LE GEL DU PRINTEMPS DE PRAGUE
Pour la première fois, on voit les images du Printemps de Prague tel qu’il a éclos à partir de janvier 1968, date à laquelle Alexandre Dubcek est élu secrétaire général du parti communiste tchécoslovaque à l’unanimité.
Aussitôt un groupe de travail est chargé de la préparation d’un texte politique qui sera plus tard connu sous le nom de Programme d’action du Parti communiste tchécoslovaque.
Du mois de janvier à la fin mars 1968, Dubcek réagit comme tout nouveau chef de parti : il tente de consolider son pouvoir personnel
à sa manière, sans violence ni autoritarisme.
Il s’appuie sur toutes les forces de changement (presse, opinion publique, fraction du Parti) pour neutraliser le président de la République Novotny et ses partisans conservateurs, sans se rendre compte de l’ampleur du mouvement qui se développe hors de l’appareil et dont témoignent avec force les images d’archives.
Le film met en scène la particularité du Printemps de Prague : en dehors de l’élection de Dubcek, aucune date, aucun fait, ne marquent le début de l’immense débat que l’on observe partout.
/ générique
Un film de Patrick Rotman
Réalisé par Virginie Linhart et Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman
Collection « Les Brûlures de l’Histoire »
Avec les interventions de Bohumil Simon, secrétaire de la ville de Prague, ancien membre de l’équipe Dubcek, Milan Jungman, ex rédacteur en chef du journal Literarni Noviny, journal phare du « Printemps de Prague », Jiri Müller, ex dirigeant du mouvement étudiant dans les années 60.
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 1998
HISTOIRES DE GUERILLAS
Théma Arte « America Latina »
« Pauvres de nous, si petits, avec toute la révolution à faire. »
Zapata, Guevara, Marcos
L’Amérique latine est emblématique des luttes révolutionnaires, elle a fournie depuis le début du siècle les héros qui incarneront les révolutions les plus généreuses, les plus désespérées, les plus romantiques aussi, jusqu’au sous commandant Marcos dans le Chiapas d’aujourd’hui.
Ces mouvements de guérillas sont analysés à travers les grands visages révolutionnaires :
Celui de Zapata au Mexique, paysan, indien, nationaliste, il est l’image et bien sur le chef de son soutien populaire ;
Celui de Camillo Torrès en Colombie, le curé révolutionnaire qui fait naître un mouvement fondé sur la théologie de la libération ;
Che Guevara à Cuba et la théorie du Foco.
Enfin Marcos qui se relie à la révolution zapatiste à travers un combat d’indien, de paysans très inspirés de christianisme social : il est la synthèse et le symbole vivant des guérillas en Amérique latine.
/ presse
:: Une passionnante mise en lumière des mécanismes
de guérilla, à travers une remarquable série de
portraits et des images d’archives. Télé Poche
:: Histoire de Guerillas comporte de précieuses
actualités qui expliquent assez bien les situations
explosives d’un continent où la démocratie parvient
difficilement à s’installer. Roc
:: C’est un documentaire ambitieux qui ouvre le ban.
Le traitement rigoureux des archives, quelques
documents peu connus voire inédits retiennent
l’attention. Croissance
:: Une analyse pertinente des guérillas qui se
répondent et s’affinent. Télé Hebdo
:: Un documentaire ambitieux. La Vie
/ générique
Un film réalisé par Jérôme Kanapa
Écrit par Gérard Chailliand
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Chantal Quaglio
Avec la participation de La Sept Arte
© Kuiv Productions 1998
MAI 68
Mai 1968, c’est tout à la fois une révolte de la jeunesse, la plus grande grève de l’histoire, une crise politique sans précédent.
Dans ce documentaire nous avons choisi de raconter comment le pouvoir en place réagit durant les événements.
– Que s’est il passé au sommet de l’état pendant ces semaines cruciales ?
Surprise, incompréhension, erreur d’analyse, différents entre Matignon et l’Elysée, faille entre Georges Pompidou, Premier ministre
et le Général de Gaulle.
Ce récit nourri d’images d’archives s’appuie sur les témoignages des principaux acteurs de l’époque.
/ générique
Un film de Patrick Rotman
Réalisé par Virginie Linhart et Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage David Korn-Brzoza
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 1998
L’ODYSSÉE DU COUREUR DE FOND
Demi-fond, fond ou marathon, la course à pied est aussi ancienne que l’humanité. À l’aide d’archives souvent inédites, J.C. Rosé montre ici comment les plus grands champions ont couru au rythme des convulsions du 20e siècle : guerres mondiales, socialisme, émergence de l’Océanie puis du tiers-monde…
Mille cinq cents à 3 000 mètres (le demi-fond), 5 à 10 kilomètres (le fond), 42 kilomètres (le marathon), telles sont les distances avalées par les coureurs de longues distances. Depuis l’Antiquité grecque, leur discipline est reine. Au-delà de l’exploit, ces grands arpenteurs de la Terre nous révèlent également l’idée que les hommes se font d’eux-mêmes et de la société dont ils sont issus.
Dans le film de Jean-Christophe Rosé, petite et grande histoire alternent, se répondent et s’éclairent à travers la vie des grands champions qui ont marqué l’univers de la course de fond : le Finlandais Paavo Nurmi, le Tchèque Emil Zatopek, l’Australien Ron Clarke et l’Éthiopien Abebe Bikila. C’est autour de ces quatre grands que s’articulent les quatre saisons du film : neige, pluies d’automne, printemps océanien, soleil.
Ce film est entièrement composé de documents d’archives souvent inédits. Il s’agit d’athlétisme et, plus précisément, de la course de fond et de son histoire au 20e siècle.
Au-delà de l’idée première d’une histoire des coureurs de fond dans le contexte de leur pays d’origine se dessine l’idée d’un grand voyage de la neige vers le soleil, conduit par les milliers de pas de ces grands arpenteurs à la surface de la Terre. Le coureur de fond y devient le révélateur de ces mouvements du nord vers le sud, de l’est vers l’ouest, de l’Atlantique vers le Pacifique et le tiers-monde, qui sont la marque de notre siècle planétaire. Deux jambes qui foulent la cendrée…
L’essence du bipède, c’est la course. Parce qu’elle est constitutive de l’homme, cette activité nous en dit long sur l’osmose d’un sol et d’une culture, sur un pays et son histoire. 17 records mondiaux, 9 titres olympiques aux JO de 1920, 1924 et 1928 : le Finlandais Paavo Nurmi est le premier dieu des stades.
Grand Prix du Festival du film d’histoire de Pessac
Prix du Meilleur montage au FICTS de Milan
/ presse
:: Remarquable ! À l’instart d’un grand couturier, le réalisateur habille chaque image et lui donne sens pour que l’ensemble se tienne impeccablement. Puis il lui donne corps et vie à la fois pour un commentaire d’une extrême précision, d’une grande beauté littéraire, mais aussi grâce à une bande-son qu’il travaille avec des bruiteurs et des illustrateurs sonores. Télérama
:: Un souffle épique porte ce film entièrement composé d’archives rares et passionnantes. Un montage virtuose de Cécile Coolen. Le Monde
:: Jean-Christophe Rosé signe encore une fois un documentaire intelligent et passionnant. On revoit avec délectation les foulées mythiques, on savoure le texte percutant et nourri, les images d’archives foisonnent, les musiques sont choisies avec beaucoup de soin. Un pur bonheur. Le Point
/ générique
Un documentaire de Jean-Christophe Rosé
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Cécile Coolen
Image Georges de Genevray
Son Philippe Sorlin
Avec la participation de La Sept Arte
© Kuiv Productions 1997
VICHY ET LES JUIFS
LES DOSSIERS DE L’HISTOIRE
Avec les interventions de Serge Klarsfeld, de Jean-Pierre Azema et d’Henri Rousso.
1940 : la guerre éclair, la ruée des chars, un pays s’effondre.
Le 25 juin 1940, l’armistice divise la France en deux, livrée au Nord à l’occupation allemande. Paris, ville ouverte, voit sur la Tour Eiffel se dresser le drapeau du Reich.
Les Juifs de France seront la première cible, tant dans la zone occupée où est appliquée la politique raciale du Reich, que dans la zone libre où la Révolution nationale prônée par le maréchal Pétain permet l’instauration d’un antisémitisme d’État.
En France, à la veille de la guerre, on dénombre environ 300.000 Juifs, divisés en deux groupes bien distincts :
– 150.000 « Israélites » citoyens français
(bourgeois et professions libérales)
– 150.000 « Juifs » étrangers
(majoritairement en bas de l’échelle sociale)
Ces derniers seront les victimes privilégiées de Vichy.
/ presse
:: Exemplaire. Précis, clair et argumenté, ce documentaire
permet non seulement de comprendre les différentes
étapes qui ont conduit à la déportation de 75 000 juifs,
mais aussi de décrypter les rapports de force entre le
gouvernement de Pétain et les représentants de Hitler.
L’histoire n’est jamais simple, encore moins
manichéenne, P.Rotman le rappelle et le rappelle bien.
Télérama
:: Une accumulation d’images et de faits irrécusables qui
parlent d’eux-mêmes et que commentent sans passion
partisane l’avocat Serge Klarsfeld et l’historien
Jean-Pierre Azema. Télé Obs
:: S’appuyant sur de nombreuses archives (dont des
documents rares) et les analyses d’historiens, les
auteurs brossent avec précision l’engrenage de cet
antisémitisme d’état. Le Monde
/ générique
Un film écrit par Patrick Rotman
Réalisé par Virginie Linhart et Patrick Rotman
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage David Korn-Brzoza
Son Jean-Pierre Fougères
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 1997
GEORGE ORWELL
George Orwell, de son vrai nom Eric Blair, fut tour à tour jeune collégien, bourgeois brimé, petit fonctionnaire de police de sa gracieuse Majesté en Birmanie, travailleur saisonnier et vagabond en Angleterre, laveur de vaisselle en France…
Mais aussi engagé aux cotés des républicains pendant la guerre d’Espagne, et enfin écrivain de deux chefs d’oeuvre :« La ferme des animaux » et « 1984 ».
N’ayant jamais renié ses convictions socialistes, Orwell ne cessa de les confronter dans ses oeuvres aux pires déviations auxquelles elles pouvaient mener à gauche comme à droite.
Dans la vie comme dans la pensée et les écrits d’Orwell, cohabitent en permanence espoir et lucidité. « 1984 » sert de support et de leitmotiv tout au long du documentaire, où s’imbriquent en permanence les adaptations audiovisuelles du livre et leur parallèle avec la vie de George Orwell.
/ presse
:: Un portrait habilement illustré d’un écrivain tourmenté, d’une rare profondeur d’âme et d’une probité éthique certaine. Télé poche
:: Habile mélange d’images d’archives et d’extraits des trois versions cinématographiques de 1984, le documentaire retrace avec sincérité la courte et intense trajectoire de cet homme d’exception, au pessimisme et à l’humanisme incurables. Télérama
:: … D’où la finesse du propos de ce soir, à travers le montage de Christophe Muel et Richard Bois, tramant ce témoignage d’extraits de différentes versions filmées de 1984 et de bandes d’actualité.
Libération
/ générique
Un documentaire de Christophe Muel
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage et musique originale Richard Bois
Image Jean-Pierre Daudet, D. Smith
Son R. Anderson, Benoît Canu
Avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 1997
ONZE FOOTBALLEURS EN OR
L’objectif de ce documentaire est de retracer, à travers l’épopée d’une grande équipe de football, l’histoire de la Hongrie des années 50 et de l’insurrection de 1956.
En effet, entre 1950 et 1956, l’équipe Nationale de football de Hongrie, quasi imbattable, devint l’emblème de tout un peuple et rappela à l’occident l’identité d’une nation qui n’acceptait pas d’être ravalée au rang de démocratie populaire. Certes, cette équipe fut aussi la chose d’un régime.
Mais au-delà des rapports toujours intéressants et intéressés du sport et de la politique, combien plus complexes, ambigus et riches apparaissent les liens tissés entre un peuple et ses champions qui soudain en deviennent l’expression.
Cette double appartenance les rendent emblématiques de l’histoire de leur pays dans toute sa complexité.
/ presse
:: Comment dire en quelques mots la richesse de ce documentaire à l’écriture ciselée comme un diamant, comment expliquer le prodigieux travail de recherche, de choix et de montage des archives, comment souligner l’intérêt des différents témoignages, sinon en affirmant qu’on est là en présence d’un joyau ? Télérama
:: Ce documentaire est un formidable témoignage. Les mots de ces joueurs aujourd’hui âgés où se mêlent l’émotion des instants grandioses et tragiques restent des séquences d’une force rare.
L’Humanité
:: Le documentaire de Jean-Christophe Rosé montre bien – notamment avec les témoignages de cinq joueurs de l’époque – le lien d’amour qui s’est noué entre une population et une équipe qui s’est disloquée dans la tourmente de l’insurrection de novembre 1956. Le Monde Télévision
/ générique
Un documentaire de Jean-Christophe Rosé
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Cécile Coolen
Image Gabor Sandor
Avec la participation de France 3
©KUIV Productions – 1996
LE DESTIN DE LASZLO RAJK
LE SOMBRE DESTIN D’UN APPARATCHIK.
En mai 1949, Laszlo Rajk, alors ministre des Affaires étrangères de la Hongrie communiste, est arrêté. Condamné à mort à l’issue d’un procès retentissant le 22 septembre 1949, il sera exécuté.
Près d’un demi-siècle plus tard, on ne connait pas encore l’exacte vérité. Une seule certitude : Rajk et ses co-accusés étaient totalement innocents des crimes qu’ils avouèrent devant le tribunal.
Ce documentaire a d’abord pour objet de reconstituer la mécanique du premier grand procès stalinien de l’après-guerre, d’en restituer le contexte, d’en dégager les causes, et surtout d’en expliciter la fonction.
Cependant, au-delà de la monstruosité glaciale d’une machine à éliminer – dont le fonctionnement interne échappe à toute logique -, l’affaire Rajk
est aussi une sombre tragédie, au sein de laquelle se brisent les volontés, où se dilue toute humanité.
En effet, c’est le meilleur ami de Rajk, Janos Kadar, compagnon de résistance, qui se rendra dans sa cellule pour lui extorquer des aveux.
Le destin de Rajk concentre tout le drame hongrois de l’après-guerre. Sa réhabilitation et ses funérailles à l’automne 1956 seront le prélude de l’insurrection hongroise.
Son fils, Laszlo, présent à cette cérémonie, s’imposera comme l’un des chefs de file de l’opposition démocratique.
/ presse
:: Un documentaire fort intéressant qui rappelle la noirceur de la période stalinienne, où opposants
et militants communistes pouvaient connaître le même sort, et qui démonte les rouages d’un
système aberrant. Le Parisien
:: L’histoire de Rajk vue à la manière d’un thriller, mélangeant habilement les images d’époque et
les témoignages. Le Républicain Lorrain
:: Un récit hallucinant d’un des plus odieux procès
de Moscou. On demeure effaré devant la monstrueuse
machine à tuer l’âme et le corps que constitue le
communisme. Des archives impressionnantes du
plus haut intérêt. A ne pas manquer ! Le Figaro
/ générique
Un documentaire de Patrick Rotman et Jérôme Kanapa
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Chantal Quaglio
Son Patrick Belz, Roger Torregrosa, Laslo Palinkas
Avec la participation de La Sept/Arte
© Kuiv Productions 1996
LECLERC LE LIBÉRATEUR
Relevant l’écrasant défi de juin 1940, de Gaulle ne pouvait aboutir sans le concours d’hommes d’exception : au premier rang d’entres-eux surgit Philippe de Hauteclocque, qui choisit en juillet 1940 de s’appeler LECLERC.
Une telle vie défie la vraisemblance.
En 1940, officier imbu de la plus stricte tradition militaire, il choisit, pour sauver l’honneur de son pays, de rompre avec l’armée qu’il révère. Il libère le Cameroun à bord d’une pirogue, prend la citadelle de Koufra avec des forces dix fois inférieures à celles des défenseurs.
Il jure alors de libérer Strasbourg, se jette à travers le Sahara pour faire la jonction avec la fameuse VIII armée anglaise de Montgomery, l’aide à vaincre Rommel en Tunisie, passe en Angleterre, se jette sur la Normandie, libère Paris puis Strasbourg.
Et comme emporté par un irrésistible élan, grimpe à Berchtesgaden au nid d’aigle d’Adolph Hitler avant de tenter en Extrême-Orient de prévenir la guerre coloniale et de tomber foudroyé à 45 ans dans le ciel d’Afrique.
Un tel homme a bien vécu et en notre temps.
Jean Lacouture, Jean-Christophe Rosé et George Buis ont tenté de le faire revivre par le témoignage de ses compagnons et de ses intimes.
/ générique
Un documentaire de Jean-Christophe Rosé,
Jean Lacouture et Georges Buis
Produit par Michel Rotman et Marie Hélène Ranc
Montage Henri-Claude de la Casinière
Musique originale Alan Shearer
Image Jean-Pierre Daudet
avec la participation de France 3
© Kuiv Productions 1994
PIERRE MENDÈS-FRANCE
Quel nom, dans notre histoire contemporaine, éveille autant d’échos, pour avoir été si brièvement associé à l’exercice du pouvoir ?
De sa gloire, on dirait qu’elle est faite d’une puissante nostalgie, et que ce nom de MENDES, dans le langage courant, exprime ce qui aurait dû être plus encore que ce qu’il a été.
Voici un homme qui n’a exercé l’autorité de l’Etat que quelques semaines en 1938 sous l’égide de Léon Blum, puis de 1943 à 1945 dans la mouvance de Charles de Gaulle, et huit mois en 1954 et 1955 au sommet des responsabilités et a su néanmoins s’imposer comme le symbole d’une conception de la vie publique, démontrant que l’action politique n’est pas avilissante par nature, ni le pouvoir pervers par essence.
L’histoire de Pierre Mendès France, homme d’Etat français du XXe siècle, pose dans la plénitude les problèmes de la signification du “métier” politique, de la fin et des moyens et des rapports entre la morale et l’exercice d’un mandat public.
– A quoi tend l’homme politique ?
– A l’efficacité immédiate ou au témoignage pédagogique ?
– Si l’action est bien sa fin, faut-il admettre qu’elle implique la transaction, condition de sa durée ?
Il se trouve en tout cas qu’un certain gouvernement, confronté en 1954 aux urgences dramatiques de la guerre d’Indochine, de la paralysie tunisienne, de l’immobilisme européen, a donné au peuple français le sentiment que toute action n’est pas vaine, que tout consensus n’est pas inaccessible, que toute politique n’est pas sale.
Écrit et réalisé par Jean-Christophe Rosé, Jean Lacouture et Jean Daniel
Kuiv productions 1993
en Coproduction avec France 2
/ presse
:: Ce travail allie la pédagogie à l’émotion, la forme du documentaire est simple mais subtile, le commentaire clair, les archives apportent leur indispensable magie. Enfin, les témoins, glorieux et variés, aèrent ce film d’admiration, qui procède, avec talent, probité, à une panthéonisation critique.
Télérama
:: L’hommage de Jean Daniel et de Jean Lacouture est une opportune leçon de choses politique.
Le Monde Télévision
:: Pas d’anecdote, d’image indiscrète, de pittoresque privé. Et, rarement comme la télévision nous les donne, une proximité, une chaleur, presque une amitié chuchotée : un portrait à la fois fervent et précis. L’émotion ici naît de sa retenue même. On ne pouvait trouver ton plus juste pour faire revivre ce solitaire à l’action politique. Le Figaro
:: Un film passionnant ! L’Express
:: Une page d’histoire à ne pas manquer.
Famille Chrétienne
