3, 1992
Montage Dominique Barbier
Avec la participation de ARTE France
© KUIV PRODUCTIONS – 2004
L’OBSERVATEUR A 40 ANS
Fondé en novembre 1964, le Nouvel Observateur a désormais 40 ans.
Quatre décennies de combats politiques, d’évolutions sociales, intellectuelles et culturelles, qui sont autant de couvertures de l’hebdomadaire.
– En 1965, soutien à François Mitterrand candidat de la gauche unie à la première élection présidentielle au suffrage universel.
– Dès 1967, à l’issue de la guerre des 6 jours, engagement en faveur de la création d’un État palestinien au côté d’Israël.
– En 1971, publication de l’appel des 343 femmes pour la dépénalisation de l’avortement.
– En 1980, appui à la candidature de Michel Rocard contre François Mitterrand, avant de se ranger derrière celui qui allait gagner la bataille de la présidentielle de 1981.
Une période charnière pour le Nouvel Observateur : après tant d’années dans l’opposition politique, il devient le « Journal du pouvoir », une évolution qui va lui coûter cher.
Aujourd’hui, numéro 1 de la presse hebdomadaire, le Nouvel Observateur est à la croisée des chemins.
Pour la première fois de leur histoire, les journalistes doivent confirmer par vote la nomination des directeurs de la rédaction. Une élection qui donne lieu à débats et pose la question de l’avenir du journal lorsque ses fondateurs se seront éclipsés.
/ générique
Un film écrit et réalisé par Virginie Linhart
Produit par Marie Hélène Ranc et Michel Rotman
Montage Adriana Komivès
Image Georges de Genevray, David Geoffrion,
François Bordes
Son Laurent Schwartz, Jean-François Gondek,
Robin Aramburu, Frédéric de Ravignan
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 2004
ÉTÉ 44
Entre le printemps et l’automne 1944, la France après quatre années d’occupation, est libérée. En quelques mois, le régime de Vichy s’effondre, les alliés débarquent en Normandie, puis en Provence, l’occupant est chassé du territoire national.
Paris, symbole des symboles s’insurge, la République est restaurée, le général De Gaullemalgré l’hostilité de Roosevelt s’impose à la tête de l’état, l’épuration sauvage fait des milliers de victimes, les collabos fuient en désordre dans les fourgons de la Wehrmacht, la France prend sa place dans le camp des vainqueurs.
Été 44 se propose de faire le récit de ces mois décisifs où des millions de français ont basculé d’un régime dictatorial sous et à la botte de l’occupant dans la liberté retrouvée.
Ce film s’attache à suivre les principaux protagonistes de cette empoignade gigantesque : De Gaulle, Pétain, Roosevelt, la Résistance, les alliés, les collaborateurs.
Il mêle donc les événements militaires et les batailles politiques, le comportement des français, les grands enjeux diplomatiques, la guerre civile franco-française sans jamais perdre de vue le contexte global de la guerre mondiale.
Été 44 a passionné plus de 7,2 millions de téléspectateurs lors de sa diffusion sur France 3.
– Prix « Le Monde » au SunnySide of the Doc
– Laurier d’Honneur du Club Audiovisuel de Paris
/ presse
:: Ce documentaire est un des moments dont peut se glorifier une chaîne de service public. Ce film magnifique, porté par un commentaire dit avec intelligence et émotion par Philippe Torreton est un sommet du genre et parvient constamment à dépasser le lyrisme pour décrypter la force des images. Magistral ! Télérama
:: Un documentaire indispensable qui (re)pose de précieux jalons et donne le goût au spectateur de revenir aux sources et de scruter plus en détails ces semaines de l’histoire où tout a basculé. L’Humanité
:: Fruit d’un an et demi de recherches, ce film relate avec force et sans fioriture une période qui l’a déjà beaucoup été, mais jamais avec un tel souci d’authenticité. Le Figaro
:: D’abord une extraordinaire fraîcheur des images, mais il y a d’avantage dans cet Été 44. Cela tient peut-être au commentaire, dit avec une sorte de violence contenue par l’acteur Philippe Torreton. C’est un ton à part, qui ne ressemble à rien de ce qu’on a vu et entendu jusqu’ici. Et un flot d’images inédites… On n’oubliera pas cet Été 44 et son extraordinaire mélange de tristesse et d’allégresse. Le Monde
/ générique
Ecrit et réalisé par Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman
Montage David Korn Brzoza et Arnaud Beigel
Avec la participation de France 3 et de TV5 Monde
© KUIV Productions – 2004
LES PRÉSIDENTIELLES 1965-1995
Les Français ont l’habitude de se passionner pour les élections présidentielles. Les plus de cinquante ans ont des souvenirs, conscients ou enfouis, de chacune des six élections présidentielles de la Ve République.
Ils ont envie de les raviver. Les plus jeunes ont recueilli, à l’école, auprès de leurs parents, des bribes de cette histoire. Ils ont envie de la connaître. A la veille d’une nouvelle présidentielle, il n’est pas très difficile de séduire un vaste public avec la passionnante histoire du scrutin roi de notre démocratie.
Le fil conducteur est aussi simple que captivant.
Les élections présidentielles, c’est la surprise à répétition. Chaque élection présidentielle est un scénario à rebondissements, avec, toujours, ses suspenses, une dramaturgie, l’apparition progressive d’un enjeu, la focalisation sur cette question, la détermination des électeurs décisifs à un moment décisif, une cristallisation, jusqu’au résultat final.
Chacune des six élections reproduit, avec ses particularités, une dramaturgie analogue :
– Quel enjeu, quel suspense ?
– Quelle séquence historique ?
– Quels candidats ?
– Quelle campagne ?
– Quelle France ?
– Quelles conséquences ?
/ presse
:: Présidentielles 1965-1995, offre une formidable
rétrospective des élections présidentielles de 1965
à 1995. Vivante, riche et souvent drôle, cette mise
en perspective historique se suit à la manière d’un
film, plein d’intrigue et de rebondissement.
Le Figaro
:: France 2 présente un document passionnant
qui retrace six élections présidentielles. Coups
tordus, coups de gueule, trahisons, personnages
récurrents et nombreuses surprises émaillent
chaque épisode. Le Monde Télévision
:: Un passionnant récit sur les six élections
de la cinquième république. VSD
/ générique
Ecrit par Jean-Noël Jeanneney, Olivier Duhamel et Virginie Linhart
Réalisé par Virginie Linhart
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Entretiens Olivier Duhamel, Jean-Nöel Janneney
Montage Laure-Alice Hervé
Image Christophe Michelet, Florian Bouchet
Avec la participation de France 2
© Kuiv Productions 2002
JAPON: LES ANNÉES ROUGES
Le 18 mars 2000, quatre membres de l’organisation terroriste NIHON SEKI GUN (l’Armée Rouge Japonaise) étaient rapatriés depuis le Liban pour être jugés au Japon, après 28 ans de clandestinité.
Chacun d’entre eux, à des degrés divers, a participé ou collaboré à des attentats en Israël, en Europe ou en Asie.
Quelques mois plus tard, Fusako Shigenobu, surnomée la reine rouge dans les camps palestiniens de la vallée de la Békaa libanaise était à son tour arrêtée, après avoir dirigé l’organisation terroriste japonaise pendant 30 ans.
– Qui sont-ils ?
– Qu’est-ce que le SEKI GUN, la plus mystérieuse organisation terroriste d’extrême gauche des années 70-80 ?
Pour le comprendre, il faut retourner plus de trente ans en arrière, reprendre l’écheveau d’une épopée complexe et sanglante, qui débuta par le GAKUSEI UNDO (le mouvement étudiant) de la fin des années 60.
Fusako Shigenobu a été condamnée en septembre 2005 à la prison à perpétuité après un procès qui aura duré prés de 4 ans.
Du même réalisateur :
[ Qui a tué Pierre Goldman? ]
[ S.K. – Serial Killer ]
/ presse
:: Rendant parfaitement compte de l’illusion lyrique propre à cette époque grâce aux archives visuelles et sonores, exploitant à merveille certains témoins, soulevant des lièvres pittoresques, Michaël Prazan ouvre des abîmes sous nos rétines. Télérama
:: Ce document exceptionnel de Michaël Prazan sur un moment d’histoire refoulé du Japon renvoie une image très forte et symbolique du mouvement contestataire dans le siècle, ses élans, sesdéchéances.
Famille Chrétienne
:: Un document passionnant sur une période méconnue de l’histoire nippone. Malgré la complexité des faits, il est d’une grande clarté. Téléloisirs
/ générique
Un film écrit et réalisé par Michaël Prazan
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Véronique Lagoarde-Segot
Avec la participation de Arte France
© Kuiv Productions 2002
LES 3 VIES DE GERMAINE TILLION
Ce documentaire est construit autour de la parole de Germaine Tillion, de son récit, de ses anecdotes plus que sur la chronologie des événements tragiques et historiques qu’elle a traversé.
Avec une précision inouïe, elle nous raconte des passages de notre histoire, citant des lieux, des dates, des hommes et des rencontres avec le Général De Gaulle, Yacef Saadi, les tortionnaires nazis et bien d’autres encore.
C’est bien ses convictions, sa foi dans l’action, ses espérances, ses combats intérieurs et intimes qui sont mis en avant.
De nombreuses archives, films, photos, journaux de l’époque viennent enrichir le propos.
C’est d’une manière elliptique et non exhaustive que nous montrons les tragédies de cette seconde moitié du vingtième siècle.
Nous avons privilégié les instants de vie, les trois périodes vécues, de Germaine Tillion :
– l’ethnologue ;
– la résistante ;
– la combattante.
/ générique
Écrit et réalisé par Gilles Combet
Entretiens de Jean Lacouture
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Avec la voix de Catherine Desplaces
Montage Françoise Tubaut
Images Claude Pavelek
Avec la participation de France 5
© Kuiv Productions 2001
JOSÉ & COMPAGNIE
Pourquoi et comment José Bové est devenu, en deux ans, une figure internationale du combat contre la mondialisation et les OGM qui réunit aussi bien le paysan indien du Karnataka, le mouvement Citizende Ralph Nader aux Etats-Unis ou le maire de Porto Alegre au Brésil ?
Récit d’une aventure qui surgit par hasard sous les feux des projecteurs, en août 1999, sur l’esplanade d’un Mac Donald à Millau et qui aurait pu se poursuivre par une candidature à la présidentielle française de 2002.
A travers ce récit, on découvre ce que José Bovépense du modèle agricole productiviste et le rôle des OGM dans ce système, la question de la mondialisation et la manière d’en corriger les effets néfastes, la déshérence du discours politique face aux mouvements citoyens activistes.
On découvre aussi la manière dont il utilise les médias à chacun de ses « shows » internationaux.
Des images d’archives et des images tournées avec le Bové circus 2000-2001 témoignent de l’aura internationale du porte-parole de la Confédération Paysanne, reçu comme un héros partout où il se déplace.
Des réactions de personnages centraux dans le d ébat sur les OGM ou la mondialisation, comme un responsable de la firme Monsanto ou Jean-Marie Messier, apportent un contrepoint aux thèses défendues par José Bové.
/ générique
Un documentaire de Denis Pingaud
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Yvan Gaillard
Image Claude Pavelek, Laurent Redolfi
Son Francisco Heron de Alencar, Paulo Cesar
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 2001
ARLETTE & ALAIN, TROTSKYSTES A SUCCÈS
1974 : la France élit son Président de la République.
Lui, c’est Alain Krivine, candidat de la Ligue communiste révolutionnaire, une petite organisation trotskyste. L’ancien leader du mouvement de Mai 68, avec Daniel Cohn-Bendit, obtient alors un score symbolique : 0,36 % des voix.
Elle, c’est Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière, une autre organisation trotskyste. Employée et syndicaliste dans une grande banque, elle est la première femme à se présenter à une élection présidentielle en France et rassemble 2 % des suffrages.
En 1974, l’extrême-gauche reste marginale sur le plan électoral. 25 ans après, Arlette Laguillerest toujours là, et le facteur Olivier Besancenot a remplacé Alain Krivine. Leur liste commune en vue des régionales de 2004 fait plus que jamais peur à la gauche gouvernante et a bien failli créer la surprise…
– Comment expliquer cette progression électorale inattendue?
– Qui sont les électeurs de l’extrême-gauche ?
– Pourquoi, aujourd’hui en France, vote-t-on Arlette et Alain ?
/ générique
Un reportage de Denis Pingaud
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage David Korn-Brzoza
Images Jacques Jeangérard
Son Pierre Cordelier
Avec la participation de Arte France
© Kuiv Productions 1999
DE GAULLE LE RETOUR, 13 MAI 1958
Depuis le 9 avril, la France n’a plus de gouvernement. Celui de Félix Gaillard, renversé, expédie les affaires courantes. On a fait appel à Georges Bidault, puis à René Pléven. Aucun n’a recueilli l’investiture de l’Assemblée. Les ultras à Alger, qui ne cessent de comploter, se sont assurés l’appui des hommes politiques partisans de l’Algérie française.
Le 13 mai, une gerbe est déposée au monument aux morts d’Alger, en mémoire de la fusillade par le FLN de trois soldats français prisonniers depuis 1956. L’immense foule qui a assisté à la cérémonie part à l’assaut de l’immeuble du gouvernement général à Alger, aux cris de « Vive Massu ! Vive l’Algérie française ! ».
L’immeuble envahi, la mise à sac commence. Massu, constatant que le mouvement est impossible à maîtriser, sauf à tirer sur une foule désarmée, décide de le « coiffer ». Il se nomme président d’un comité de salut public.
A 20h45, il lit sur le balcon sa proclamation :« Moi, Général Massu, je viens de former un comité de salut public (…) pour qu’en France soit formé un gouvernement de salut public, présidé par le Général de Gaulle ». Le 29 mai, dans un message au Parlement le président de la République René Coty demande l’investiture du Général de Gaulle comme chef de gouvernement.Comment la « marmite algéroise » a-t-elle pu imposer par un coup de force militaire le retour au pouvoir du Général de Gaulle et précipiter la liquidation de la IVème République ?
C’est tout l’objet de ce documentaire, réalisé autour d’un témoignage exceptionnel : celui de Lucien Neuwirth, réserviste en uniforme, venu de la métropole, qui s’est associé avec Léon Delbecque, représentant de Jacques Soustelle, pour se déclarer organisateurs de la manifestation de l’après-midi du 13 mai à Alger. Ces gaullistes, en noyautant le comité de salut public issu de l’émeute, vont l’orienter en faveur du retour du Général de Gaulle au pouvoir.
/ générique
Écrit et réalisé par Patrick Rotman et Virginie Linhart
Produit par Michel Rotman
Montage Laure Mazet
Dans la collection Les Brûlures de l’Histoire
En coproduction avec France 3
© KUIV PRODUCTIONS – 2005

